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[Besançon] La répression d’État continue plus d’un an après l’action contre la sélection en master ! Rassemblement devant la fac de lettres mercredi 2 mai à 13h30

[Texte lu lors de l’Assemblée Générale de la fac de lettres de ce mercredi 25 avril. Une motion de soutien et un appel à se joindre au rassemblement ont également été votés.]

La répression d’État continue plus d’un an après l’action contre la sélection en master !

2ème volet – l’État n’en a pas fini avec son acharnement : après les comparutions du 8 mars dernier, six personnes doivent comparaître devant le tribunal correctionnel pour l’occupation du conseil d’administration de l’université du 14 février 2017. Les chefs d’inculpation vont de « dégradations en réunion », « rébellion » jusqu’à « séquestration » pour trois d’entre eux. Leur but était alors d’empêcher les directions d’universités de voter, dans l’ombre des salons, le renforcement de la sélection en master.

Ainsi, la procureure générale de Besançon, Edwige Roux-Morizet, s’acharne à vouloir traîner devant la justice plusieurs personnes ayant participé à cette action. Au moment des faits, elle avait qualifié les occupant.e.s de « terroristes » : pourtant, ce type d’action s’est (re)produit dans d’autres universités à la même période et n’a non seulement pas été qualifié de « terroriste » mais n’a, de plus, pas été réprimé avec la même violence, ce qui prouve le caractère disproportionné de ce procès. Comble de l’ignominie et de la mythomanie, la procureure avait osé parler d’une direction « séquestrée » et d’un élu du Conseil d’Administration « molesté », versions contredites par de multiples témoignages d’autres membres présent.e.s.

Cette répression judiciaire n’aurait pas eu lieu si plusieurs membres du conseil d’administration présent.e.s ce jour-là n’avaient pas porté plainte. En effet, aux côtés d’autres membres du conseil d’administration tel.le.s que la vice-présidente Woronoff ou encore Frédéric Muyard, André Mariage, le doyen de la faculté de lettres, s’est empressé. de déposer plainte contre ses propres étudiante.s, en étant parfaitement conscient des suites judiciaires que ça engendrait au vu de la situation (comme par exemple, la surexposition médiatique de l’affaire).

Cette action du 14 février 2017 s’inscrivait alors contre la logique de tri social à la fac. Tandis qu’aujourd’hui, un mouvement social de grande ampleur secoue de nombreuses universités pour ces mêmes raisons, il s’agit, pour l’État, de justifier non seulement le battage médiatique orchestré par la procureure à grands coups de déclarations sensationnelles, mais aussi d’entraver la lutte actuelle à l’université.

Quand l’État s’acharne sur certain.e.s d’entre nous, c’est l’ensemble du mouvement qui est ciblé !

Bien que la comparution de ce 2 mai à 13h30 ait été reportée, rassemblons-nous devant la faculté de lettres rue Mégevand, même jour même heure, pour pointer la responsabilité de cet acharnement judiciaire de la part des membres du conseil d’administration de l’UFC, et notamment celle du doyen de l’UFR SLHS, André Mariage.

Restez informé.e.s quant à la date de la prochaine comparution !

[Répression] Solidarité face à Pol(ic)e Emploi !

Suite à une action dans un Pôle emploi du XIe arrondissement de Paris le 20 mars dernier, trois syndicalistes de la CNT passent en jugement le 22 juin.

Le 20 mars dernier le syndicat CNT Culture-spectacle a organisé dans un cadre interprofessionnel une action syndicale au Pôle Emploi du 11e arrondissement de Paris. La CNT entendait dénoncer le mépris et la stigmatisation des chômeurs qui est à l’œuvre dans le débat public. Une permanence syndicale sauvage s’est organisée à l’intérieur des locaux permettant d’échanger autour d’un café avec les chômeurs présents, de les informer sur leurs droits et sur les recours possibles face aux radiations, aux trop-perçus ou aux difficultés d’inscription. Notre intervention a permis de résoudre un cas de décision arbitraire de Pôle emploi dans un dossier de trop perçu. Sous la pression, la direction a reçu une usagère, accompagné par deux militants. Nous avons permis à cette jeune femme de constituer un dossier de recours devant la commission paritaire qui a décidé le lendemain de l’action d’annuler sa dette et de pouvoir ainsi mener à nouveau une vie normale débarrassé de la menace des huissiers.

Nous diviser pour mieux nous contrôler

La solidarité mis en œuvre ce jour là, est la hantise du Pôle Emploi. En effet, la direction du pôle emploi donne pour consignes en cas d’action ou d’occupation d’appliquer des directives strictes invitant les responsables locaux à appeler la police, fermer l’agence et invoquer le droit de retrait des agents. Derrière ces procédures, l’objectif de fermer des espaces de discussion collective entre usagers mais également avec le personnel se double d’une volonté de division. En brandissant la menace du blocage, le Pôle Emploi entend monter les usagers les uns contre les autres et tuer dans l’œuf tout début de contestation collective. Lors de cette action, la direction locale du Pôle emploi a appliqué à la lettre cette méthode. Trois camarades qui revendiquaient davantage de justice sociale ont été interpellés et inculpés après avoir subi l’agression physique d’un usager qui a frappé une adhérente qui participait pacifiquement à l’action.

Police emploi est l’arme du capital

Nous tenons à rappeler que les chômeurs sont les premières victimes de la crise provoquée par les politiques libérales et les rétablir dans ce statut consiste à dénoncer les discours politiciens dégueulasses qui chercheraient à les faire passer pour des profiteurs, des fainéants, des parasites sociaux… Les parasites, les profiteurs ce sont eux : boursicoteurs, grands patrons aux salaires démentiels, banques, politiciens véreux… qui utilisent le chômage et la précarité comme une arme pour nous diviser, diminuer les salaires et dégrader nos conditions de travail.
Pour en finir avec ces logiques infernales de culpabilisation, de flicage et de division nous appelons les chômeurs, les précaires et les salariés à s’unir contre la répression et à imposer une véritable répartition des richesses.

Nous exigeons la relaxe des trois syndicalistes qui passeront en jugement le 22 juin 2012 et appelons à venir les soutenir lors de l’audience à la 29eme chambre correctionnelle de paris à 9h.

La CNT invite le plus grand nombre :

-le vendredi 22 juin à 9h à la 29eme chambre correctionnelle du Palais de Justice de Paris (metro cité).

-le samedi 30 juin à 20h au 33 rue des Vignoles pour une soirée de solidarité (concert de ZEP et SUB-Urbain) aux 3 syndicalistes.

Premiers signataires : CNT-RP, CNT-Syndicat de Travailleurs et Précaires 77, Union Locale CNT Chelles & Marne la Vallée, CNT Santé Social RP, CNT-Syndicat Unifié du Bâtiment, Union Syndicale Solidaires 93, SUD Santé-Sociaux 93, SUD-Solidaires Pôle Emploi Ile de France,SNU pôle emploi idf, Droit Au Logement, Collectif de chômeur-se-s et précaires de Lille (CCPL 59), CIP-IDF, La Coordination Révoltée des Invisibles Solidaires Enragé-e-s (C.R.I.S.E) à Nancy, Réseau Stop Précarité, Recours radiations, Alternative libertaire, Fédération Anarchiste, Nouveau Parti Anticapitaliste Paris…

Le Secrétariat Relations Médias de la CNT

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