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Face aux violences policières et aux interdictions de manifester, maintenons l’unité pour le retrait de la loi travail !

Communiqué confédéral du 17 mai 2016

Face aux violences policières et aux interdictions de manifester, maintenons l’unité pour le retrait de la loi travail !

Contre le projet de loi travail, la lutte est âpre, et les violences policières sont décomplexées. La Maison du Peuple à Rennes expulsée par le Raid, le quadrillage militaire le lendemain du centreville, les interdictions de manifester le 17 mai délivrées à plusieurs dizaines de personnes sans aucune justification dont un journaliste – interdictions jugées par le tribunal administratif de Paris comme des « atteintes grave et manifestement illégales à la liberté d’aller et venir et de manifester » – sont l’illustration flagrante de l’utilisation de l’état d’urgence contre le mouvement social.

A Paris le 12 mai, celles et ceux qui ont pu rejoindre les Invalides ont été accueilli-e-s par des militaires, alors qu’une nouvelle fois le cortège syndical n’a pu arriver à son terme en raison du gazage massif des manifestant.e.s, des tirs de FlashBall à bout portant et autres grenades de désencerclement qui ont causé plusieurs bléssé.e.s . À Marseille, où ont eu lieu des interpellations préventives la semaine précédente, la police montait la garde devant le Medef avec des carabines 22 long rifle sur le passage de la manifestation. À Bordeaux, avant le départ de la manifestation, la camionnette de la CNT faisait l’objet d’une perquisition par une vingtaine de policiers de la BAC…

Tous ces faits ont eu lieu quelques semaines après le saccage par la police de la Maison des syndicats CNT à Lille et font suite à des actes de répression qui ont touché toutes les organisations syndicales (CGT, Solidaires, etc.), les étudiants et lycéens, comme de nombreux manifestants, syndiqués ou non qui se mobilisent contre la loi travail. Dans ce contexte aura lieu le samedi 21 mai à Lille (14h30, place de la Nouvelle-Aventure) une grande manifestation contre la répression des mouvement sociaux.

Dans le même temps, le ministère de l’intérieur cherche à instrumentaliser les services d’ordre de certains syndicats en leur demandant de prêter renfort à la police pour réprimer les manifestants. Or rappelons qu’un service d’ordre syndical n’a qu’un seul rôle : assurer la sécurité de celles et ceux qui manifestent.

Il est à noter que même le Comité de l’ONU contre la torture exprime sa préoccupation quant à l’usage « excessif de la force par les fonctionnaires de polices et de gendarmerie ayant, dans certains cas, entraîné des blessures graves ou des décès ». Il s’inquiète également « de ce que l’application de certaines mesures dans le cadre de l’état d’urgence puisse constituer une atteinte aux droits ».

Après le passage en force du gouvernement avec le 49.3, la CNT condamne fermement les interdictions de manifester délivrées notamment à Paris et à Nantes, les violences policières, ainsi que les nombreuses atteintes aux droits : liberté de manifester, droit syndical, liberté de la presse… La CNT dénonce également la prolongation de l’état d’urgence, véritable outil de répression politique du gouvernement face à la détermination du mouvement social.

Finalement la CNT condamne l’ensemble des discours et des décisions qui contribuent à alimenter la ritournelle médiatique sur les bons et mauvais manifestant-e-s. Ne cédons pas aux tentatives de division et amplifions le mouvement pour le retrait de la loi travail et la fin de l’état d’urgence !

Dès le 17 mai, grève générale reconductible !

La CNT.

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Rassemblement contre la répression policière: aujourd’hui à 13h

RASSEMBLEMENT CONTRE LA RÉPRESSION POLICIÈRE

VENDREDI 25 MARS à 13H DEVANT LA PREF

Reçu hier soir , jeudi 24 mars 2016:

Ce matin, S., militant de SUD Etudiant à Besançon apprenait de la bouche d’un policier, au cours de la manif, si j’ai bien compris, qu’il était convoqué au commissariat, par suite d’une plainte déposée par le proviseur du lycée Pasteur. Or, la BAC l’a arrêté en pleine rue dans l’après-midi, alors qu’il se rendait à cette convocation en compagnie de militants. Ses camarades s’opposant à cette arrestation, dix pandores sont arrivés en renfort des 3 civils pour l’embarquer manu militari. Il est actuellement retenu à la Gare d’Eau. On ne sait pas si il est en GAV. Un rassemblement a lieu actuelllement (19h 45) devant le commissariat.

MISE A JOUR : les flics sont sortis du commissariat et ont chargé, matraqué, gazé et menotté le secrétaire de l’UD CGT Cyril Keller, qu’ils ont embarqué ainsi qu’un autre manifestant. Les manifestants sont actuellement repliés à la fac des Lettres. ( 19 h 50)

MISE A JOUR: – S. a été libéré vers 21h, à la fin de sa garde à vue (il y a bien une plainte de Pasteur contre lui). La GAV a été correcte (avec avocate), sans commune mesure avec l’arrestation.

– vers 19h, les flics ont chargé la trentaine de manifestants qui stationnaient devant le commissariat : brutalités, coups de matraque et lacrymos, bilan 2 arrestations dont le secrétaire de l’UD CGT (menotté au sol), toujours pas sorti à l’heure qu’il est. L’autre militant arrêté est également un militant CGT.

Répression en Espagne

Marionnettistes : la lutte continue

Mani Madrid2

Alfonso et Raul, les deux camarades marionnettistes ont été libérés après cinq jours d’incarcération. Ils restent inculpés pour « apologie du terrorisme » et subissent un strict contrôle judiciaire : on leur a confisqué leur passeport et ils sont obligés de se présenter une fois par jour au commissariat.
Dès leur arrestation et dans les jours qui ont suivi, des manifestations de soutien, souvent importantes, ont eu lieu dans de nombreuses villes d’Espagne. Le mouvement de solidarité maintient la pression pour que toutes les charges qui pèsent contre eux soient abandonnées immédiatement. En effet, ils risquent toujours jusqu’à huit ans de prison.
Après la manipulation initiale dans la presse de régime, un retournement de l’opinion et des médias s’est produit, certainement grâce à la mobilisation rapide du mouvement libertaire ainsi que d’une partie du monde artistique et culturel. Si, dans un premier temps, la gauche et l’extrême-gauche ont largement ignoré la gravité de cette atteinte à la liberté, certains se sont ravisés après quelques jours et ont pris le train en marche, au point que cette affaire a dépassé le cadre habituel de la dissidence pour rassembler de plus en plus de monde. La presse internationale s’est aussi fait écho de l’arbitraire de ces arrestations…
L’intention du juge et du procureur n’était sûrement pas de provoquer un pareil tollé. Ils n’ont pas mesuré – et c’est tant mieux – l’ampleur du mécontentement d’une large part de la population écœurée par la corruption systématique qui touche les élites au pouvoir. Une population fatiguée aussi par les atermoiements et les magouilles qui entourent la constitution du nouveau gouvernement.
Cette affaire a permis de mettre en lumière le traitement répressif que subissent celles et ceux qui se battent contre l’austérité, la précarité et la misère en Espagne. Avec la mise en œuvre de la loi mordaza, les arrestations et inculpations de militant-e-s et de grévistes se multiplient. Suite à l’arrestation de Raul et Alfonso, des journalistes ont comparé l’Espagne actuelle à la Hongrie de Orbán ou à la Turquie de Erdogan.

Cachez ce sein que je ne saurais voir
Autre censure, celle de Facebook qui a fermé une page réclamant la liberté pour les marionnettistes sous prétexte de « contenu inapproprié ». En quatre jours, cette page avait à reçu 25’000 « j’aime » et plus d’un million de visites. Se moquant de la prétendue « apologie du terrorisme » des internautes avaient posté des messages où l’on pouvait lire le jeu de mots « gora mi tETA » (vive mon sein) avec illustration. Averti, l’administrateur, se pliant à la censure, avait supprimé ces images « suggestives », mais rien n’y a fait. On voit là de quel côté se situe ce réseau social ! Certainement pas du côté de la liberté d’expression.

madrid mani

Source: http://laffranchi.info/marionnettistes-la-lutte-continue/

GOODYEAR : LA VRAIE VIOLENCE C’EST CELLE DE L’ÉTAT ET DU PATRONAT !

à Besançon : RASSEMBLEMENT de SOUTIEN aux Goodyear,

jeudi 4 février à 17 h Place Pasteur

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Communiqué confédéral du 17 janvier 2016: http://www.cnt-f.org/goodyear-la-vraie-violence-c-est-celle-de-l-etat-et-du-patronat.html

Suite à la condamnation sans précédent, le 12 janvier dernier, de 8 anciens salarié-es de l’usine Goodyear à 9 mois de prison ferme dans le cadre de leur lutte contre la fermeture de leur usine, la CNT déclare son soutien aux condamnés et à leurs camarades de luttes. Elle appelle toutes et tous à mettre en œuvre la solidarité de classe et à participer aux différentes mobilisations de soutien afin d’exiger leur relaxe en appel.

Cette condamnation est une nouvelle illustration de ce qu’est la justice de classe, au service de l’État et des patrons. Leur vision du soi-disant « dialogue social », c’est « marche ou crève », et si possible, crève en silence et sans te révolter. Le patronat peut ainsi jeter à la rue des milliers de salarié.es, les conduisant tout droit vers la précarité, voire le suicide, avec la complicité d’un gouvernement et de sa « justice » qui emprisonne celles et ceux qui se sont légitimement battus au nom de la justice sociale.

Ces dernières années ont vu se multiplier des condamnations de nombreux.euses syndicalistes parmi les plus engagé-es. Le cas de notre camarade Fouad Harjane, condamné à 40 000 euros d’amende pour sa participation à un mouvement anti-CPE, en est un exemple frappant. Des poursuites ont également été engagées à plusieurs reprises contre des personnes venant en aide aux migrant.es, sans parler de la violente répression dont sont victimes les Zadistes partout en France, à commencer par ceux et celles de Notre-Dame-des-Landes.

Mais depuis quelques mois, le gouvernement passe à la vitesse supérieure dans cette répression du mouvement social dans son ensemble tel que l’annonçait l’offensive patronale, médiatique et judiciaire contre les salarié.es d’Air France.

Comme d’habitude, on balaye de la main la vraie violence, la violence sociale que des milliers de salarié.es et de précaires, chômeur.euses, retaité.es, étudiant.es, subissent chaque jour. Les responsables de cette violence-là, l’État et les patrons, ne sont en revanche jamais inquiétés et encore moins condamnés….Le discours est maintenant complètement décomplexé, et le Medef s’engage dans la brèche en rappelant son souhait de casser complètement le contrat de travail, et si possible, le code du travail dans son entier, pour enfin avoir cette liberté totale de broyer les travailleurs et les travailleuses et permettre au patronat d’engranger toujours plus de fric, tandis que les « sans-dents » crèveront la dalle dans la rue. Nul doute que le gouvernement saura répondre à ses attentes ; ce gouvernement qui prône la liberté d’expression, une larme de crocodile au coin de l’œil et la voix vibrante d’émotion, alors qu’il multiplie en réalité les outils pour la bâillonner.

L’instauration de l’état d’urgence permet quant à elle toute une série de perquisitions, garde-à-vues, assignations à résidences complètement injustifiables ciblant les militants, comme ce fut le cas lors de la COP21, et sans aucun lien avec la lutte contre le fondamentalisme religieux, qui n’aura finalement servi que de prétexte.

Alors qu’un nouveau projet de Constitution entend bien pérenniser cette situation, il est plus que jamais moment de réagir de façon collective. Nous pouvons désormais craindre le pire en termes de répression des mouvements sociaux, mais le pire serait surtout de nous y résigner sans lutter pour notre liberté d’action, d’expression, de réaction, ou tout simplement, pour notre dignité. Face à la répression, l’arme des travailleurs et travailleuses, c’est la lutte des classes !

C’est par la lutte, que nous avons obtenu un certain nombre d’acquis sociaux, que l’Etat et le patronat ont réussi en partie à casser.

C’est par la lutte que nous réussirons à les préserver et en obtenir de nouveaux et que la gestion directe des moyens de productions pourra être enfin faite par les travailleurs et les travailleuses eux-elles mêmes (en un mot, l’autogestion !)

Nous exigeons :

La relaxe pour les Goodyear et l’’abandon immédiat et sans condition des poursuites judiciaires contre l’ensemble du mouvement social

L’abrogation de l’Etat d’urgence

La CNT

Contre l’État (d’urgence ) !

affiche etat urgence2A la suite des attentats à Paris le 13 novembre 2015 exécutés par quelques fanatiques de Dieu, le gouvernement a mis en place l’état d’urgence : en à peine plus d’un mois, 2 700 perquisitions ont été réalisées (dont au moins 13 dans le Doubs et le Jura), 360 assignations à résidence ont été prononcées, 334 personnes ont été interpellées dont 284 placées en garde à vue partout en France (AFP, 15/12/2015). Cette mesure permet à l’État d’accroître ses possibilités de répression, et ce jusqu’à la fin du mois de février 2016. Fin décembre, Le gouvernement a annoncé son intention d’inscrire l’état d’urgence dans la Constitution, ce qui a pour but de le pérenniser et de le banaliser. Un autre projet de loi vise en outre à inclure dans le code pénal la plupart des mesures de l’état d’urgence : perquisitions rendues possibles à tout moment, assignations à résidence, rétention de 4 heures (« mini garde-à-vue ») pour toute personne (même mineure) présentée comme « suspecte » ayant ses papiers, contrôles et fouilles accrus dans les transports et dans la rue sur décision des procureurs, préfets et policiers. Autrement dit, l’état d’exception devient la règle. A cela s’ajoute la déchéance de nationalité en cas de condamnation pour « atteinte à la sûreté de l’État » et « acte terroriste » ; bien que nous soyons hostiles aux frontières et aux nations cette mesure aurait pour résultat la suppression des droits sociaux, politiques et économiques d’une partie de la population. Le FN en rêvait, le PS l’a fait !

L’État tire dans le tas

Les mesures qui accompagnent l’état d’urgence – le plus long depuis la guerre d’Algérie – s’ajoutent au plan Vigipirate (appliqué en continu depuis 1995) et aux multiples lois « anti-terroristes » de surveillance et de flicage (fichage EDVIGE, loi de programmation militaire, fiches de sûreté dites ‘S’, etc…) visant la population en général. Les « proies » principales des flics sont nombreuses et restent principalement les mêmes, pré-établies sur des critères racistes : si les habitant-es de quartiers populaires, sans-papiers sont dans leur ligne de mire, c’est avant tout parce qu’ils sont pauvres et n’ont pas la bonne couleur de peau, la bonne culture et qu’ils portent en eux de possibles germes de révolte, etc… Pourtant, force est d’admettre qu’il n’y a pas de communauté, de religion ou d’ethnie type pour être sur écoute ou recevoir leur visite impromptue en plein milieu de la nuit : une attitude suspecte, un mépris affichée pour la nation (qui tue aux quatre coins du monde pour sa santé économique, qui a le sang de milliers de travailleurs et de sans-papiers sur les mains…), un comportement anormal (« il n’a pas de portable, c’est qu’il doit avoir des choses à se reprocher »), une mauvaise fréquentation (autrement dit des liens avec une personne en bisbille avec la police et la justice). La délation, qui hélas est une valeur ancrée dans cette société, suffit la plupart du temps pour que les flics passent à l’acte et tapent à l’endroit où on leur dit de taper.

L’état d’urgence se place dans la continuité répressive de l’État en matière de contrôle et de surveillance sur la population en général. En résumé, l’État agit en prévention, en étendant la prison à l’extérieur de ses murs par des jugements expéditifs qui relèvent désormais du champ administratif.

Le mouvement social dans le viseur

A l’approche du grand rendez-vous des puissants que constitue la COP21 (sommet de l’ONU sur le changement climatique qui s’est tenu du 30 novembre au 11 décembre 2015 à Paris), l’Etat a usé de son arsenal répressif pour appliquer la terreur sur toutes les personnes qui s’insurgent contre l’exploitation du capitalisme et l’oppression étatique. Le rouleau-compresseur de la machine policière et judiciaire s’est mis en route : rétablissement des contrôles systématiques aux frontières dans le but de refuser l’entrée aux personnes susceptibles de « troubler l’ordre public » et de s’attaquer à ce qui nous détruit, perquisitions rendues possibles à n’importe quelle heure du jour et de la nuit 7 jour sur 7, assignations à résidence à foison (obligation d’être chez soi de 20h à 6h avec la contrainte de se rendre chez les flics trois à quatre fois par jour), condamnations à la pelle : prison ferme, bracelets électroniques, contrôles judiciaires…

Derrière ces opérations répressives visant à terroriser les opposant.e.s anti-capitalistes, l’État s’est, d’une part, protégé d’une trop forte opposition à ce contre-sommet, mais a surtout essayé de porter un coup à la lutte écologiste radicale très active ces dernières années : parmi les plus significatives, la lutte contre le projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes (près de Nantes), où l’entreprise de BTP Vinci s’embourbe dans le bocage nantais et où les travaux n’ont toujours pas débuté grâce à la détermination des opposants. D’ailleurs, il semblerait que l’État prépare une énième invasion de l’armée sur la ZAD pour le mois de janvier (Presse Océan, 15/12/2015), afin de faire respecter le droit de la multinationale à détruire une zone humide pour ses profits et l’utilité en matière de fluidification des marchandises et en tant que rouage du capitalisme.

Citons également l’interdiction d’une permanence syndicale étudiante à Montpellier, ça sert aussi à ça l’anti-terrorisme.

Alors…

Nous avons décidé d’agir en défense de la Liberté, de l’Égalité et de la Fraternité, mais certainement pas d’une république qui les a toujours piétinées. Elle n’ a pas attendu l’état d’urgence pour réprimer les exploités et opprimés, c’est pourquoi nous lui nions toute légitimité. Avec l’état d’urgence, la république devient dictature, elle menace tout gréviste, tout manifestant, et au final toute la population. Face à elle, la seule réaction responsable est alors la révolte.

Arrêt immédiat de l’état d’urgence !

Cessons de baisser la tête ! Reprenons le chemin de la lutte !

Le pdf du tract ICI

Rassemblement contre la répression en Turquie, le 16 janvier – Besançon

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HALTE A LA RÉPRESSION EN TURQUIE !

Depuis plusieurs mois, l’AKP au pouvoir en Turquie et son président Erdogan livrent une guerre sans merci au peuple kurde et contre les forces progressistes et révolutionnaires de Turquie.

De nombreuses villes et villages kurdes sont sous couvre-feu, l’armée et la police utilisent de l’armement lourd pour venir à bout de la résistance des populations qui ne demandent rien d’autre que la démocratie et l’autonomie locale. Le nombre de civil.e.s tué.e.s et les destructions augmentent chaque jour dans les villes de Diyarbakir, Silopi, Cirze, Nusaybin, Dargeçit, Silvan, Varto et d’autres.

Dans tout le pays les manifestations d’opposition au régime fascisant de l’AKP (le parti au pouvoir) sont violemment réprimées, des milliers de prisonnier.e.s politiques croupissent en prison, la presse est muselée, des journalistes sont emprisonné.e.s et récemment un magistrat kurde a été assassiné en pleine rue.

Pour l’État turc, les ennemis ne sont pas les terroristes de Daesh mais les Kurdes qui sont en première ligne pour les combattre et les défaire, comme à Kobané, Sinjar ou Tel Abyad. La complicité et les soutien de la Turquie vis-à-vis de Daesh sont aujourd’hui établis, tandis qu’Erdogan envoie son armée et ses bombes contre celles et ceux qui combattent les terroristes : les organisations progressistes et révolutionnaires de Turquie, de Syrie et d’Irak, dont le PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan).

Malgré cela, ni la France, ni l’Union Européenne ne s’élèvent contre les multiples crimes et atteintes aux droits humains perpétrés par la Turquie, pays pourtant membre comme la France de l’OTAN et de la coalition militaire internationale en Syrie.

Au contraire, la France et l’Union Européenne maintiennent toujours le PKK sur la liste des organisations terroristes. Un accord de coopération policière et militaire signée en 2011 entre la France et la Turquie facilite même l’extradition de militant.e.s kurdes réfugié.e.s en France.

Pour :

  • l’arrêt de la répression et des massacres en Turquie,
  • l’arrêt de l’occupation militaire des villes du Kurdistan,
  • manifester notre soutien à tou.te.s les progressistes et révolutionnaires de Turquie, du Kurdistan et du Moyen-Orient qui luttent contre l’AKP et DAESH,
  • obtenir le retrait du PKK de la liste des organisations terroristes,

le collectif Besançon Solidarité Kurdistan appelle à participer massivement au

RASSEMBLEMENT

SAMEDI 16 JANVIER A 15H

PLACE DU 8 SEPTEMBRE

Premiers signataires :

Parti Communiste Français (PCF), Initiative Communiste Ouvrière (ICO), Fédération Anarchiste (FA), Action Populaire (AP), AMEB Solidaires Étudiant.e.s, Collectif Antifasciste de Besançon (CAB), Union de la Jeunesse de Mésopotamie (UJM), …

Source: https://cabesancon.wordpress.com/2016/01/10/besancon-rassemblement-contre-la-repression-en-turquie-le-16-janvier/

Etat d’urgence: « Hier comme aujourd’hui, résistons à toutes les barbaries ! »

Communiqué confédéral du 29 novembre 2015

 Hier comme aujourd’hui, résistons à toutes les barbaries !

 Suite aux terribles attentats du 13 novembre dernier, la situation sécuritaire et répressive a pris une dimension très particulière. Interdictions de manifestations, perquisitions administratives, gardes à vue : l’usage politique fait par le gouvernement de l’état d’urgence a conduit ces derniers jours à la multiplication des interventions dans des milieux militants – notamment écologistes – et à de nombreuses assignations à résidence pour motifs politiques. Notre organisation n’est pas en reste : une maraîchère bio et son compagnon ont subi une perquisition à leur domicile en Dordogne, sans que rien ne le justifie, tant au préalable que par la suite. De même, une réunion publique a été interdite dans le Val-de-Marne. Partout en France, les squats et les militants syndicaux, politiques ou associatifs, sont frappés par les mesures dérogatoires au Droit qu’implique l’état d’urgence.

 Les chiffres sont éloquents : moins de 10% des perquisitions administratives ordonnées par les préfets ont abouti à des interpellations. Il est donc évident que l’objectif de l’état d’urgence est bel et bien de réprimer le mouvement social dans un contexte intérieur et international particulièrement tendu.

Sur le plan intérieur, le gouvernement cherche à pratiquer la politique de la peur pour museler les opposants à sa politique antisociale qui ne cesse de détruire tous les acquis sociaux, allant jusqu’à vouloir réduire le code du travail à sa plus simple expression. Afin d’asseoir sa politique internationale hyper agressive et guerrière, il s’efforce de faire taire toutes les voix discordantes dans l’union nationale qu’il tente d’imposer, notamment autour de la COP 21 en interdisant toutes les manifestations initiées par la société civile. C’est ainsi qu’il faut analyser les affrontements de ce dimanche 29 novembre à Paris. Ils ne sont que la conséquence de l’interdiction de manifester formulée par les autorités, leurs donnant ainsi prétexte de réprimer les manifestant-e-s ayant osé braver l’interdiction et se retrouvant interpellé-e-s par dizaine, voire par centaines, sans compter les centaines de contrôles d’identités. La CNT exprime toute sa sympathie et sa solidarité à ces camarades, elle exige leur libération immédiate et qu’aucune poursuite ne les vise !

 En termes de politique étrangère, après avoir invité en janvier dernier les pires dictateurs de la planète, voilà que le président de la République s’en va avec son bâton de maréchal frapper à toutes les portes pour trouver ici des soldats, là des avions, dans l’objectif de former une coalition militaire internationale allant de Poutine à Bachar el-Assad, en passant par la Chine, l’Arabie Saoudite, la Turquie, le Qatar, ces pays de haut niveau en matière d’exigences démocratiques et de respect des droits de l’Homme. Mais il est vrai que la France a communiqué publiquement son intention de déroger à la Charte européenne des droits de l’Homme… Elle le fait déjà sur son sol en frappant son propre peuple et notamment ses classes populaires, pourquoi se gênerait-elle ailleurs ?

La CNT s’étonne du maintien de grandes manifestations sportives et des marchés de Noël ainsi que de l’ouverture des centres commerciaux – toutes activités générant de gros profits – alors que dans le même temps, les droits syndicaux, politiques et démocratiques sont menacés, voire déjà suspendus.

Fière de son histoire et héritière de celles et ceux qui ont participé aux combats pour la liberté tout au long de ces dernières décennies – de la résistance à la libération de Paris du joug fasciste, des luttes syndicales ayant permis l’amélioration des conditions de travail à celles pour les droits des femmes et de toutes les minorités – la CNT est solidaire de toutes les initiatives visant au maintien des libertés individuelles et collectives. Elle revendique le respect intégral du droit de manifester et de s’opposer à la politique du gouvernement ainsi que les droits d’expression et d’organisation. Elle appelle à s’opposer à l’application de l’état d’urgence en participant partout où cela est possible aux diverses initiatives populaires, syndicales, politiques ou associatives allant dans ce sens. Vaincre le fascisme vert de Daesh, bleu du FN ou rose du PS passe par le combat populaire pour le maintien des acquis sociaux et démocratiques, qui ne doivent pas sombrer ni vaciller dans cette période si trouble mais pourtant charnière quant à l’avenir de nos sociétés.

La CNT tient à réaffirmer ici sa plus totale solidarité avec les victimes des tueries du 13 novembre, tout comme avec celles et ceux qui subissent les fanatismes politiques et religieux de par le monde, en Turquie, au Liban, au Mali, au Kurdistan et ailleurs. Notre solidarité n’est pas et ne sera jamais nationale. Elle est internationale et cohérente entre nos désirs de vie ici et le respect de la vie des autres là-bas.

 La CNT.

Le communiqué en pdf ICI