Archives pour la catégorie Grèves

[Besançon] Tout.e.s en grève le 9 octobre

Contre Macron et son monde !

Pour une vie riche, pas une vie de riches !

Tout.e.s en grève le 9 octobre 2018 !

Manifestation à 10h30 Place de la Révolution

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[Besançon] Rapide compte-rendu de la journée du 22 mars

Au petit matin de ce jeudi 22 mars, voyageurs de la SNCF et automobilistes passant par la rue de Vesoul sont tombés sur un message court mais clair, afin de faire écho à cette journée de grève dans la fonction publique.

Entre 2000 et 2500 personnes – profs et personnels de l’éducation du premier et second degré, de l’ONF (bien bruyant avec leurs tronçonneuses) et des hôpitaux, etc – ont répondu à l’appel à la grève et manifesté dans les rues de Besançon.

Alors que le parcours avait été déposé plus d’une semaine à l’avance par les syndicats, la préfecture annonce la veille de la manif par voie de presse la fermeture du tunnel de la Citadelle dès 8h30 à grands renforts de CRS. Le but des autorités était clairement de chercher l’affrontement avec les manifestant.e.s à un endroit stratégique pour les forces de l’ordre.

Le cortège radical, auquel prit part la CNT25, fut dynamique et bruyant mais serré de près par une dizaine d’agents de la BAC.

A nous maintenant de faire du 22 mars un début d’une lutte prolongée.

[Besançon] Grèves et manifs les jeudis 15 et 22 mars

Une journée de grève dans l’éducation, mais aussi dans l’ensemble de la fonction publique, est prévue pour ce jeudi 22 mars.

Rendez-vous à 10h30 au parking d’Arènes.

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Une journée de grève est également prévue pour jeudi 15 mars : une Assemblée Générale inter-luttes se tiendra à 11h à l’amphi Donzelot (occupé) de la faculté de lettres, avant un départ en cortège à 13h30 pour rejoindre les salarié.e.s des EHPAD en grève qui se rassembleront devant le CLS Bellevaux (quai de Strasbourg)

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Ci-dessous le tract diffusé à l’UFR SLHS:

TOU.TE.S EN LUTTE CONTRE MACRON ET SON MONDE

« Ceux qui n’ont plus l’énergie de protester, ce sont eux qui m’intéressent »

Emmanuel Macron

Depuis son arrivée au pouvoir en mai 2017, Macron réforme le pays à grand pas pour satisfaire les requins de l’économie et se conformer aux exigences du monde impitoyable du travail, qui est en évolution constante : par exemple il y a dix ans, peu de monde pouvait envisager l’ubérisation de la société, où l’exploité devient lui-même son propre exploiteur, où nous sommes contraint.e.s de nous vendre chaque jour pour subvenir à nos besoins élémentaires.

A l’heure où le pouvoir macroniste fait passer ses lois anti-sociales en force, où celles et ceux qui luttent, qui n’acceptent pas cet état de fait subissent une répression sanglante, le moment est venu de s’unir et de prendre la rue en masse.

A l’heure où le gouvernement Macron précarise de plus en plus les différents secteurs de la société tels que ceux du ferroviaire, de la santé, de l’éducation, alors que la répression dispose de moyens toujours plus importants, il est plus que temps d’imposer un coup d’arrêt à ces politiques qui nous piétinent et nous trient.

A l’heure où le gouvernement Macron et ses laquais tentent de récupérer les révoltes de Mai 68 pour mieux les enterrer, faisons vivre à nouveau cet esprit de rébellion, de création et d’imagination, à l’université comme ailleurs.

Que ce soit au lycée, à la fac ou aux frontières, le pouvoir se plaît à renforcer une sélection qui ne donnent sa place et sa chance qu’aux plus privilégiés, tout en mettant la (future) main d’œuvre de l’économie en concurrence les un.e.s aux autres.

Contre le pouvoir de quelques-un.e.s, nous ne resterons pas bien sagement assis.e.s sur nos chaises lors des journées d’actions nationales des jeudis 15 et 22 mars. D’ailleurs, nous sommes parfaitement conscient.e.s que ce ne sont pas des grèves éparses qui feront plier le gouvernement : construisons un mouvement prolongé et autonome, c’est-à-dire de la base, en lutte sans médiation contre celles et ceux
qui nous gouvernent.

A la suite du blocage de la Faculté pendant deux jours avant les vacances, et suivant la décision de l’AG du 15 février qui a réuni plus de 200 personnes pendant plusieurs heures, l’Amphi Donzelot est occupé par les étudiant-e-s mobilisé-e-s et ouvert à tou-te-s. Il s’y tient des débats et des discussions, des cours ouverts, projections de films… La mobilisation ne faiblit pas : elle s’amplifie !

Il est plus qu’urgent de s’opposer ici et maintenant à ces lois votées par une poignée de bourgeois ( ?? pour la loi ORE) qui nous gouvernent. Contre la sélection à l’Université, les réformes ORE/Vidal/Blanquer, contre la sélection sociale et la dégradation de nos conditions d’étude et de travail, rassemblons-nous le 15 mars à 11h dans l’amphi Donzelibre pour décider ensemble de la suite de la mobilisation lors de l’AG, après quoi nous traverserons le centre-ville pour nous rendre à Bellevaux et rejoindre la manifestation des salarié.e.s en lutte dans les EHPAD.

Le 22 mars, tou.te.s en grève et dans la rue ! Rendez-vous à 10h devant la faculté des lettres et départ en cortège jusqu’au parking d’Arènes.

Refusons d’être le troupeau que l’on mène à l’abattoir… et n’oublions pas qu’ensemble, nous sommes de la dynamite !

 

Appel de la Coordination Nationale de l’Education du 17 février 2018

 Une Assemblée générale se tiendra  à la faculté de lettres mardi 27 février 2018 à 12h à l’amphi Donzelot

 


Malgré le début des vacances scolaires, la lutte contre les réformes en cours dans le monde de l’éducation ne s’arrête pas ! La CNE appelle notamment à de nouvelles journées de mobilisation les 22 février, 15 (grève dans les EHPAD) et 22 mars (aux côtés de toute la fonction publique et des cheminots pour cette date !).

La Coordination Nationale de l’Éducation, réunie le 17 février 2018 à Paris, exige l’abandon de la loi O.R.E., de la plateforme Parcoursup et de la réforme du baccalauréat, qui font système pour accélérer la mise en concurrence des lycéen.ne.s, des étudiant.e.s (avec ou sans papiers) et des établissements.
Au lieu d’ouvrir des places à l’université, le gouvernement fait le choix d’une sélection encore plus opaque et injuste qu’APB et ouvre la voie vers des lycées et des universités à deux vitesses. Parcoursup et ses prérequis interdisent le droit à l’erreur dans l’orientation des étudiant.e.s et préparent l’augmentation massive des droits d’inscription.

La CNE appelle à :

  • organiser des actions ponctuelles locales le 22 février ;
  • organiser des assemblées générales ;
  • participer aux manifestations et à la grève les 15 et 22 mars ;
  • faire obstruction aux réformes par tous les moyens légaux possibles :
  • dans les lycées : ne pas remplir les notes et appréciations dans Parcoursup ou mettre « Très favorable » à tout le monde ;
  • dans les universités : ne pas trier les étudiants ; ne pas remonter les prérequis.

Protégeons l’éducation publique gratuite pour toutes et tous de la Maternelle à l’Université !

[Besançon] Résumé de la manifestation du 16 novembre

Le 16 novembre, un peu moins de 500 personnes ont répondu à l’appel d’une journée de grève et de manifestation interprofessionnelle par l’intersyndicale (FO, CGT et SUD) contre les ordonnances Macron, qui précarisent encore un peu plus nos vies.

Le rassemblement était fixé à 11h place Flore.
Après ce rassemblement timide qui peinait à même bloquer le tram, la manifestation s’est élancée vers la permanence du député LREM, Eric Alauzet, en vue de la murer.
Les étudiants accompagnés de quelques libertaires derrière une banderole « on veut une vie riche pas une vie de riche » n’ont pu que constater l’épais cordon de policiers qui protégeait la cossue bâtisse cible de l’action éventée.
Les syndicalistes ont tout de même érigé symboliquement un mur à quelques mètres de la porte sur lequel ils ont écrit « la honte ».
Il n’y a pas de quoi être fier, en effet, du manque de mobilisation, de créativité, de conviction, mais la manifestation s’est déroulée tout de même, pour un retour calme et rapide place Flore et une dispersion sans conviction.
A l’avenir, il est plus que nécessaire de construire un mouvement par la base, en construisant la lutte depuis nos lieux de travail et d’étude, sans se contenter des journées de grève décrétées par les centrales.

Rappelons que l’État et le patronat ne comprennent qu’un seul langage : Grève, blocage, sabotage !

[CATALOGNE] POSITION DES SYNDICATS CGT ET CNT DE CATALOGNE ET D’ORGANISATIONS LIBERTAIRES OU ASSOCIATIVES :

NOUS CHOISISSONS DE LUTTER

Nous, syndicats, organisations et collectifs signataires voulons communiquer aux travailleuses* et à l’ensemble des classes populaires notre position face aux différents événements qui se produisent actuellement dans les rues de nos villes et villages.

Depuis quelques années, nous avons vu comment l’escalade des tensions d’un conflit, déjà ancien, a été exploitée pour rogner les droits fondamentaux de la population. Nous venons d’une tradition syndicale et politique qui, historiquement, a défendu les droits et les libertés de la classe opprimée et qui s’est emparée des rues quand il a fallu lutter pour arracher au pouvoir tout ce qui nous permet d’être les acteurs de notre présent et de notre futur.
Comme libertaires et comme part active du mouvement syndical, populaire et associatif de Catalogne, nous défendons toujours le droit à l’autodétermination des peuples – en commençant par le nôtre – que nous entendons comme un principe de base du confédéralisme, afin de rendre possible la coexistence humaine dans un régime d’égalité. Il est clair pour nous qu’aucune émancipation ne sera possible sans l’étape préalable d’élimination de la structure qui soutient l’inégalité, le capitalisme. Tant qu’il n’en sera pas ainsi, les conditions de vie de la classe laborieuse continueront d’être écrasées par une oligarchie espagnole et catalane qui, au coude à coude, impose contre-réformes du travail et réductions des droits sociaux.

Ceci dit, nous voulons dénoncer la militarisation et la répression que nous impose l’État espagnol qui, montrant sa face la plus brutale et autoritaire, veut imposer sa volonté jusqu’aux ultimes conséquences. Nous avons toujours été contre ceux qui ont voulu militariser la Catalogne – et quelque autre territoire que ce soit – pour s’opposer aux grandes revendications populaires ou à tout désir d’émancipation sociale.

Nous nous opposons à la répression de l’État parce que nous l’avons subie de manière systématique et continue dans nos propres corps, dans la rue et dans les entreprises. C’est pour cela que nous voulons dénoncer aussi la nature répressive de la Généralité de Catalogne elle-même qui, ces dernières années, a poursuivi, cogné, arrêté et emprisonné toutes celles qui n’ont pas détourné le regard quand les droits civils et humains du peuple étaient piétinés. Nous n’oublions pas comment les Mossos d’esquadra [police de Catalogne] nous délogeaient de la place de Catalogne, portaient plainte et emprisonnaient des syndicalistes, nous poursuivaient pour avoir participé à la mobilisation qui cernait le Parlament [Parlement de Catalogne] quand on y rognait nos droits sociaux, qu’au moyen de macro-déploiements policiers, ils nous arrêtaient et emprisonnaient, comme dans les récentes opérations Pandora [vaste rafle policière dans les milieux libertaires], ou même tuaient et mutilaient [référence notamment à une interpellation « qui a mal tourné » dans le quartier du Raval à Barcelone]. Ainsi donc, nous ne permettrons pas que quiconque nous prenne ce qui nous appartient, quel que soit son drapeau.

Pour nous, l’autodétermination et l’émancipation de nos villages et de nos villes ne peut se circonscrire à un cadre territorial déterminé. La liberté collective ne sera possible que par l’action décidée du peuple et des travailleuses face à un État et des élites politiques qui maintiennent des structures antisociales, hétéro-patriarcales et oppressives, également défendues par certains secteurs de ce que l’on appelle souverainisme catalan.

L’autodétermination et l’émancipation ne seront possibles qu’au travers de l’action insoumise des opprimées, qui englobe la défense et l’amélioration de leurs conditions matérielles de vie. La socialisation des moyens de production et de la richesse ; l’élimination de toutes les formes d’oppression, comme l’hétéro-patriarcat et ses différentes structures de pouvoir, aussi bien explicites qu’implicites ; la plus large liberté de décision et participation au travers de l’action directe et l’autogestion : c’est cela qui nous rendra réellement libres.
Ainsi donc, nous pensons que c’est le peuple, constitué comme sujet politique et de classe, qui doit servir de base pour n’importe quel changement social important et, par conséquent, nous nous réjouissons du développement des organisations populaires de base pour pratiquer la désobéissance et faire face au contexte autoritaire existant. Nous voulons que cette attitude de désobéissance et d’affrontement à l’autorité dépasse la situation actuelle et s’oriente contre toutes les injustices auxquelles nous sommes soumises.
Pour toutes ces raisons, nous appelons les travailleuses de Catalogne à participer aux mobilisations en défense de nos droits et libertés et, de manière très spéciale, à participer de manière massive à la grève générale convoquée pour le 3 octobre. Parce que l’esprit combatif qui parcourt ce lieu de la Terre ne pliera pas si facilement, parce que nous sommes classe travailleuse et voulons décider de tout, c’est l’heure de sortir dans la rue, c’est l’heure de lutter.

– CGT Catalogne – CNT Catalogne et Baléares- Negres Tempestes – Embat, organisation libertaire de Catalogne- Heura negra, assemblée libertaire de Vallcarca- Oca Negra, assemblée libertaire del Clot – Camp de l’Arpa- Solidaridad Obrera