[Besançon] Répression à l’université : Les deux derniers inculpés pour l’action au conseil d’administration libérés ! [Mise-à-Jour 16 février 2017]

Mise-à-jour jeudi 16 février 2016:

Vers 13h, les deux derniers camarades arrêtés ont été libérés, après 48h de garde-à-vue. Celle-ci a été prolongée pour le motif de « violence sur agents ». Toutes les personnes inculpées sont ressorties libres sans contrôle judiciaire mais pour certaines d’entre elles, des convocations chez les flics sont malheureusement à prévoir.

L’AG de ce midi a voté pour les démissions du président de l’UFC Jacques Bahi et du doyen de la faculté de lettres André Mariage: ces deux représentants de la bureaucratie universitaire, qui sont les premiers responsables de l’austérité à la faculté de lettres, ont déposé de nombreuses plaintes et assurent des conseils disciplinaires aux étudiantEs effrontéEs qui osent lutter contre la mise à mort de l’UFR SLHS. Pour vendredi 17 février, un appel à la grève a été lancé parmi les profs et une manif est prévue pour 10h dans la cour du bâtiment de la faculté des lettres.

Faisons bloc contre la répression! Solidarité avec touTEs les inculpéEs !

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Hier, mardi 14 février, 19 camarades (et non 18) ont mené une belle action : empêcher le conseil d’administration de l’université de voter la mise en place de la sélection à l’entrée en master. Cette mesure n’avait pas été débattue avec les étudiant.e.s, presque pas informé.e.s. Le but de l’action était de retarder ce vote pour que le débat ait lieu. Le CA ne s’est pas tenu, bravo aux camarades !

Mais une victoire contre des salauds, appelle souvent une réponse dégueulasse. Mr Bahi et ses sbires se sont montrés vicieux, malhonnêtes, et la police s’est fait un plaisir de tabasser et d’embarquer nos camarades. Aujourd’hui les 19 camarades ont encore passé toute la journée dans les cachots de l’état policier. En fin d’après-midi, certain.e.s d’entre elles et eux ont été libéré.e.s après 24h d’enfermement nauséabond, au milieu de ces mauvaise fréquentations que sont la flicaille.

Mais la garde à vue de deux de nos camarades a été prolongée à 48h, sous prétexte qu’ils seraient « les meneurs ». En réalité, parmi les 19 militant.e.s arrêté.e.s, on pouvait compter exactement 19 meneurs. S’organiser sans chef.fe.(s), voilà qui déroute les instances autoritaires de l’université, de la « justice » et de la police ! Mais qu’à cela ne tienne : ils en inventent…

Deux de nos camarades sont toujours enfermés ! Nous poursuivons notre mobilisation de soutien devant le commissariat de la gare d’eau. Rendez-vous dès 8h, comme hier.

Deux qui restent enfermés, c’est deux de trop !

Nous exigeons la libération immédiate de nos deux camarades injustement détenus,
le retrait de toute sanction, judiciaire ou universitaire,
et la démission de l’infâme Bahi.

[Besançon] Répression à l’université : Liberté pour nos camarades !

Plusieurs personnes ont annoncé qu’elles seraient présentes ce jeudi 16 février 2017 dès 8h devant le commissariat de la Gare d’Eau. Une AG se tiendra à 10h à la fac puis nous y rejoindra.

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Liberté pour nos camarades !

Ce mardi 14 février, le conseil d’administration de l’université devait voter la sélection à l’entrée en master (impliquant un renforcement de la compétition et un lourd désavantage pour les étudiant’s précaires).

Une vingtaine de nos camarades, en grande partie membres de l’AMEB Solidaires Étudiant-e-s, ont décidé de bloquer le conseil d’administration de l’université, pour obtenir un report du vote et avoir le temps d’informer les étudiant’s sur le danger d’une sélection en master.

Cette action, déterminée mais pacifique, a dégénéré de la part de la police. En effet, c’est une quarantaine de CRS en tenue de combat qui sont venu’s déloger vingt étudiant’s dépourvu’s d’intentions belliqueuses.

Nos camarades ont trouvé un accord avec la police pour sortir des locaux dans le calme… mais ont en fait subi, très gratuitement, une violente charge policière. Après un déluge de coups de matraque, iels ont été menotté’s, emmené’s au commissariat et placé’s en garde à vue.

Des plaintes abusives pour séquestration ont été déposées à leur encontre, alors que c’est la direction elle-même qui a « séquestré » le CA, en l’enfermant dans sa propre salle de conseil ! Ainsi que des plaintes pour « rébellion » envers deux personnes qui ont osé se défendre à mains nues contre les matraques…

Un rassemblement de soutien s’est aussitôt mis en place devant le commissariat, et 70 personnes (dont un membre du CA, choqué de découvrir la violence policière) ont clamé, pendant plus de trois heures, leur solidarité avec les enfermé’s et leur refus des méthodes policières.

Nous exigeons la libération immédiate de nos camarades, l’abandon de toutes les poursuites engagées à leur encontre, et la démission de la présidence de l’université.

Nous appelons à poursuivre cette mobilisation de soutien, par un rassemblement dès demain matin. Rendez-vous
ce MERCREDI 15 FÉVRIER à 8h
devant le commissariat de la gare d’eau

 

***** (communiqué de l’AMEB) *******

Communiqué de l’AMEB Solidaires étudiant-e-s suite à la mise en garde à vue de camarades membres ou proches du syndicat.

Liberté et abandon des poursuites envers nos camarades !

Aujourd’hui devait se tenir le Conseil d’Administration devant voter la sélection à l’entrée en master (impliquant un renforcement de la compétition entre élèves, un désavantage envers les précaires…) ; en bref, la fin d’une université ouverte à tou-te-s.

Une vingtaine de nos camarades, proches ou membres de l’AMEB Solidaires Étudiant-e-s, ont alors décidé de bloquer le CA, pour obtenir un report du vote et permettre d’informer les élèves sur le danger d’une sélection en master.

Cette action, qui se voulait pacifique et non-violente, et qui n’avait pour but que la lecture d’un communiqué et la non-tenue du CA, a dégénéré à l’arrivée des policiers, appelés par la direction de l’Université.

Nos camarades ont alors subi de fortes violences policières, et ont été sortis menottés de la salle du conseil avant d’être emmenés en garde à vue, alors qu’ils et elles demandaient simplement le report du CA.

Pire : des plaintes pour séquestration ont été déposées à l’encontre des militant-e-s, alors que ce fut la direction elle-même qui séquestra le CA, en l’enfermant dans sa propre salle de conseil ! Ces plaintes sont abusives.

Nous exigeons la libération immédiate de tou-te-s nos camarades, et l’abandon de toutes les poursuites engagées à leur encontre.

Militer pacifiquement pour une université de qualité et ouverte à tou-te-s ne doit pas être un crime !

Nous revendiquerons encore et toujours une université publique, gratuite, critique et populaire !

[Besançon] Logements abandonnés : aidons-les à trouver de nouveaux habitant.e.s !

[En écho à l’ouverture d’un squat rue Denfert-Rochereau au début du mois de décembre à Besançon, occupé majoritairement par des migrant.e.s]

2017-01-15-09-57-18Entre un logement et ses habitants, c’est une histoire d’amour qui se noue au quotidien. Votre logement, c’est un peu comme si il faisait partie de la famille… Hélas, de trop nombreuses personnes oublient leurs devoirs envers leurs logements et les abandonnent lâchement, sans se soucier de leur sort.

Ainsi en France, c’est près d’un logement sur huit qui se trouve actuellement en situation d’abandon, sans chauffage ni paillasson. Quelle honte ! Des propriétaires n’hésitent pas à mettre un tour de clé en partant, ce qui ôte au logement tout espoir d’être occupé par d’autres personnes. D’autres les laissent simplement béants, vides et désolés.

Les squatteurs vont bénévolement à la rencontre des logements abandonnés pour leur apporter un peu de chaleur humaine. Ils les adoptent afin de prendre soin d’eux. Lorsque ce n’est pas possible, ils essaient de les aider à trouver de nouveaux humains pour les habiter.

Parfois la réadaptation est difficile : beaucoup d’entre eux n’ont plus d’eau, plus d’électricité. Certains souffrent de vétusté, ou du syndrome des voisins méfiants. La plupart ont perdu tout ameublement. Leur boîte aux lettres est étranglée par les prospectus, leurs fenêtres sales ne laissent plus passer le soleil.

Heureusement, à force de patients travaux, ces troubles vont disparaître. Le logement retrouve peu à peu sa gaieté et sa joie de vivre. Nos équipes suivent pas à pas les progrès des appartements et maisons adoptés ; au bout de quelques mois, 80 % des habitants se déclarent satisfaits de l’état de leur nouveau logement.

Vous aussi, adoptez un logement abandonné !

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Au cœur de notre mission, un nouveau projet : l’opération « Des migrants pour les logements vides »

Le mouvement des squatteurs a toujours concerné les publics les plus disposés à adopter des logements. Saluons au passage la générosité des SDF, qui sont nombreux et très impliqués dans le secours aux logements abandonnés. Anarchistes, punks et étudiants pauvres ne sont pas en reste et participent activement à cette grande cause.

Aujourd’hui, les migrants constituent un nouvel espoir pour nos petits protégés. En effet, de nombreux migrants rencontrent des obstacles pour obtenir un logement auprès des autorités ou dans le parc de la location privée. Ils sont donc particulièrement intéressés par le système d’adoption mutuelle que nous promouvons.

Si vous connaissez des migrants désireux d’adopter un logement, parlez-leur de notre projet. Et bien sûr, si vous remarquez un logement en situation d’abandon, signalez-le nous sans tarder ! Nous nous occuperons de les mettre en relation, soutiendrons les migrants dans leurs démarches d’adoption, et accompagnerons leurs travaux de remise en état des logements.

Ensemble, donnons une nouvelle chance aux logements abandonnés. Merci pour eux.

Ils sont arrivés près de chez vous…

Au sujet de l’implantation des catholiques intégristes de la « Fraternité Saint-Pie X » au cœur de la boucle.

spxLorsqu’on parle de fanatisme religieux aujourd’hui, beaucoup se figurent DAESH et les islamistes radicaux: ces assassins qui frappent aux quatre coins du monde, de l’Irak au Mali pour « venger Dieu des mécréants ». Ces soldats du Sacré voient aussi l’Occident « impur et décadent » comme une cible de choix pour semer la terreur parmi la population. Mais toutes les religions ont leurs extrémistes qui usent de la violence pour faire régner la terreur au nom du Ciel.

Pourtant, d’autres fanatiques religieux existent et, même si on entend beaucoup moins parler d’eux, ils ont toujours été ancrés sur le territoire national. Leur présence n’y est pas moins néfaste. Parmi les divers courants présents chez les catholiques, on retrouve la société de prêtres catholiques traditionalistes appelée « Fraternité Sacerdotale St-Pie X », fondée en 1970 à Mezingen (Suisse) qui se réclame de Monseigneur Lefebvre et regroupe en son sein les intégristes qui rejettent le Concile Vatican 2 de 1965. Ce texte de l’Église, qui marque l’abandon entre autre du prosélytisme religieux et adopte l’œcuménisme (unité et dialogue entre chrétiens : catholiques, orthodoxes et protestants), est avant tout une réflexion interne propre aux catholiques qui pour nous n’a pas vraiment d’importance, si ce n’est qu’elle nous permet de comprendre de manière un peu plus approfondie l’organisation intégriste St-Pie X.

Aujourd’hui, cette organisation milite contre la contraception, l’avortement, le mariage gay et plus généralement l’homosexualité… Régulièrement, elle s’accapare la rue pour prier, la plupart du temps contre l’accès à l’IVG, sous la bienveillance des autorités (que ce soit lors des rosaires « SOS TOUT-PETITS » ou lors de l’évacuation de l’église Sainte-Rita à Paris en août 2016, bâtiment occupé par des militant-e-s d’extrême-droite, lors de laquelle un néonazi qui faisait le service d’ordre a violemment agressé un passant). De plus, ces cul-bénis exercent une pression sur le personnel médical qui pratique les avortements, tout comme sur les femmes qui cherchent à y avoir accès. Leurs intimidations vont jusqu’à des opérations commandos dans les centres hospitaliers et des menaces physiques envers les personnels soignants. Au nom de leur divinité, ils imposent leur logique de reproduction aux femmes, y compris celles qui sont victimes de viol (pour ces réacs, si une femme se fait violer, elle est jugée autant responsable, voire davantage, que le prédateur sexuel lui-même), en les dissuadant d’avorter. Vis-à-vis des hommes et de la société, la femme se doit d’être dévouée, servile et un moyen de procréer (« le plaisir, c’est pêché »). Ils se sont illustrés aussi en menant des campagnes de sabotage de distributeurs de préservatifs, ou encore d’expositions artistiques qu’ils jugent « blasphématoires ». Pour résumer, ces intégristes à la logique destructrice s’opposent à nos libertés (sexuelles, de mœurs…) acquises grâce aux luttes passées (que le mouvement de Mai 68 a clairement participé à amorcer).

Si l’on revient sur l’histoire des intégristes de la Fraternité Saint-Pie X, on peut constater que leurs prédécesseurs ont protégé d’anciens collaborateurs du régime nazi : Paul Touvier, milicien recherché après 1945 pour « crimes contre l’humanité », a été caché par « l’ordre des chevaliers de Notre-Dame » jusqu’en mai 1989, date de son arrestation dans le prieuré St-Joseph de Nice et Jean-Pierre Lefevre, secrétaire général de la Fraternité Notre-Dame-de-la-Merci et ancien de la Division « Charlemagne » (Waffen-SS), finançait la cavale du collabo Touvier. Tout naturellement, ce sont aussi des nostalgiques du régime de Pétain, puisqu’ils se rendent chaque année sur l’île d’Yeu pour se recueillir sur sa tombe. Le 22 septembre 2007, l’abbé de Cacqueray « compare le combat du maréchal Pétain pour la France à celui de Mgr Lefebvre pour l’Église. ». On peut aussi se remémorer les propos antisémites et négationnistes à la télévision suédoise le 1er novembre 2008 d’un des quatre évêques de la FSSPX, Richard Williamson : « Je ne crois pas qu’il y ait eu des chambres à gaz. Je crois que 200 000 à 300 000 juifs sont morts dans les camps de concentration, mais aucun dans des chambres à gaz ». La liste est bien top longue pour répertorier tous les propos répugnants de ces culs-bénis. Il s’agit juste d’en donner un petit aperçu général.

Si on prend le temps de revenir sur cette organisation catholique, c’est bien parce qu’elle vient de racheter pour la somme de 270.000 euros une ancienne chapelle (appelée « chapelle des Visitandines ») qui servait encore il y a peu d’amphis pour la faculté de lettres de Besançon. Pour ces partisans du « droit naturel » – comprendre la loi de leur Dieu – et d’une « France catholique », ce bâtiment situé dans le centre-ville (au 5, rue Sarrail), sera destiné à la pratique de leur culte et à la diffusion de leur idéologie moisie. Ceci marque une nouvelle étape quant à leur volonté de gagner en visibilité et en influence (ou plutôt en nuisance) à Besançon, puisqu’ils ont également domicile au 14, rue Lyautey dans le quartier Saint-Claude. A l’annonce de l’acquisition de leur nouveau lieu au début de l’été 2016 en plein cœur de Besançon, la riposte ne s’est pas faite attendre : des anonymes déterminés sont allés signifier leur hostilité à ces moralisateurs en soutane par du sabotage et des slogans antifascistes et anti-religieux inscrits à la peinture sur leurs façades, au centre-ville comme à Saint-Claude. Depuis, ils ont opté pour l’installation d’une caméra filmant l’entrée principale de la chapelle. Cependant, en ce début de mois de décembre, il semblerait qu’ils n’aient pas encore trouvé les fonds nécessaires pour réaliser les travaux de réhabilitation.

En Franche-Comté, la société de prêtres intégristes est présente un peu partout : à Cressia et aux Rousses dans le Jura ; à Cravanche dans le Territoire-de-Belfort ; elle a aussi pignon sur rue dans la capitale bourguignonne au 4, rue Pierre Thévenot (Dijon).

Leur implantation ne peut laisser personne indifférent, car leur ordre moral est incompatible avec la liberté et l’émancipation de tout individu.

Alors voisin-e-s, habitant-e-s du quartier ou non, tenez-vous informé-es et rejoignez-nous pour marquer votre refus face à ces fanatiques en soutanes !

[Les fachos : mieux les connaître pour mieux les combattre] La Dissidence Française

C’est quoi?

Créée en 2011 par Vincent Vauclin (écrivain néo-nazi), la Dissidence Française est un mouvement politique d’extrême droite, monté en association, qui est déjà implanté dans 15 villes en France : Besançon, Belfort, Aurillac, Tours, Paris, Calais, Cambrai, Strasbourg, Lyon, Reims, Narbonne, Rouen , Chantilly, Brest et Saint-Brieuc.

Pour communiquer, le groupe se sert énormément des réseaux sociaux, notamment de Facebook, ce qui lui permet à la fois de toucher un public élargi et de créer des liens entre ses militant.es. Chaque groupe peut ainsi rendre ses actions publiques, les partager avec les militant.es des autres villes et les inciter à en faire autant.

Ce travail en réseau favorise aussi les rapprochements avec d’autres groupuscules d’extrême droite, donne de l’émulation, et leur permet certainement de se sentir fort.es et moins isolé.es en s’organisant ensemble. Illes s’inspirent du mouvement fasciste PEGIDA (pour Patriotische Europäer gegen die Islamisierung des Abendlandes ce qui signifie en français « Patriotes Européens Contre l’Islamisation de l’Occident ») en Allemagne, qui a surtout eu de l’écho dans la presse et dans les villes de l’est du pays outre-Rhin.

Quelles idées puantes propagent-illes?

La Dissidence Française revendique un fascisme assumé ! Sur leur site internet officiel, un point d’honneur est mis à préciser que leur doctrine « emprunte au nationalisme contre-révolutionnaire, au néo-fascisme, à l’ethno-différentialisme et au traditionalisme ». Ces idées sont détaillées ensuite, dans un programme politique (24 pages c’est long à lire jusqu’au bout!), parce qu’illes entendent bien prendre le pouvoir un jour..

Leur objectif principal est de renvoyer toute personne étrangère extra-européenne, présente sur le territoire français, dans son pays d’origine et d’empêcher toute personne migrante d’entrer sur le territoire. Des mesures radicales sont annoncées : fermeture des frontières, expulsions systématiques des étranger.es en situation irrégulière, suppression du droit d’asile, retrait de la nationalité française ou du droit de séjour pour les étranger.es ou binationaux ayant commis un crime ou un délit dans les 10 dernières années, etc…

La Dissidence Française veut aussi supprimer le droit du sol et garder uniquement le droit du sang. Cette proposition de loi se veut rétroactive mais, bien entendu, ne précise pas sur combien de générations il faudra remonter pour déterminer la nationalité de quelqu’unE…

Les seules personnes qui pourront faire exception à cette règle sont celles qui, selon leurs critères, ont servi la nation par des faits militaires, et sont donc assez patriotes, assez amoureux de la France.

Pour parvenir à leurs fins, et vivre dans un village de gaulois méritants, les militant.es de la Dissidence Française veulent monter un gouvernement dit « provisoire » en donnant les pouvoirs policiers aux militaires histoire que tout le monde soit bien gardé ! Provisoire de combien de temps? Encore une fois, aucune précision n’est donnée ! De toute manière, il n’ y a pas besoin de lire entre les lignes pour comprendre que la Dissidence Française a pour projet de faire un putsch militaire et ainsi instaurer une dictature fasciste, en mettant l’ensemble de la société au pas et en écrasant toutes velléités de révolte !

La Dissidence Française en Franche-Comté

La Dissidence Française est apparue récemment en Franche-Comté : le groupuscule existe publiquement, à travers sa page Facebook, depuis le 18 juillet 2016 à Besançon, et depuis le 22 septembre 2016, à Belfort.

Le responsable de la Dissidence Française de Besançon est le président-fondateur de l’Unité Nationaliste Identitaire Patriote (UNIP), Florent Pierrick Baumer. Créée en juin 2015, l’UNIP a pour objectif de rassembler des groupes et des partis d’extrême droite de différentes tendances, pour former un front commun. Ses membres « exigent une lutte sans relâche contre les lobbies, le repli, l’invasion migratoire et religieuse, les guérilleros gauchistes et no-border, la judéo-maçonnerie, les anarchistes et plus généralement des « citoyens du monde ». A part ces amalgames déroutants, aucun programme politique n’est proposé pour l’instant, mais ce groupe mérite aussi une vigilance particulière.

Le nombre de militant.es de la Dissidence Française est réduit en Franche-Comté. Pour l’instant, ils ont revendiqué deux « actions » publiquement sur leur site officiel dans le cadre de leur campagne nationale contre l’immigration.

A Besançon un collage a été fait en septembre avec des affiches « REMIGRATION » et des autocollants « I ♥ Fascism », et autres slogans absurdes.

Au mois d’octobre, le groupe belfortain a déployé une banderole « REMIGRATION » sur un pont au dessus de l’autoroute. Bien que pour l’instant ce « mouvement  » soit encore à ses débuts à Besançon, il est important de les empêcher d’agir et de les combattre partout où nous luttons, Alors que les néo-pétainistes catholiques de la Fraternité Saint-Pie X viennent d’acquérir un bâtiment en plein centre-ville de Besançon, il est urgent de rester sur le qui-vive quant aux éventuelles connections que ces deux groupuscules fascistes pourraient établir localement.

A suivre …..

[Besançon] Compte-rendu du rassemblement pour la famille Traoré

Environ trente personnes se sont rassemblées dans la soirée de ce mercredi 14 décembre au centre-ville de Besançon pour manifester leur soutien aux proches d’Adama Traoré, tué par la police en juillet dernier dans le quartier Boyenval de Beaumont. Suite à un rassemblement devant le conseil municipal de Beaumont-sur-Oise pour demander des comptes aux politiques, deux de ses frères (Youssouf et Bagui) sont incarcérés en détention préventive depuis plusieurs semaines. Les autorités tentent de faire payer la mobilisation des proches pour la mémoire d’Adama et contre les meurtres policiers, comme la plainte déposée par la maire de la ville contre la soeur d’Adama nous l’a montrée.

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Ce 14 décembre était aussi la date de leurs procès, qui a été rendu tard dans la nuit. On attendait très peu du verdict, mais il a suffi à renforcer notre colère contre les agissements des forces de l’ordre: huit mois de prison ferme avec mandat de dépôt et une interdiction de se rendre dans son quartier pour Bagui, et quatre mois de prison aménageables pour Youssouf. Par ailleurs, ils sont tous deux sommés de verser 7400 euros aux assassins de leur frère! L’Etat montre une fois de plus son vrai visage; celui de l’assassin droit dans ses bottes, qui condamne les pauvres à arrondir les fins de mois de ses plus zélés serviteurs.

Peu après le rendu du jugement, la colère provoquée par cette décision de la justice bourgeoise et raciste s’est étalée sur les murs du centre-ville [photos trouvées sur les réseaux sociaux].

Stop à l’acharnement de l’Etat contre la famille Traoré ! Flics,gendarmes hors de nos vies !

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