La CNT c’est quoi ?

La CNT (Confédération Nationale du Travail) est une confédération de syndicats dont les buts et les principes sont libertaires.

Anarchosyndicalistes et syndicalistes révolutionnaires, nous luttons sur nos lieux de vie et de travail contre cette société de plus en plus inégalitaire, où d’un côté, les travailleurs, avec ou sans emplois, soumis de plus en plus à la précarité, à la flexibilité, au chantage à l’emploi et à la remise en cause de leurs acquis sociaux galèrent pour s’en sortir, alors que de l’autre, une minorité de nantis, patronat et gouvernants s’enrichissent sur leur dos. C’est pour ces raisons, et parce qu’ ils dénoncent la bureaucratisation des syndicats réformistes, que les militants de la CNT construisent un syndicalisme différent :

– Autogestionnaire : A la CNT, ce sont les syndiqués, en assemblées générales, qui prennent les décisions. Sur le terrain, nous pensons également que c’est à ceux qui luttent (et non aux directions politiques et syndicales), en AG, de décider et d’organiser leur lutte.
– D’action : Aux grèves de 24 heures contrôlées par les directions syndicales, nous pensons qu’il faut opposer l’action directe, c’est à dire l’action de ceux qui sont en lutte, sans aucun intermédiaire. C’est aujourd’hui à des actions dures qu’il faut se préparer : grèves reconductibles, occupations des lieux de gestion et de décisions…
– Révolutionnaire : Si nous luttons au quotidien pour l’amélioration de nos conditions de vie et de travail, contre le racisme, le sexisme, le militarisme, les lois liberticides et anti-ouvrières, nous pensons que pour en finir avec cette société inégalitaire il faut en finir avec ses piliers que sont l’Etat et le capitalisme.
Nous pensons qu’un autre futur est possible.

Nous luttons pour l’émergence d’une autre société, libertaire, égalitaire et solidaire.

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Pourquoi Nous ne signons jamais?

L’autogestion est aussi démocratique qu’exigeante, et même si nous nous réunissons toutes les semaines, nous avons besoin de pouvoir discuter ensemble de tous les textes auxquels nous voulons apporter notre signature. Et les propositions de tracts ou d’appel ne nous laissent souvent pas le temps de pouvoir prendre une décision dans les délais. De toute façon ces textes sont au mieux validés en intersyndicale entre syndicalistes rémunérés au compromis et bonnes âmes dégoûtés de l’apathie crée par les premiers, ou au pire discutés entre deux personnes sur une liste internet privée qui en compte neuf : l’idée n’est jamais privilégiée, le banal plus qu’apprécié.

De plus, les textes qui aboutissent à des signatures larges sont souvent les plus généraux et les moins biens sentis, puisqu’ils doivent répondre aux minimums de chaque organisation signataire (jusqu’à la plus franchement compromise).

Dans les collectifs auxquels la CNT25 apporte sa solidarité ou même s’intègre (militants, logistique, caisse) la CNT25 n’a pas à apparaître. Un collectif, qu’il se compose de groupes et d’organisations ou d’individus, n’a pas à tirer sa légitimité de ses composantes mais de sa cause même. Nous avons trop souvent vu des groupes se créer dans un esprit collectif, et virer à la récupération à la première éclaircie pour continuer à créer des coquilles vides, peintes de bonnes intentions, destinées uniquement à encarter des militants isolés.

La stratégie de la CNT25 est de soutenir par tous ses moyens les initiatives qui lui semblent de bon sens et en aucun cas de se servir de ces initiatives dans un but de propagande.

Néanmoins, sans signer les tracts et autres appels, sans apparaître dans les collectifs, nous soutenons la plupart du temps et relayons presque toujours les appels qui nous semble aller dans le bon sens, celui de la lutte contre le capital, de l’autogestion sociale et de l’émancipation humaine.

Rien ne sert de signer, il faut lutter à poing !