Archives pour la catégorie CNT Besançon

[Besançon] Tout.e.s en grève le 9 octobre

Contre Macron et son monde !

Pour une vie riche, pas une vie de riches !

Tout.e.s en grève le 9 octobre 2018 !

Manifestation à 10h30 Place de la Révolution

Publicités

[Besançon] Retour sur le rassemblement de jeudi 7 juin contre les violences d’État et pour des ZAD partout – La manif du 17 juin annulée

Suite à la réunion d’organisation pour une manifestation large en soutien aux ZAD le dimanche 17 juin, la CNT25 ne peut que constater que les conditions ne sont pas réunies pour que celle-ci se tienne.
En effet, la CNT n’a ni les forces ni la vocation à organiser seule une lutte qui ne peut qu’être plurielle et unitaire.
Nous soutiendrons toutes initiatives du Comité de soutien ou d’autres groupes et espérons que Besançon saura se mobiliser.
Nous appelons désormais toutes les personnes prêtes à se mobiliser à rejoindre l’appel de la ZAD de Bure à converger le samedi 16 juin contre le centre d’enfouissement nucléaire.

Le jeudi 7 juin a eu lieu un rassemblement contre la violence d’état sur la Place des Droits de l’Homme à Besançon.

Plus d’une vingtaine de personnes y ont assisté, et ont participé au déploiement d’une banderole et à la diffusion de plus de 200 tracts sous le regard agressif des flics.
Nous étions là pour rendre hommage:
A Maxime, à qui l’État a arraché une main, à Robin qui a perdu l’usage d’un pied, à Rémi, assassiné.
A toutes les victimes des armes quasi létales de la police,
Aux éborgné.e.s, aux mutilé.e.s, aux blessé.e.s sur les ZAD et dans les mouvements sociaux,
Aux victimes des quartiers populaires où le soi disant maintien de l’ordre n’est que violence.
A Adama, à Zyed et Bouna, à Théo, à Ayoub et à Mohamed Boukhrou, à tou.te.s les autres, la liste est tristement longue.

A tou.te.s cell.eux rendu.e.s handicapé.e.s, borgnes, par l’État et sa force armée.

Nous étions là pour refuser la violence d’Etat, qui cherche à nous tétaniser par la peur.
L’Etat nous renvoie la responsabilité de la violence en nous traitant de casseur.eu se. s, de preneur.eu se. s d’otage, de terroristes.
Mais qui Casse? Celui/celle qui attaque un Mc Donald ou une ferme usine ou alors celui/celle qui détruit des lieux de vie?
Qui prend en otage? Celui/celle qui fait grève ou séquestre un.e patron.ne pour lui apprendre à négocier ou celui/celle qui incarcère des militant.e.s pro-migrant.e.s, écologistes, antifascistes…?
Qui terrorise? celui/celle qui refuse le capitalisme et son monde ou celui qui envoie son armée parader en armure dans des lieux d’autonomie pour marquer des esprits et les corps d’irrémédiables blessures ?
L’Etat sème la confusion pour nous faire avaler ses réformes mortifères, la casse de nos acquis sociaux, de nos services publics et de nos valeurs de partage.
Mais ne nous y trompons pas, s’il tape si fort et si dur sur les ZAD, où s’invente et se construit un autre monde, anticapitaliste, c’est qu’il sait qu’il n’a plus que la peur et la violence pour défendre son système moribond..
C’est pourquoi nous considérons que la plus belle façon de refuser les violences est de résister toujours plus, de ne pas nous laisser intimider, d’amplifier les grèves, les occupations, les blocages, de rejoindre les ZAD partout où elles se trouvent.
Nous appelons désormais à la solidarité envers les Zad les plus méconnues, du Moulin, de Roybon, de Poligny….
à maintenir la pression pour que les agressions envers les occupant.e.s de la ZAD de Notre Dame des Landes cessent.
à converger le samedi 16 juin vers la ZAD de Bure, si injustement réprimée.

Aperçu du rassemblement du jeudi 7 juin 2018 (Photos: Saysamay Soubinh) :

[Besançon] Contre la violence d’État, pour des ZAD partout (En soutien à Maxime et tou.te.s les autres) – Jeudi 7 juin 18h Esplanade des Droits de l’Homme (Devant la mairie)

Alors qu’un manifestant a perdu une main à la ZAD de Notre Dame des Landes, et que des centaines de blessé.e.s graves sont à déplorer, nous ne pouvons que nous souvenir des nombreux..ses mutilé.e.s, éborgné.e.s ou tué.e.s par la violence d’État en France.
A Sivens il y a eu un mort, à Bure, à Nantes et à Paris des manifestant.e.s ont perdu des morceaux d’eux-mêmes à cause des grenades de la Police, Partout en France, les Flash-balls ont éborgné, les gaz ont intoxiqué, les matraques ont mutilé.

En intensifiant sa guerre contre les mouvements sociaux les plus constructifs (ZAD, étudiants, Cheminots…) le gouvernement ne ménage pas les moyens, alors qu’il sait sa police brutale (La France est condamnée à 6.5 millions d’Euros par la faute de sa police), il la sur-équipe d’armes quasi létales.

Contre cette logique mortifère qui cherche à écraser les fleurs de la révolte sous des bottes militaires, nous nous devons d’exprimer notre solidarité tout autant que notre écœurement.
La manifestation pour la ZAD du 22 avril nous a montré que même dans l’urgence les Bisontin.e.s étaient prêt.e.s à prendre la rue, c’est pourquoi nous appelons à:

Un RASSEMBLEMENT en hommage à Maxime, démembré sur la ZAD ainsi qu’à toutes les victimes de violences policières le JEUDI 7 JUIN à 18h sur le Parvis des droits de l’Homme.

A recouvrir de rouge les mains de toutes les statues Bisontines.

A une réunion d’organisation le lundi 11 juin à 18H30 pour créer une mobilisation large de soutien à toutes les ZAD et contre la répression policière des pratiques alternatives au lendemain de l’appel de Bure, soit le 17 Juin.
Cette réunion se tiendra dans les locaux de la CNT, vous pourrez obtenir l’adresse et plus d’informations en nous contactant sur :
cnt-doubs@cnt-f.org.

[Besançon] Récit de la manif en soutien à la ZAD de dimanche 22 avril

Dimanche 22 avril, entre 50 et 70 personnes se sont retrouvées place Marulaz sous un soleil de plomb pour exprimer leur soutien à la ZAD de Notre-Dame des Landes, en proie chaque jour au harcèlement et à la répression des forces militaires déployées dans la zone.

Après une petite demi-heure passée sur la place qui a été joliment redécorée de pancartes et de banderoles, le cortège s’est élancé dans les rues du centre-ville aux cris de « Macron dégage, résistance et sabotage », « Oui au bocage, non au carnage », « Ni expulsion, ni répression, la ZAD est là, la ZAD vivra »… Tout le long du parcours, près de 150 tracts (l’appel intergalactique) ont été distribués aux passant.e.s et de nombreuses affiches ont été collées sur les murs, sucettes JC-Decaux, banques et commerces (vides ou non). En passant dans l’artère commerçante du centre-ville, des boules de peinture ont atterri sur quelques façades de commerces et une agence SFR.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Plus loin, la situation s’est (un peu) tendue lorsque le conducteur du Petit Train, qui sert à transporter les touristes du centre-ville à la Citadelle, est sorti de ses gonds pour le collage d’une affiche. Certain.e.s manifestant.e.s ont dû calmer ses ardeurs après qu’il a violemment poussé un.e manifestant.e qui tenait la banderole de tête. En fin de compte, le petit Train à touristes est reparti à travers le centre-ville aux couleurs de la ZAD, avec encore plus d’affiches et un tag tracé à la bombe verte, disant « ZAD partout ».

La manifestation s’est dispersée après un peu plus d’une heure au niveau du pont Battant, sans qu’il n’y ait d’arrestation.

Appelée une semaine à l’avance par de nombreuses affiches, tracts et banderoles dispersés à travers la ville, par des appels internet (pas toujours relayés), cette manif était belle parce qu’elle était unitaire, sans drapeau de partis ou de syndicats, parce qu’elle était plurielle, rassemblant des soutiens de tous les milieux, elle était belle parce qu’elle était créative, qu’elle a semé ses traces dans la ville, et qu’elle a troublé le train train aseptisé des consommateurs du dimanche, elle était belle parce qu’elle était libre, évoluant dans la ville selon sa volonté, promenant ses poulets et non promenée par eux, elle était belle enfin parce qu’elle était à l’image de la ZAD, autonome, auto-organisée et sauvage. Que vivent les ZAD.

CNT25

[Besançon] Manif en solidarité avec la ZAD de NDDL dimanche 22 avril 15h place Marulaz

Manifestation en solidarité avec la ZAD de NDDL qui résiste à l’occupation militaire : 

Dimanche 22 avril – 15h00 place Marulaz

*****

Quelques affiches pour bien préparer cette manif, à imprimer, coller partout…

Appel pour une solidarité intergalactique et des actions partout pour mettre fin à la destruction de la zad de Notre-Dame-des-Landes

Nous écrivons avec l’odeur des lacrymos qui s’échappe de nos doigts. La symphonie printanière des chants d’oiseaux est ponctuée par l’écho des explosions de grenades assourdissantes. Nos yeux coulent, moins à cause des gaz que de la tristesse ; parce que les maisons, les granges et les fermes biologiques de nos ami-e-s sont en train d’être détruites. Les bulldozers, appuyés par 2500 gendarmes mobiles, des blindés, des hélicoptères et des drones, sont en train de saccager ces forêts, ces pâturages et ces zones humides pour écraser l’avenir que nous construisons ici sur et pour la zad (la zone à défendre). Nous vous appelons à mettre en place des actions de solidarité partout, que ce soit tenir des manifestations devant les consulats ou les ambassades françaises chez vous ou des actions contre n’importe quel symbole approprié (une multinationale ou autre) de la France ! Et si vous n’êtes pas trop loin, ramenez vos fraises de désobéissant-e-s sur la zone. Si le gouvernement français évacue la zad, ce sera comme évacuer l’espoir. Pendant 50 ans, ce paysage bocager unique a été le lieu d’une lutte sans relache contre une infrastructure nuisible au climat de plus : un nouvel aéroport pour la ville de Nantes à côté. Paysan-ne-s et villageois-es, militant-e-s et naturalistes, squatteurs-euses et syndicalistes ont monté un écosystème de lutte innarrêtable. Et, il y a trois mois, le 17 janvier, le gouvernement français a annoncé que le projet d’aéroport serait abandonné. Mais cette victoire incroyable, gagnée grâce à une diversité de tactiques créatives, de la pétition à l’action directe, des recours juridiques au sabotage, a été accompagné de son revers de médaille. En même temps que l’abandon du projet était annoncé, les autorités déclaraient que les gens qui occupaient ces 400ha de terres libérées, les 300 d’entre nous qui vivent et cultivent dans environ 80 collectifs, seraient évacués parce qu’ils et elles osent être non seulement contre l’aéroport, mais aussi contre le MONDE qui va avec. Depuis ce jour victorieux, la bataille s’est transformée et n’est plus contre un projet d’infrastructure et de destruction, mais pour le partage du territoire que nous habitons. Nous avons empêché que cet endroit soit recouvert de béton et c’est donc à nous de prendre soin de son avenir. Le mouvement maintient donc que nous devrions avoir le droit de gérer la terre comme un bien commun (voir la déclaration des Six Points de la za parce qu’il n’y aura jamais d’aéroport). Aujourd’hui, c’est ça, la lutte de la zad (zone à défendre) de Notre-Dame-des-Landes. La zad a démarré en 2009 après une lettre (distribuée lors du premier camp climat en France, qui s’est tenu ici) écrite par des locaux qui invitaient les gens à venir occuper la zone et squatter les fermes abandonnées. Maintenant la zone est devenue l’un des plus grands laboratoires d’Europe de mise en commun. Avec ces boulangeries, sa station de radio pirate, son atelier de réparation de tracteurs, sa brasserie, ses cabanes d’anarchitectes, son hall de banquet, ses jardins de plantes médicinales, son studio de rap, ses exploitations laitières, ses potagers, son journal hebdomadaire, son moulin à farine, sa libraire et même un surréaliste phare. La zone est devenue une expérimentation concrète de reprise en main de nos vies et de nos quotidiens. En 2012, l’État français a tenté d’évacuer la zone pour construire l’aéroport. Il a fait face à une résistance déterminée. En dépit de nombreuses démolitions, 40 000 personnes ont répondu présent pour reconstruire et le gouvernement a dû se rétracter. La police n’a depuis lors plus remis les pieds sur la zad, ce jusqu’à lundi matin, quand les gendarmes ont pénétré la zone à 3h du matin. Le premier jour, ils ont détruits quelques-unes des plus belles granges et cabanes. Mais hier, nous avons empêché les flics d’accéder aux Vraies Rouges, qui sont le lieu où vit l’une de celles et ceux qui sont chargé-e-s de négocier avec le gouvernement. En détruisant la maison de celles et ceux qui ont accepté de s’asseoir à la table des négociations avec vous, vous faites une grave erreur. La merveilleuse équipe de presse de la zad a transformé cet événement en appât à médias et aujourd’hui, c’est nous qui gagnons la guerre de la communication. Si suffisamment de gens viennent sur la zone dans les jours qui viennent, nous pourrions bien gagner la bataille sur le territoire également. Nous avons besoin de tou-te-s les rebelles, des cuisinier-e-s aux médics, des combattant-e-s aux témoins. Il y a peu de chances pour que cette révolte rurale soit matée d’ici le week-end, date à laquelle nous appelons à venir en masse et à reconstruire. Déjà, des manifestations de solidarité ont eu lieu dans plus de 100 villes dans toute la France, alors que plusieurs mairies ont été occupées. Les zapatistes ont manifesté au Chiapas (Mexique), il y a eu des actions à Bruxelles, en Espagne, au Liban, à Londres, en Pologne, en Palestine et à New York. Même, le parking souterrain de l’ambassade français à Munich a été saboté. Ils ne pourront jamais évacuer notre solidarité.

Postez vos informations sur Twitter avec @zad_nddl #zad #nddl et votre action de solidarité par e-mail sur soutienzad@riseup.net. Pour plus d’infos en anglais, voir www.zadforever.blog et cette vidéo pour voir ce qui a été détruit.


Ci-dessous un texte des occupant.e.s de la ZAD après une semaine de résistance :

ZAD : Rien n’est fini, tout recommence !

Depuis lundi 9 avril 3 heures du matin, 2500 gendarmes suréquipés avec blindés ont entamé une destruction des lieux de vie sur la zad de nddl.

Plus de 20 lieux ont été détruits, 148 personnes blessées, plus d’une dizaine de personnes arrêtées. Cette opération est une tentative d’élimination de notre mode de vie collectif. Le gouvernement, tout en proclamant l’état de droit, utilise des moyens illégaux dans une offensive surviolente. Comme il prétend œuvrer pour le respect de l’environnement, tout en déversant des litres de lacrymo dans les champs.

On ne compte plus les mensonges de la préfète. Dernier en date, l’annonce de la fin des opérations jeudi 12 au soir, alors que 95 fourgons attaquent la zad le lendemain matin même.

Tous ces coups bas n’altèrent en rien notre volonté à résister et à occuper les lieux. Déjà, de partout, les actions de solidarité se multiplient : blocages, rassemblements, occupations… Sur place on est de plus en plus nombreux.ses à tenir le rapport de force face aux gendarmes qui commencent déjà à s’embourber et à essuyer de sacrés échecs sur le terrain. Tous ces soutiens font chaud au cœur et nous sommes plus que jamais déterminé.e.s à rester ici pour développer nos projets de vie avec ou sans légalité.

La préfète a d’ores et déjà annoncé sa volonté de reprendre les négociations avec le mouvement en proposant un nouveau rendez-vous avec la délégation intercomposante. Dans les circonstances actuelles où les menaces d’intervention policières sont toujours présentes, il nous paraît très difficile d’envisager la reprise du dialogue.

Nous avons conscience qu’à la fin de la trêve d’hiver, de nombreuses personnes ont été expulsées ou vont l’être ces prochaines semaines, moins médiatiquement, et nous tenons à leur exprimer tout notre soutien.

Ces événements ont lieu dans un contexte de mobilisation générale nationale où toutes ces luttes se renforcent et s’additionnent dans le rapport de force face à l’état. […]

Rien n’est fini, tout recommence !

Des occupant.e.s

Pour savoir ce qui se passe chaque jour à Notre-Dame des Landes Plus d’infos sur zad.nadir.org

[Besançon] Rapide compte-rendu de la journée du 22 mars

Au petit matin de ce jeudi 22 mars, voyageurs de la SNCF et automobilistes passant par la rue de Vesoul sont tombés sur un message court mais clair, afin de faire écho à cette journée de grève dans la fonction publique.

Entre 2000 et 2500 personnes – profs et personnels de l’éducation du premier et second degré, de l’ONF (bien bruyant avec leurs tronçonneuses) et des hôpitaux, etc – ont répondu à l’appel à la grève et manifesté dans les rues de Besançon.

Alors que le parcours avait été déposé plus d’une semaine à l’avance par les syndicats, la préfecture annonce la veille de la manif par voie de presse la fermeture du tunnel de la Citadelle dès 8h30 à grands renforts de CRS. Le but des autorités était clairement de chercher l’affrontement avec les manifestant.e.s à un endroit stratégique pour les forces de l’ordre.

Le cortège radical, auquel prit part la CNT25, fut dynamique et bruyant mais serré de près par une dizaine d’agents de la BAC.

A nous maintenant de faire du 22 mars un début d’une lutte prolongée.