[Besançon] Mobilisation contre la baisse des APL – Samedi 9 décembre 2017 à 14h30 place du 8 septembre

La réduction des APL de 5 €, le projet de les réduire encore de 50 €
impactent les locataires. Et ce sont les plus en difficulté qui sont
touchés.
Les compensations : vouloir baisser les loyers des HLM (sans interpeller le bailleurs privés !) va aboutir à réduire les moyens des offices HLM pour remplir leur mission d’accueillir dans des logement à loyer modéré, construire, entretenir, les domiciles des personnes dont les revenus sont les plus bas.
La suppression de crédits destinés à construire des logements PLAI (les loyers les plus bas), l’obligation prévue que les offices HLM vendent massivement leur patrimoine, etc., tout cela va contribuer à rendre la situation des plus pauvres encore plus difficile.

La CNL Besançon a décidé de relayer l’*appel national* de toutes les
associations et organismes sociaux, logeurs HLM pour le 9 décembre défendre le logement social et les locataires.

Nous appelons à un rassemblement place du 8 septembre à Besançon à 14 h30 le 9 décembre

Nous appelons donc chacun, locataire, associatif, syndicaliste, citoyen, militant à manifester son soutien à un projet solidaire de société dont le logement social devrait être une priorité.

À Besançon,
rassemblement de soutien au logement social
Samedi 9 décembre
Place du 8 septembre, 14 h 30

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[Strasbourg] Manif antifasciste samedi 9 décembre

S’inspirant du squat d’extrême-droite de Lyon, jeudi 23 novembre le GUD local a annoncé sa dissolution afin de former le « bastion social ». Cette association aura pour but de gérer un bar associatif identitaire qui ouvrira Samedi 9 décembre à 15h à Strasbourg, en présence de plusieurs indignitaires nationalistes (de Belgique et de Lyon). Bien que des militants d’extrême-droite soient présents depuis longtemps, ils n’avaient encore jamais pu s’implanter à Strasbourg.

Nous appelons à participer à la marche anti-fasciste prévue simultanément entre 15h et 18h.

Strasbourg est la seconde ville touchée par ce mouvement, aussi
comptons-nous sur une mobilisation d’ampleur pour le stopper.

[Besançon] Résumé de la manifestation du 16 novembre

Le 16 novembre, un peu moins de 500 personnes ont répondu à l’appel d’une journée de grève et de manifestation interprofessionnelle par l’intersyndicale (FO, CGT et SUD) contre les ordonnances Macron, qui précarisent encore un peu plus nos vies.

Le rassemblement était fixé à 11h place Flore.
Après ce rassemblement timide qui peinait à même bloquer le tram, la manifestation s’est élancée vers la permanence du député LREM, Eric Alauzet, en vue de la murer.
Les étudiants accompagnés de quelques libertaires derrière une banderole « on veut une vie riche pas une vie de riche » n’ont pu que constater l’épais cordon de policiers qui protégeait la cossue bâtisse cible de l’action éventée.
Les syndicalistes ont tout de même érigé symboliquement un mur à quelques mètres de la porte sur lequel ils ont écrit « la honte ».
Il n’y a pas de quoi être fier, en effet, du manque de mobilisation, de créativité, de conviction, mais la manifestation s’est déroulée tout de même, pour un retour calme et rapide place Flore et une dispersion sans conviction.
A l’avenir, il est plus que nécessaire de construire un mouvement par la base, en construisant la lutte depuis nos lieux de travail et d’étude, sans se contenter des journées de grève décrétées par les centrales.

Rappelons que l’État et le patronat ne comprennent qu’un seul langage : Grève, blocage, sabotage !

[Besançon] Compte-rendu du 11 novembre anti-militariste

Comme chaque 11 novembre, rendez-vous était donné rue Bersot puis au 11, rue Battant : sous une pluie battante, nous étions une trentaine à réaffirmer notre refus de la logique militariste de l’État et notre opposition à toutes ses guerres, qu’elles soient intérieures comme extérieures. Deux banderoles ont été accrochées sur des grilles de chantier de la rue Battant, affirmant : « Non à toutes les guerres » et « Finir par trouver ça normal – L’état d’urgence pour faire oublier des tas d’urgence ».

Un hommage a été rendu à Lucien Bersot, MORT PAR LA FRANCE (comme tant d’autres, déserteurs et insoumis), fusillé en 1915 pendant la Grande Boucherie pour avoir refusé de porter un pantalon couvert de sang.

Une prise de parole a été faite devant la plaque commémorative installée par l’État, histoire de scander haut et fort « Guerre à la guerre ».

Quizz des fainéants sur la Loi travail II

1) Le nouveau gouvernement a adopté la loi travail par
ordonnance. Que cela signifie-t-il ?

2) Nelson, employé dans le secteur privé avec moins d’1an d’ancienneté, a été licencié abusivement (jugement des
prud’hommes). Il a touché, avant la nouvelle loi travail, l0 800 euros
soit 6 mois de salaires. Combien toucherait-il aujourd’hui?
 12 200 €  5 500 €  1 800 €

3) Depuis le 3 octobre dernier, l’État d’urgence est entré dans le
droit commun. Qui peut dorénavant décider de remettre en cause
notre liberté de circulation, notre droit à l’inviolabilité du domicile ?

4) La famille Dupont possède un patrimoine de 11 millions d’euros:
une maison principale à 1 million, 2 appartements à 500 000 euros
5 millions en placements, 3 millions en comptes et 1 million en
voitures, meubles, bijoux.
Avant la reforme sur l’ISF, elle payait environ 165 000 euros
d’impôt. Qu’en sera t-il dorénavant ?
 100 000 €  52 000 €  14 000 €

5) Combien de personnes sont concernées en 2017 par la fin des
contrats aidés pour les associations, les écoles, les collectivités?
 10 000  50 000  110 000

6) Mireille est en retraite. Avant l’arrivée de Macron au pouvoir,
elle touchait 1 200 euros de pension. Combien touchera t-elle
après le budget 2018 ?
 l 350 €  1 250 €  1 175 €

7) Quel % des inscrits sur les listes électorales a voté pour Macron
au 2ème tour des dernières élections présidentielles ?
 70%  55 %  43%

Les réponses sont au verso du PDF

 

[CATALOGNE] POSITION DES SYNDICATS CGT ET CNT DE CATALOGNE ET D’ORGANISATIONS LIBERTAIRES OU ASSOCIATIVES :

NOUS CHOISISSONS DE LUTTER

Nous, syndicats, organisations et collectifs signataires voulons communiquer aux travailleuses* et à l’ensemble des classes populaires notre position face aux différents événements qui se produisent actuellement dans les rues de nos villes et villages.

Depuis quelques années, nous avons vu comment l’escalade des tensions d’un conflit, déjà ancien, a été exploitée pour rogner les droits fondamentaux de la population. Nous venons d’une tradition syndicale et politique qui, historiquement, a défendu les droits et les libertés de la classe opprimée et qui s’est emparée des rues quand il a fallu lutter pour arracher au pouvoir tout ce qui nous permet d’être les acteurs de notre présent et de notre futur.
Comme libertaires et comme part active du mouvement syndical, populaire et associatif de Catalogne, nous défendons toujours le droit à l’autodétermination des peuples – en commençant par le nôtre – que nous entendons comme un principe de base du confédéralisme, afin de rendre possible la coexistence humaine dans un régime d’égalité. Il est clair pour nous qu’aucune émancipation ne sera possible sans l’étape préalable d’élimination de la structure qui soutient l’inégalité, le capitalisme. Tant qu’il n’en sera pas ainsi, les conditions de vie de la classe laborieuse continueront d’être écrasées par une oligarchie espagnole et catalane qui, au coude à coude, impose contre-réformes du travail et réductions des droits sociaux.

Ceci dit, nous voulons dénoncer la militarisation et la répression que nous impose l’État espagnol qui, montrant sa face la plus brutale et autoritaire, veut imposer sa volonté jusqu’aux ultimes conséquences. Nous avons toujours été contre ceux qui ont voulu militariser la Catalogne – et quelque autre territoire que ce soit – pour s’opposer aux grandes revendications populaires ou à tout désir d’émancipation sociale.

Nous nous opposons à la répression de l’État parce que nous l’avons subie de manière systématique et continue dans nos propres corps, dans la rue et dans les entreprises. C’est pour cela que nous voulons dénoncer aussi la nature répressive de la Généralité de Catalogne elle-même qui, ces dernières années, a poursuivi, cogné, arrêté et emprisonné toutes celles qui n’ont pas détourné le regard quand les droits civils et humains du peuple étaient piétinés. Nous n’oublions pas comment les Mossos d’esquadra [police de Catalogne] nous délogeaient de la place de Catalogne, portaient plainte et emprisonnaient des syndicalistes, nous poursuivaient pour avoir participé à la mobilisation qui cernait le Parlament [Parlement de Catalogne] quand on y rognait nos droits sociaux, qu’au moyen de macro-déploiements policiers, ils nous arrêtaient et emprisonnaient, comme dans les récentes opérations Pandora [vaste rafle policière dans les milieux libertaires], ou même tuaient et mutilaient [référence notamment à une interpellation « qui a mal tourné » dans le quartier du Raval à Barcelone]. Ainsi donc, nous ne permettrons pas que quiconque nous prenne ce qui nous appartient, quel que soit son drapeau.

Pour nous, l’autodétermination et l’émancipation de nos villages et de nos villes ne peut se circonscrire à un cadre territorial déterminé. La liberté collective ne sera possible que par l’action décidée du peuple et des travailleuses face à un État et des élites politiques qui maintiennent des structures antisociales, hétéro-patriarcales et oppressives, également défendues par certains secteurs de ce que l’on appelle souverainisme catalan.

L’autodétermination et l’émancipation ne seront possibles qu’au travers de l’action insoumise des opprimées, qui englobe la défense et l’amélioration de leurs conditions matérielles de vie. La socialisation des moyens de production et de la richesse ; l’élimination de toutes les formes d’oppression, comme l’hétéro-patriarcat et ses différentes structures de pouvoir, aussi bien explicites qu’implicites ; la plus large liberté de décision et participation au travers de l’action directe et l’autogestion : c’est cela qui nous rendra réellement libres.
Ainsi donc, nous pensons que c’est le peuple, constitué comme sujet politique et de classe, qui doit servir de base pour n’importe quel changement social important et, par conséquent, nous nous réjouissons du développement des organisations populaires de base pour pratiquer la désobéissance et faire face au contexte autoritaire existant. Nous voulons que cette attitude de désobéissance et d’affrontement à l’autorité dépasse la situation actuelle et s’oriente contre toutes les injustices auxquelles nous sommes soumises.
Pour toutes ces raisons, nous appelons les travailleuses de Catalogne à participer aux mobilisations en défense de nos droits et libertés et, de manière très spéciale, à participer de manière massive à la grève générale convoquée pour le 3 octobre. Parce que l’esprit combatif qui parcourt ce lieu de la Terre ne pliera pas si facilement, parce que nous sommes classe travailleuse et voulons décider de tout, c’est l’heure de sortir dans la rue, c’est l’heure de lutter.

– CGT Catalogne – CNT Catalogne et Baléares- Negres Tempestes – Embat, organisation libertaire de Catalogne- Heura negra, assemblée libertaire de Vallcarca- Oca Negra, assemblée libertaire del Clot – Camp de l’Arpa- Solidaridad Obrera