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[Besançon] Solidarité face à la répression – Mercredi 31 mai à partir de 9h30 devant le TGI

Solidarité face à la répression !

Solidarite31maiCette année 2016-2017 a vu un déferlement répressif à l’encontre des luttes sociales et de celles et ceux qui n’entendent pas se résigner au rouleau-compresseur du capital et de l’Etat. Que ce soit contre l’austérité à l’université, ou bien dans la rue et devant les lycées contre la mascarade électorale, il existe encore des individus qui refusent d’abdiquer en se faisant entendre dans la rue et leurs lieux de travail et d’étude.

Ainsi, ce mercredi 31 mai 2017, quatre personnes seront déférées devant le TGI de Besançon pour leur participation à ces luttes :

Pour l’occupation de la Maison de l’Université du 22 novembre, un étudiant est inculpé pour « intrusion ; outrage et violence aux forces de l’ordre ; refus de prélèvements d’empreintes et d’ADN ». Cette action visait à empêcher la tenue du Conseil d’Administration de l’Université, qui s’apprêtait alors à voter des mesures d’austérité (suppression de filières, diminution d’heures de cours à l’UFR SLHS). Ce jour-là, plusieurs centaines de personnes ont investi le hall d’entrée du bâtiment. Un groupe d’étudiant.e.s a tenté de monter à l’étage pour empêcher le vote, mais les policier.e.s sont intervenu.e.s violemment, n’hésitant pas à frapper sur les doigts d’une étudiante suspendue dans le vide à coups de matraque. La répression à la fac de lettres a franchi un nouveau palier le 14 février 2017, lorsqu’une vingtaine d’étudiant.e.s a fait irruption dans cette même salle de réunion afin d’empêcher le vote entérinant la sélection en master. Le président de l’UFC, Jacques Bahi, a eu recours aux forces de l’ordre, qui ont déboulé à une quarantaine pour expulser et placer en garde à vue (allant jusqu’à 24h pour la plupart et jusqu’à 45h pour les deux soi-disant « meneurs ») ces récalcitrant.e.s à la marchandisation de l’université. Des poursuites judiciaires sont également à prévoir.

Dimanche 7 mai, peu de temps après la dispersion de la manif « contre la mascarade électorale » à l’occasion du 2ème tour des élections présidentielles, deux manifestants ont été arrêtés par la police puis placés en GAV pour 24h. Ils sont poursuivis pour des « dégradations » sur des banques.

Enfin, lors du blocus au lycée Pasteur contre « la mascarade électorale » mardi 9 mai, une lycéenne a été arrêtée puis emmenée au poste pour « outrage et violences à l’égard des forces de l’ordre ». Son tort ? Avoir pris la défense d’une de ses potes prise à partie par les policier.e.s (insultée et bousculée).

Toutes et tous devant le TGI (rue Mégevand, en face de la mairie) mercredi 31 mai dès 9h30 pour montrer notre solidarité avec les quatre personnes inculpées !

La répression ne fera jamais taire la rébellion ! La solidarité est notre arme !


Par ailleurs, un militant libertaire bisontin est poursuivi pour « diffamation » à l’encontre d’un responsable des expulsions de sans-papiers à Besançon, le secrétaire général de la préfecture du Doubs, Jean-Philippe Setbon. Il passera en procès le mercredi 7 juin pour avoir publiquement dénoncé la politique inhumaine de la préfecture du Doubs à l’encontre des migrant.e.s sur le blog du « Libertaire Bisontin » (plus d’infos sur https://lelibertairebisontin.wordpress.com et sur https://nantes.indymedia.org/articles/35853).

Affichons notre solidarité et soyons présent.e.s au TGI ce mercredi 7 juin à 13h30.

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[Besançon] Contre la mascarade électorale, prenons la rue ! (Dimanche 7 mai à partir de 20h place de la Révolution)

Nous relayons l’appel de « Génération Ingouvernable Besançon », qui appelle à manifester le soir du 2ème tour des élections présidentielles à partir de 20h place de la révolution.

NI LEPEN NI MACRON, NI PATRIE NI PATRON – REVOLUTION !

Le tract A5 au format PDF

[Tract du 1er mai libertaire] De l’abstention à l’anarchie

S’abstenir, oui mais pourquoi ?

	Face au manque de confiance de plus en plus évident, envers le système politique en place, de plus en plus de gens, conscient.e.s chacun.e à leur façon, s'abstiennent d'aller voter. Même si le discours républicain, omniprésent, décrit les "abstentionnistes" comme des feignants ou des irresponsables désintéressés, nous savons que beaucoup de celleux qui refusent d'élire ont une réelle conscience politique. Que ce soit par écœurement de la "politique politicienne" (promesses, mensonges, opportunisme carriériste, affaires judiciaires et autres frais de bouche indécents) et / ou par une forme de lucidité motivée par un idéal politique, comme l'anarchie, les raisons de ne pas se soumettre au jeu électoral sont multiples.
	En tant qu'anarchistes, nous n'oublions pas que l'abstention, loin d'apporter une solution immédiate, reste néanmoins une façon de ne pas donner son accord, son adhésion à cette forme d'organisation politique qu'est la démocratie dite "représentative". En effet, moins le taux de participation au scrutin est élevé, moins les candidat.e.s, quel que soit leur score, se trouveront légitimes dans leur tentative de prendre le pouvoir.

Donc on ne vote pas, mais après ?

	L’abstention est loin d'être une fin en soi, c'est un moyen d'expression contestataire, mais pas un moyen concret d'avancer. Si nous, anarchistes, refusons pour la plupart de voter, c'est parce que, à l'opposé de la démarche électorale, nous préférons lutter par nous-mêmes, de façon concrète et active. Le temps et l'énergie que nous investissons quotidiennement dans des mobilisations contestataires et / ou solidaires, représentent à nos yeux la meilleure résistance possible contre le capitalisme, tout en démontrant dès aujourd'hui qu'une organisation autogestionnaire est possible, en plus d'être souhaitable. Pour nous, cet engagement est bien plus efficace et prometteur pour l'avenir, que ne peut l'être l'élection d'un chef, aussi bien d'un point de vue politique que pour des avancées concrètes dans nos vies personnelles.
	Nous pensons que la libération des individu.e.s et l'égalité sociale ne s'obtiendront que par les luttes solidaires des classes dominées. Les congés payés, la limitation du temps de travail hebdomadaire, le salaire minimum, les systèmes de solidarité comme le financement des retraites, sont quelques exemples de droits acquis suite à de nombreuses luttes. L'Etat-providence n'est pas un cadeau que nous auraient fait les dirigeants, par altruisme ou philanthropie. Il n'existe que parce qu'il a aidé à contenir les révoltes.

 Alors on fait la révolution, mais après ?

	Nous ne prétendons pas avoir de solutions toutes faites et toutes prêtes, qu'on diffuserait comme une vérité dogmatique. D'ailleurs, une telle attitude s'apparenterait bien plus à l'approche des partis politiques, voire à celle de la "mouvance"conspirationniste.
Nous pensons que l'expérimentation est un principe nécessaire à une progression politique et sociale, sur des bases autogestionnaires. Nous la développons déjà quotidiennement dans les organisations de nos groupes, syndicats, squats, et dans nos relations humaines en général.

Donc l'autogestion c'est quoi ?

	La forme d'organisation sociale et politique que nous promouvons repose sur le principe d'horizontalité (absence de hiérarchie), indispensable pour traiter toute personne de façon égalitaire, et nous préserver du pouvoir qui découle des statuts de "supérieur.e.s". Un autre élément central est l'exigence d'une participation des individu.e.s dans le processus de prise de décisions, au sein d'assemblées générales (discussions collectives), afin de ne pas abandonner ce droit et ce devoir à d'autres. 
Un des principes fondamentaux de l’autogestion est aussi que tout mandat soit impératif et révocable. C'est à dire que quand quelqu'un est élu, c'est pour une tâche bien précise qu'il ne peut pas outrepasser, et que la personne peut être démise de son mandat à n'importe quel moment, si on estime qu'elle ne fait plus ce qu’on lui a demandé.
	C'est un des gros défauts dans l'organisation électorale que nous contestons : donner tout le pouvoir à une personne pendant cinq ans, sur la base d’un programme qui ne nous convient déjà pas au départ, et que rien ne l'oblige à mettre en application par la suite.
	Selon nos principes de base, toutes les décisions sont prises en assemblées générales, assemblées auxquelles tout le monde a le droit de participer, et a exactement les mêmes droits et les mêmes pouvoirs que tou.te.s les autres. Certes, on choisit quelques personnes au début de chaque assemblée pour former un bureau chargé d'organiser les discussions, mais justement, avec un mandat impératif et révocable. Nous considérons que c'est sur ces bases-là qu'on peut parler de démocratie.
Ok, mais comment on s'organise dans l'espace ? Si il n’y a plus d'État, il n’y a plus de pays ?

	Par le fédéralisme, sans pour autant reproduire le système suisse ou américain. Par exemple, on pourrait très bien construire une société dans laquelle différents groupes se réuniraient en assemblées générales. Les principaux axes de regroupement seraient les lieux de production et les lieux de vie (quartiers, villages), mais on peut très bien en imaginer d'autres. Chaque personne concernée par sa propre situation (en tant que travailleur/euse, habitant.e ou n'importe quel autre critère d'appartenance posant un problème social) pourrait alors s'exprimer et prendre part aux décisions qui impacteront ensuite ses conditions de vie. Entendu de cette façon, le travail serait radicalement différent de ce qu'il est aujourd'hui pour la majorité des gens, c'est à dire un monde où règnent la pénibilité, la peur, l’égoïsme, le harcèlement sexuel, et le manque d'utilité et donc de reconnaissance sociale.
	Nous sommes tout à fait conscient.e.s qu'une fois que le capitalisme sera détruit, il faudra quand même bien produire de quoi vivre. Mais l'avantage du modèle d'organisation que nous défendons, c'est que tout le monde pourra participer aux décisions d'investir, ou pas, nos forces de travail dans telle ou telle ressource ou telle ou telle cause jugée utile et prioritaire.
Ces assemblées locales pourront se concerter dans des assemblées régionales, avec ces fameux mandaté.e.s impératifs et révocables, qui pourront à leur tour mandater et se concerter dans des assemblées elles mêmes à plus grande échelle, c'est à dire nationales, continentales, voire mondiales… sans que le pouvoir sur les décisions ne passe dans les mains de quelques-un.e.s.

Super principe, mais ça ne risque pas de prendre beaucoup de temps ?

	Si, en effet ce système demande nettement plus de temps. Mais si on veut tou.te.s avoir notre part de pouvoir pour réellement peser dans l'organisation collective et avoir notre légitime "part du gâteau", il faut
s'investir beaucoup plus que de mettre un papier dans une boite tous les cinq ans. Par exemple, si le pouvoir était réparti équitablement, on ne dépenserait pas toutes ces forces à construire des produits de luxe pour les riches. Qui, à l'heure actuelle, peut s'acheter une porsche? Qui se déplace fréquemment en avion au point de vouloir construire un nouvel aéroport comme celui de Notre Dame des Landes? 
La haute bourgeoisie ou les "très très riches", en possédant la plus grande partie du capital, orientent la production dans les secteurs qui les intéressent et qui génèrent le plus de profits, même si cela passe par des guerres ou un recul de nos conditions de vie. 
	Dans une société libertaire, l'obsolescence programmée, qui consiste à prévoir un dysfonctionnement inévitable afin de créer une panne et contraindre les gens à racheter de nouveaux biens de consommation, n'existerait tout simplement pas. Nous produirions utile et efficace pour que personne ne manque de rien de fondamental. En sélectionnant ainsi nos priorités sociales et économiques, on pourrait dégager suffisamment de temps pour nous consacrer à une vraie citoyenneté. Cet élan citoyen devrait nécessairement s'accompagner d'une refonte de l'école, laquelle laisserait une place importante pour une réelle instruction civique des enfants et des adolescent.e.s, orientée vers l’apprentissage de la réflexion politique et de l’organisation collective.

Voici quelques principes de base théorisés, et surtout utilisés concrètement, par les anarchistes depuis maintenant plus d'un siècle. Nous ne sommes pas contre tout, nous n'allons pas manifester ou organiser des  actions juste pour le plaisir de caillasser quelques flics (même si ça peut largement se comprendre) ; nous avons un projet concret derrière tout ça, trop souvent occulté par les partis politiques, les médias et aussi par les groupes non libertaires avec qui nous sommes alliés sur certaines causes. C'est pourquoi nous prenons aujourd'hui la peine d'expliquer quelques-uns de ces principes qui définissent l'anarchie, trop souvent ignorés des gens lorsqu'on leur parle de ce mouvement politique.

Et si je veux essayer tout ça, ou si je veux en savoir plus, je fais comment ?

Différents groupes anarchistes publient et vendent des journaux, des livres, mettent des documents et des ressources à disposition, organisent des rencontres, des projections, des discussions ou simplement des permanences. Si tu es intéressé.e, tu peux t’adresser à la librairie L' Autodidacte, située place Marulaz à Besançon, lors de ses permanences.

 
Vive la révolution, vive l'autogestion, vive l'anarchie !!!

[Besançon] 4 mars : Manif contre toutes les frontières – 17h place de la Révolution

aff4marsdefSi des êtres humains fuient leurs pays d’origine pour se retrouver sur les routes de l’exil, puis aux frontières et dans les rues des métropoles partout en Europe, c’est pour échapper à la misère et à la mort. Bien qu’ils aient tous leurs propres raisons de migrer, c’est rarement par enthousiasme qu’ils se lancent dans un inconnu dangereux, où ils se retrouvent entre autres confrontés au harcèlement policier et aux galères administratives pour leurs demandes d’asile.

Depuis la fin de l’été 2016 à Besançon, la préfecture du Doubs se fait remarquer par son harcèlement permanent envers les sans-papiers : les avis d’expulsion sont distribués à la pelle contre des enfants et leurs familles, comme ce fut le cas à la veille de la rentrée scolaire. En réaction, des actions de soutien ont été organisées par des personnes solidaires et des opposants aux frontières. La réponse de la préfecture ne s’est pas fait attendre et, début octobre, les policiers ont perquisitionné le domicile de deux personnes solidaires puis les ont placées en garde-à-vue, en prétextant la parution d’un article dénonçant la politique immonde de Jean-Philippe Setbon, en charge des rafles et expulsions à Besançon : comme en atteste la « palme des déportations » décernée à la préfecture du Doubs par la CIMADE (organisme humanitaire qui pourtant veille à l’incarcération « humaine » des migrants en attente d’expulsion). Alors qu’en plein hiver la mairie chasse les migrants en installant des plots en béton sur des abris de fortune, des personnes solidaires occupent depuis début décembre un appartement de plus 150 m² vide depuis sept ans, dans lequel est hébergée toute personne à la rue qui le souhaite, avec ou sans-papiers. Au cours du mois de janvier, un deuxième squat a même été ouvert.

En quête d’un contrôle toujours plus renforcé sur la population, l’État en arrive à instaurer le délit de solidarité. Dans la vallée de la Roya (Alpes-Maritimes), de nombreux habitants sont poursuivis par les appareils répressifs de l’État (police, armée, justice) pour avoir hébergé ou transporté des migrants. La police aux frontières inspecte les trains en direction et en provenance des États limitrophes (Suisse, Belgique, Angleterre, Italie) pour débusquer celles et ceux qui s’affranchissent des papiers d’identité et des frontières ; l’armée, dont le champ d’intervention s’élargit sur l’ensemble du territoire national avec les pérennisations de l’état d’urgence et du plan « vigipirate », est surtout déployée aux frontières (avec l’Italie notamment) pour leur mener la chasse ; à Calais, l’expulsion de la « jungle » a aussi marqué une étape dans le nettoyage ethnique et social de cette ville qui, à en croire les bourgeois locaux, subit un préjudice économique à cause de ces campements sauvages. Nous en venons au fait : l’argent importe plus que le sort de milliers d’êtres humains. Ces mêmes humains qui fuient les catastrophes industriels d’AREVA ou de Total dans leurs pays, ainsi que l’exploitation de leurs ressources et de leur force de travail au profits des pays plus développés. La boucle est bouclée.

Nous ne voulons plus nous restreindre à faire du cas par cas, à défendre tel jeune étudiant débouté de sa demande d’asile en France ou telle famille parce que « avec enfant scolarisé ». Nombreux sont les cas semblables inconnus dont beaucoup de monde se fout. Le climat délétère instauré par les États et leurs frontières mérite une riposte globale de notre part. C’est pourquoi nous appelons à manifester samedi 4 mars 2017 à 17h place de la Révolution.

No Border No Nation, Stop Deportation !

Le tract au format PDF

Ils sont arrivés près de chez vous…

Au sujet de l’implantation des catholiques intégristes de la « Fraternité Saint-Pie X » au cœur de la boucle.

spxLorsqu’on parle de fanatisme religieux aujourd’hui, beaucoup se figurent DAESH et les islamistes radicaux: ces assassins qui frappent aux quatre coins du monde, de l’Irak au Mali pour « venger Dieu des mécréants ». Ces soldats du Sacré voient aussi l’Occident « impur et décadent » comme une cible de choix pour semer la terreur parmi la population. Mais toutes les religions ont leurs extrémistes qui usent de la violence pour faire régner la terreur au nom du Ciel.

Pourtant, d’autres fanatiques religieux existent et, même si on entend beaucoup moins parler d’eux, ils ont toujours été ancrés sur le territoire national. Leur présence n’y est pas moins néfaste. Parmi les divers courants présents chez les catholiques, on retrouve la société de prêtres catholiques traditionalistes appelée « Fraternité Sacerdotale St-Pie X », fondée en 1970 à Mezingen (Suisse) qui se réclame de Monseigneur Lefebvre et regroupe en son sein les intégristes qui rejettent le Concile Vatican 2 de 1965. Ce texte de l’Église, qui marque l’abandon entre autre du prosélytisme religieux et adopte l’œcuménisme (unité et dialogue entre chrétiens : catholiques, orthodoxes et protestants), est avant tout une réflexion interne propre aux catholiques qui pour nous n’a pas vraiment d’importance, si ce n’est qu’elle nous permet de comprendre de manière un peu plus approfondie l’organisation intégriste St-Pie X.

Aujourd’hui, cette organisation milite contre la contraception, l’avortement, le mariage gay et plus généralement l’homosexualité… Régulièrement, elle s’accapare la rue pour prier, la plupart du temps contre l’accès à l’IVG, sous la bienveillance des autorités (que ce soit lors des rosaires « SOS TOUT-PETITS » ou lors de l’évacuation de l’église Sainte-Rita à Paris en août 2016, bâtiment occupé par des militant-e-s d’extrême-droite, lors de laquelle un néonazi qui faisait le service d’ordre a violemment agressé un passant). De plus, ces cul-bénis exercent une pression sur le personnel médical qui pratique les avortements, tout comme sur les femmes qui cherchent à y avoir accès. Leurs intimidations vont jusqu’à des opérations commandos dans les centres hospitaliers et des menaces physiques envers les personnels soignants. Au nom de leur divinité, ils imposent leur logique de reproduction aux femmes, y compris celles qui sont victimes de viol (pour ces réacs, si une femme se fait violer, elle est jugée autant responsable, voire davantage, que le prédateur sexuel lui-même), en les dissuadant d’avorter. Vis-à-vis des hommes et de la société, la femme se doit d’être dévouée, servile et un moyen de procréer (« le plaisir, c’est pêché »). Ils se sont illustrés aussi en menant des campagnes de sabotage de distributeurs de préservatifs, ou encore d’expositions artistiques qu’ils jugent « blasphématoires ». Pour résumer, ces intégristes à la logique destructrice s’opposent à nos libertés (sexuelles, de mœurs…) acquises grâce aux luttes passées (que le mouvement de Mai 68 a clairement participé à amorcer).

Si l’on revient sur l’histoire des intégristes de la Fraternité Saint-Pie X, on peut constater que leurs prédécesseurs ont protégé d’anciens collaborateurs du régime nazi : Paul Touvier, milicien recherché après 1945 pour « crimes contre l’humanité », a été caché par « l’ordre des chevaliers de Notre-Dame » jusqu’en mai 1989, date de son arrestation dans le prieuré St-Joseph de Nice et Jean-Pierre Lefevre, secrétaire général de la Fraternité Notre-Dame-de-la-Merci et ancien de la Division « Charlemagne » (Waffen-SS), finançait la cavale du collabo Touvier. Tout naturellement, ce sont aussi des nostalgiques du régime de Pétain, puisqu’ils se rendent chaque année sur l’île d’Yeu pour se recueillir sur sa tombe. Le 22 septembre 2007, l’abbé de Cacqueray « compare le combat du maréchal Pétain pour la France à celui de Mgr Lefebvre pour l’Église. ». On peut aussi se remémorer les propos antisémites et négationnistes à la télévision suédoise le 1er novembre 2008 d’un des quatre évêques de la FSSPX, Richard Williamson : « Je ne crois pas qu’il y ait eu des chambres à gaz. Je crois que 200 000 à 300 000 juifs sont morts dans les camps de concentration, mais aucun dans des chambres à gaz ». La liste est bien top longue pour répertorier tous les propos répugnants de ces culs-bénis. Il s’agit juste d’en donner un petit aperçu général.

Si on prend le temps de revenir sur cette organisation catholique, c’est bien parce qu’elle vient de racheter pour la somme de 270.000 euros une ancienne chapelle (appelée « chapelle des Visitandines ») qui servait encore il y a peu d’amphis pour la faculté de lettres de Besançon. Pour ces partisans du « droit naturel » – comprendre la loi de leur Dieu – et d’une « France catholique », ce bâtiment situé dans le centre-ville (au 5, rue Sarrail), sera destiné à la pratique de leur culte et à la diffusion de leur idéologie moisie. Ceci marque une nouvelle étape quant à leur volonté de gagner en visibilité et en influence (ou plutôt en nuisance) à Besançon, puisqu’ils ont également domicile au 14, rue Lyautey dans le quartier Saint-Claude. A l’annonce de l’acquisition de leur nouveau lieu au début de l’été 2016 en plein cœur de Besançon, la riposte ne s’est pas faite attendre : des anonymes déterminés sont allés signifier leur hostilité à ces moralisateurs en soutane par du sabotage et des slogans antifascistes et anti-religieux inscrits à la peinture sur leurs façades, au centre-ville comme à Saint-Claude. Depuis, ils ont opté pour l’installation d’une caméra filmant l’entrée principale de la chapelle. Cependant, en ce début de mois de décembre, il semblerait qu’ils n’aient pas encore trouvé les fonds nécessaires pour réaliser les travaux de réhabilitation.

En Franche-Comté, la société de prêtres intégristes est présente un peu partout : à Cressia et aux Rousses dans le Jura ; à Cravanche dans le Territoire-de-Belfort ; elle a aussi pignon sur rue dans la capitale bourguignonne au 4, rue Pierre Thévenot (Dijon).

Leur implantation ne peut laisser personne indifférent, car leur ordre moral est incompatible avec la liberté et l’émancipation de tout individu.

Alors voisin-e-s, habitant-e-s du quartier ou non, tenez-vous informé-es et rejoignez-nous pour marquer votre refus face à ces fanatiques en soutanes !

Reprenons le chemin de la lutte ! Manif les 24 et 31 mars

Contre la « loi travail » et pour des conditions de vie décentes

Manif jeudi 24 mars – 11h, Place de la Révolution – Besançon

Manif jeudi 31 mars – 11h, Esplanade des droits de l’Homme – Besançon

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Reprenons le chemin de la lutte !

logo-chat-cnt-cercleManuel Valls aura au moins eu une bonne idée, il est temps de changer le nom du parti socialiste, celui-ci n’a en effet plus rien de social. Sur tous les plans (stigmatisation, politique sécuritaire, régressions sociales) le PS aura montré qu’il était aussi nuisible que la droite, voire plus. On appréciera aussi la compromission des « organisations de gauche » de la « société civile » qui n’ont pas bougé le petit doigt face à la politique réactionnaire du gouvernement.

Cette politique cible particulièrement le code du travail.

Après « l’Accord national interprofessionnel », le « Pacte de responsabilité », la « loi Macron », c’est au tour du projet de loi « El Khomri » de supprimer nos droits. Fractionnement du repos journalier, assimilation de l’astreinte au repos, remise en cause de la majoration des heures supplémentaires, licenciements facilités, plafonnement des indemnités prud’homales… La liste des mesures anti-sociales est longue. Mais au delà de ces points précis, c’est la philosophie générale du code du travail qui est en train de changer. Tous les nouveaux articles sont suivis de la mention « sauf accord de branche ou d’entreprise ». On s’oriente vers un droit du travail morcelé, fait au cas par cas en fonction des besoins des entreprises. On entend déjà le discours du patron à ses salarié-es : « Bon, ça va pas fort en ce moment. Soit vous me signez cet accord, soit je ferme la boîte. » Nous ne défendons pas une vision centraliste et légaliste, pas plus qu’un code qui ne nous protège pas de l’exploitation patronale, mais nous refusons que ceux qui vivent de notre travail puissent déroger par le chantage aux droits durement conquis.

Le bilan du gouvernement et de la gauche en général est affligeant, y compris cette gauche « d’opposition » incapable de proposer autre chose que toujours plus d’Etat et de bureaucratie. Mais il faut se poser une autre question, qu’avons nous fait, nous tous et toutes, pendant ce temps ? Alors que les banques, à l’origine de la crise, se gavent à nouveau grâce à des taux directeurs* au plus bas, alors que l’Etat récupère sur le dos des plus faibles l’argent qu’il a donné aux banques, nous acceptons toujours l’idée de crise : que l’acquisition de nouveaux droits est impossible et que nos acquis sociaux sont tout aussi précaires que nos emplois. Alors que la France expulse, bombarde, et prend chaque jour un visage plus sécuritaire, chacun-e se débrouille de son côté et tant pis pour les autres.

Il est temps d’arrêter avec ce discours défaitiste, de se mobiliser pour défendre nos acquis mais aussi pour réclamer de nouveaux droits pour les travailleur/euses ainsi que pour celles et ceux qui sont privé-es d’emploi. Le mouvement de résistance contre la réforme du code du travail a de quoi nous redonner espoir et confiance dans notre force collective.

Surtout, il est temps de reposer la question d’une société dans laquelle personne ne pourrait tirer de profit du travail des autres, où tout rapport de domination (capitaliste mais aussi raciste, sexiste, religieux, etc.) serait condamné et combattu. Il est grand temps de poser la question d’une révolution sociale et libertaire ici et maintenant… et de trouver des réponses.

Nous avons droit à une vie digne et personne ne se battra à notre place pour l’obtenir.

 *Taux d’intérêt auquel la Banque centrale européenne prête ses capitaux aux banques commerciales

Contre l’État (d’urgence ) !

affiche etat urgence2A la suite des attentats à Paris le 13 novembre 2015 exécutés par quelques fanatiques de Dieu, le gouvernement a mis en place l’état d’urgence : en à peine plus d’un mois, 2 700 perquisitions ont été réalisées (dont au moins 13 dans le Doubs et le Jura), 360 assignations à résidence ont été prononcées, 334 personnes ont été interpellées dont 284 placées en garde à vue partout en France (AFP, 15/12/2015). Cette mesure permet à l’État d’accroître ses possibilités de répression, et ce jusqu’à la fin du mois de février 2016. Fin décembre, Le gouvernement a annoncé son intention d’inscrire l’état d’urgence dans la Constitution, ce qui a pour but de le pérenniser et de le banaliser. Un autre projet de loi vise en outre à inclure dans le code pénal la plupart des mesures de l’état d’urgence : perquisitions rendues possibles à tout moment, assignations à résidence, rétention de 4 heures (« mini garde-à-vue ») pour toute personne (même mineure) présentée comme « suspecte » ayant ses papiers, contrôles et fouilles accrus dans les transports et dans la rue sur décision des procureurs, préfets et policiers. Autrement dit, l’état d’exception devient la règle. A cela s’ajoute la déchéance de nationalité en cas de condamnation pour « atteinte à la sûreté de l’État » et « acte terroriste » ; bien que nous soyons hostiles aux frontières et aux nations cette mesure aurait pour résultat la suppression des droits sociaux, politiques et économiques d’une partie de la population. Le FN en rêvait, le PS l’a fait !

L’État tire dans le tas

Les mesures qui accompagnent l’état d’urgence – le plus long depuis la guerre d’Algérie – s’ajoutent au plan Vigipirate (appliqué en continu depuis 1995) et aux multiples lois « anti-terroristes » de surveillance et de flicage (fichage EDVIGE, loi de programmation militaire, fiches de sûreté dites ‘S’, etc…) visant la population en général. Les « proies » principales des flics sont nombreuses et restent principalement les mêmes, pré-établies sur des critères racistes : si les habitant-es de quartiers populaires, sans-papiers sont dans leur ligne de mire, c’est avant tout parce qu’ils sont pauvres et n’ont pas la bonne couleur de peau, la bonne culture et qu’ils portent en eux de possibles germes de révolte, etc… Pourtant, force est d’admettre qu’il n’y a pas de communauté, de religion ou d’ethnie type pour être sur écoute ou recevoir leur visite impromptue en plein milieu de la nuit : une attitude suspecte, un mépris affichée pour la nation (qui tue aux quatre coins du monde pour sa santé économique, qui a le sang de milliers de travailleurs et de sans-papiers sur les mains…), un comportement anormal (« il n’a pas de portable, c’est qu’il doit avoir des choses à se reprocher »), une mauvaise fréquentation (autrement dit des liens avec une personne en bisbille avec la police et la justice). La délation, qui hélas est une valeur ancrée dans cette société, suffit la plupart du temps pour que les flics passent à l’acte et tapent à l’endroit où on leur dit de taper.

L’état d’urgence se place dans la continuité répressive de l’État en matière de contrôle et de surveillance sur la population en général. En résumé, l’État agit en prévention, en étendant la prison à l’extérieur de ses murs par des jugements expéditifs qui relèvent désormais du champ administratif.

Le mouvement social dans le viseur

A l’approche du grand rendez-vous des puissants que constitue la COP21 (sommet de l’ONU sur le changement climatique qui s’est tenu du 30 novembre au 11 décembre 2015 à Paris), l’Etat a usé de son arsenal répressif pour appliquer la terreur sur toutes les personnes qui s’insurgent contre l’exploitation du capitalisme et l’oppression étatique. Le rouleau-compresseur de la machine policière et judiciaire s’est mis en route : rétablissement des contrôles systématiques aux frontières dans le but de refuser l’entrée aux personnes susceptibles de « troubler l’ordre public » et de s’attaquer à ce qui nous détruit, perquisitions rendues possibles à n’importe quelle heure du jour et de la nuit 7 jour sur 7, assignations à résidence à foison (obligation d’être chez soi de 20h à 6h avec la contrainte de se rendre chez les flics trois à quatre fois par jour), condamnations à la pelle : prison ferme, bracelets électroniques, contrôles judiciaires…

Derrière ces opérations répressives visant à terroriser les opposant.e.s anti-capitalistes, l’État s’est, d’une part, protégé d’une trop forte opposition à ce contre-sommet, mais a surtout essayé de porter un coup à la lutte écologiste radicale très active ces dernières années : parmi les plus significatives, la lutte contre le projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes (près de Nantes), où l’entreprise de BTP Vinci s’embourbe dans le bocage nantais et où les travaux n’ont toujours pas débuté grâce à la détermination des opposants. D’ailleurs, il semblerait que l’État prépare une énième invasion de l’armée sur la ZAD pour le mois de janvier (Presse Océan, 15/12/2015), afin de faire respecter le droit de la multinationale à détruire une zone humide pour ses profits et l’utilité en matière de fluidification des marchandises et en tant que rouage du capitalisme.

Citons également l’interdiction d’une permanence syndicale étudiante à Montpellier, ça sert aussi à ça l’anti-terrorisme.

Alors…

Nous avons décidé d’agir en défense de la Liberté, de l’Égalité et de la Fraternité, mais certainement pas d’une république qui les a toujours piétinées. Elle n’ a pas attendu l’état d’urgence pour réprimer les exploités et opprimés, c’est pourquoi nous lui nions toute légitimité. Avec l’état d’urgence, la république devient dictature, elle menace tout gréviste, tout manifestant, et au final toute la population. Face à elle, la seule réaction responsable est alors la révolte.

Arrêt immédiat de l’état d’urgence !

Cessons de baisser la tête ! Reprenons le chemin de la lutte !

Le pdf du tract ICI

Tract COP 21 « Ils ne sont pas la solution mais le problème »

affiche_COP21jpgEtats, diplomates, industriels, banquiers… Ils ne sont pas la solution mais le problème!

Une ouvrière morte d’un cancer lié à l’amiante, un viticulteur ayant une maladie causée par les pesticides, une famille obligée de stopper son activité de petite-pêche à cause d’une modification de l’écosystème,  des enfants nés avec des déformations physiques liées à Tchernobyl… Voici quelques exemples de ce que produisent les pollutions et changements climatiques liés aux activités de production du système industriel et capitaliste.

Le monde du travail en première ligne

Les enjeux environnementaux et climatiques touchent directement les classes populaires, en France et à travers le monde. En effet, elles sont les premières à être au contact des substances polluantes et dangereuses pour la santé. La mondialisation capitaliste fait davantage peser les risques sur les populations des pays les plus pauvres où les réglementations du travail et environnementales sont quasi-inexistantes…

Lire la suite avec le tract confédéral entier, en pdf ICI