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Debout contre la Loi travail – Journée du 14 avril et suite des rendez-vous

Ci-dessous quelques rendez-vous déjà prévus pour la mobilisation contre la Loi travailTract 14 avril

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Leur université n’est pas la nôtre.

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Communiqué de presse du 14 octobre 2014 :

Jeudi 2 octobre, Vincent Goulet – sociologue – rendait publique via la presse sa lettre de démission du poste tant convoité de maître de conférence qu’il occupait depuis 4 années à l’Université de Lorraine. Dans cette lettre, qu’il adresse à l’actuelle secrétaire d’État à l’enseignement supérieur et à la recherche, Geneviève Fioraso, notre collègue met le doigt sur une situation désastreuse. Son constat est clair : l’université est aujourd’hui une véritable entreprise.

En effet, suite au désengagement progressif de l’État du financement de la recherche, les moyens et les conditions de travail des enseignants chercheurs se sont sensiblement dégradés. Outre le fait qu’obtenir du « papier et des crayons » est devenu si compliqué que les collègues sont obligés de fournir eux même le matériel nécessaire à l’enseignement, obtenir des financements pour la recherche induit aujourd’hui une surcharge de travail administratif sans précédent. Et quel travail : dans les universités « autonomes », plus de place pour le financement de la recherche fondamentale, ni pour un enseignement de qualité : travailleurs du supérieur, débrouillez vous pour vous vendre, mettre en œuvre des stratégies marketing et répondre aux besoins du patronat si vous souhaitez décrocher des financements. Si bien qu’aujourd’hui, la préoccupation première d’un enseignant chercheur n’est plus de chercher ni d’enseigner, mais bien de manager et d’être rentable sur le marché de la formation. Pire encore, c’est être attractif aux yeux des intérêts du privé dans la cadre d’une concurrence sans limite avec des collègues d’autres départements et d’autres universités.

Et que dire de la situation de l’emploi dans le supérieur qui se précarise tous les jours un peu plus. Car si le nombre de postes de titulaires est gelé, et que l’enseignement et la recherche se font désormais avant tout en tant que contractuel ou vacataire, nous n’oublions ni les suppressions de postes chez les personnels administratifs ni la sous traitance de l’entretien auprès de société privées.

Rappelons le, cette situation est la conséquence d’un long processus de privatisation et de libéralisation des universités, concrétisé par les gouvernements de droite comme de gauche par la succession des réformes LMD , LRU, les fusions d’université dans la cadre du statut de Grand Établissement, et l’application actuelle de la loi dite « Fioraso ». Cette logique, qui voudrait faire des universités des outils de la rentabilité capitaliste plutôt que des lieux de recherche, de transmission du savoir, et d’émancipation, la CNT, comme des nombreux étudiants et personnels des université, l’a combattue sans relâche ces dernières années, pendant que les syndicats majoritaires dans le supérieur refusaient d’appeler à la grève, ou constataient passivement depuis leurs sièges dans les instance dites représentatives l’aboutissement du projet de fusion des universités de Lorraine.

Nous le réaffirmons, si cette situation catastrophique de l’université de Lorraine ne nous étonne guère c’est avant tout parce nous restons convaincus que ce n’est pas dans la cogestion de salons, ni dans les marches symboliques que nous obtiendrons satisfaction. Pour contrer la logique capitaliste, pour construire une université égalitaire, émancipatrice et accessible à tous, c’est la solidarité interprofessionnelle, la construction d’une riposte sociale à la base, et la lutte collective qu’il nous faut développer.

Projection – Débat mardi 4 à la fac

LA CNT 25 VOUS INVITE :
Projection – Débat

AUTOUR DU DOCUMENTAIRE DE NAÏMA BOUFERKAS ET NICOLAS POTIN:

IL S’AGIT DE NE PAS SE RENDRE

(66 MIN, 2008)

Printemps 2006, Toulouse. La rue déborde, le gouvernement « entend ceux qui manifestent, mais aussi ceux qui ne manifestent pas ». Grèves, cortèges monstres, occupations et blocages. Le décor est planté, c’est le mouvement anti-CPE.
Deux mois de routine brisée, c’est peu, mais ça laisse du temps pour discuter, s’organiser, se confronter.
Grévistes, salariés, syndicalistes, policiers, usagers « pris en otage » : on est aux premières loges. Savoir terminer une grève ? Ne pas se rendre.

Mardi 04/02 à 19 h
Amphi Donzelot – Fac des Lettres
(32 Rue Mégevand, Besançon)

affiche ci-joint : prop_aff_projo_04.022014-1

http://CNTBESANCON.WORDPRESS.COM

Ne laissons pas le CA imposer l’austérité à l’UFC ! Rassemblement mardi 17/12 à 13h30 !

 

Tract reçu de l’AMEB-Solidaires étudiant.e.s :

NE LAISSONS PAS LE CONSEIL D’ADMINISTRATION IMPOSER L’AUSTÉRITÉ À L’UFC !

Le président de l’Université de Franche-Comté Jacques Bahi s’apprête avec son équipe à voter ce Mardi 17 Décembre en Conseil d’Administration des budgets 2014 largement insuffisants pour nos UFR.

Pourtant, il a signé une lettre de soutien à son homologue de Montpellier 3 Anne Fraïsse quant à sa demande au Ministère de hausser le budget de son université (risque de fermeture de la faculté de Béziers). Et ici alors ?

Le 10 Décembre, le Conseil de Gestion de l’UFR SLHS a voté contre son propre budget, en effet, sa situation est désastreuse :

  • gels de postes (une vingtaine d’enseignant-e-s en moins qu’en 2012),

  • licenciements (62 685 € de masse salariale en moins),

  • dégradation des conditions de travail et d’études (manque d’agents techniques, groupes de TD surchargés),

  • mutualisations-absorptions de formations (notamment par la fusion avec Dijon) et suppressions de spécialités,

  • locaux défectueux (Arsenal, Hérodote),

  • diminution des heures d’enseignement et examens incomplets…

En tout, ce sont plus de 117 000 euros que la « fac de lettres » se voit retirer pour 2014 (2,2 millions d’euros sur l’ensemble de l’UFC).

Nous, étudiant-e-s et personnels réunis en assemblée générale le 12/12, appelons l’ensemble de la communauté universitaire à venir manifester son désaccord :

RASSEMBLEMENT

POUR UNE UNIVERSITÉ DE QUALITÉ

MARDI 17 DÉCEMBRE À 13H30 DEVANT LA PRÉSIDENCE (LIEU DU C.A)

PLACE DE LA RÉVOLUTION AU CENTRE-VILLE

[Assemblée Générale] Non à l’austérité dans les facs !

Depuis la rentrée, les conditions d’études et de travail des étudiant-e-s et des personnels de l’Université de Franche Comté (UFC) ne font que se dégrader dans notre université :

– Non-renouvellement et gel de certains postes,
– Licenciement de 4 agents d’entretien contractuels alors qu’il en faudrait 3 de plus pour assurer correctement les tâches d’entretien,
– Fermeture du bâtiment Granvelle (que l’université ne veut/peut plus entretenir),
– Dégradation des locaux de l’Arsenal (une réfection des locaux largement insuffisante par rapport aux garanties obtenues l’année passée)
– Mutualisation et fusion de formations (notamment avec Dijon),
– Suppression de filières : par exemple la spécialité AGEPOS du master de sociologie vient d’être supprimée !
– Diminution des heures d’enseignement, augmentation du nombre d’étudiants en TD, heures de CM rétrogradées en TD.

De plus, le rapprochement entre l’UFC et l’Université de Bourgogne se poursuit avec la menace d’une fusion à terme entre les deux établissements. Certaines formations sont déjà fusionnées (master Archéologie, master de Sociologie) et l’objectif est d’aboutir à une carte des formations communes aux deux universités !

Alors que l’UFC a déjà prévu un plan d’économie de 2,2 millions d’euros (dont plus de 150 000€ pour la fac de lettres), le conseil de gestion de l’UFR SLHS du 10 décembre puis le Conseil d’Administration de l’université du 17 décembre vont voter les budgets des UFR pour 2014, qui seront encore marqués par de nouvelles mesures de rigueur.

Celles-ci toucheront tous les étudiant-e-s et les personnels, sans exception ! Il est donc nécessaire de mettre en œuvre une solidarité pleine et entière entre personnels et étudiant-e-s. Au niveau national, les organisations CGT, FSU, FO, Solidaires, UNSA appellent l’ensemble des personnels à se regrouper en AG pour définir leurs revendications et les porter aussi bien devant le ministère (préfectures et rectorat en régions) que devant les présidents qui relayent l’austérité imposée par le ministère. Elles exigent du ministère qu’il revienne sur les lois LRU et FIORASO.

À cette occasion, nous appelons tous les étudiant-e-s et personnels à nous rejoindre en assemblée générale afin de nous organiser pour faire valoir nos revendications (votées lors de la dernière AG du 12/11) auprès de la présidence de l’UFC et du ministère :

– REFUS DES MUTUALISATIONS,

– MAINTIEN DE TOUS LES POSTES, DE TOUTES LES FILIÈRES ET LEURS SPÉCIALITÉS, DE TOUS LES VOLUMES HORAIRES ET DE TOUS LES DIPLÔMES DÉLIVRÉS PAR L’UFC.

                                         ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

                             MARDI 10 DÉCEMBRE DE 12H A 13H

                                                 AMPHI LEVEQUE

A l’appel des syndicats AMEB-Solidaires Etudiant-e-s, Sud Education, SNPREES-FO, FERC-SUP CGT et SNASUB-FSU

Affiche AG 10-12-2013

Austérité et mobilisations dans les universités : REUNION PUBLIQUE jeudi 24 octobre

Nous relayons cet appel de l’AMEB-Solidaires étudiant.e.s :

PRIVATISATION DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA RECHERCHE ?

AUSTÉRITÉ DANS LES UNIVERSITÉS ?

PRÉCARISATION DE LA CONDITION ÉTUDIANTE ?

ça suffit

ÇA SUFFIT !!!

Les attaques contre la qualité de nos formations, de notre encadrement, de nos lieux d’études, contre notre administration et la liberté de la recherche n’ont fait que se multiplier depuis l’entrée en vigueur de la Loi LRU en 2007 sous Sarkozy (rigueur budgétaire, fusions et pôlarisations, concurrence par labellisations, professionnalisation des cursus, immersion du privé, suppressions d’établissements et de filières, non-renouvellements des postes, rareté des titularisations, etc.).

S’y ajoutent un coût de la vie étudiante toujours plus ingérable (ressources financières, logement, transport, alimentation, santé…) et la casse de nos droits sociaux les plus élémentaires (assurance-maladie, assurance-chômage, accès à l’emploi, allocations familiales, retraites…).

La réforme de la LRU par la ministre PS G.Fioraso en Juin dernier n’a fait qu’aggraver la situation. Déjà, de nombreuses universités ont décidé de réagir au massacre : Montpellier3 (où même la présidente est entrée en résistance), Rennes2, Toulouse-LeMirail, Paris1, Paris3, Paris7, Paris8, Paris10, Caen, Grenoble, Lille1, La Guyane… Aux attaques des politiques capitalistes (l’axe PS-Verts-Centre-UMP-FN) et du patronat (MEDEF en tête) sont en train de répondre motions de conseils d’administration, réunions publiques, assemblées générales, rassemblements, voire grèves des enseignant-e-s, étudiant-e-s et personnel-le-s.

Plusieurs organisations étudiantes et de jeunesse, dont la fédération Solidaires Étudiant-e-s, appellent à une journée nationale de mobilisation étudiante jeudi 24 octobre.

Autant qu’ailleurs, l’UFC aussi est menacée (2,2 M€ à économiser d’ici à 2015). La mobilisation étant nécessaire, l’AMEB-Solidaires Étudiant-e-s vous convie à une :

RÉUNION PUBLIQUE

JEUDI 24 OCTOBRE de 18H À 20H

Salle D11 (UFR SLHS Bâtiment D)

[Université] Compte-rendu de l’Assemblée Générale UFC du jeudi 4 avril 2013

Une vingtaine de personnes étaient présentes dont une quinzaine d’étudiants (organisations représentées : Sud Éducation, SNPREES-FO, FERC-SUP CGT, SNESUP-FSU, AMEB Solidaires Étudiant-e-s, CNT25 ; ainsi que des membres du Front Étudiant de Lutte).

ORDRE DU JOUR :

  • Infos diverses

  • Réunion nationale des Universités actuellement en lutte du 30 Mars

  • Délégation à la Présidence de l’UFC du 8 Avril

  • Délégation pour l’émission de Radio Bip du 5 Avril

  • Prochaine AG

Infos diverses

La réunion départementale d’Histoire qui devait se tenir Mercredi 3 Avril a été reportée (peut-être Lundi 8 Avril 18h, à confirmer).

Le CHSCT (Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail) qui s’est réuni dernièrement a indiqué qu’il ne fallait pas s’inquiéter de l’état des locaux de l’Arsenal puisque des problèmes d’odeurs y ont toujours existé, que les taches au plafond ne sont pas urinaires mais dues à l’amiante présent dans tout le bâtiment et que l’effort demandé aux équipes techniques pour la remise-en-état des locaux en vue de la rentrée permettront de bonnes conditions de travail et d’études en Septembre.

Le Conseil Scientifique se réunit Mardi 9/04 à 14h.

Le Front Étudiant de Lutte se réunit Vendredi 5/04 à 16h (salle B04 – UFR SLHS).

Le Président de l’UFC Jacques Bahi a envoyé une lettre aux personnels pour faire le point sur le rapprochement avec l’UB, il insiste sur son refus de la fusion à courte échéance pour mettre en avant son projet de « communauté d’universités et d’établissements » ou d’ « universités en réseau », projet possible dès 2014 et qui respectera – selon lui – la personnalité morale de chaque établissement, évitera la mise à l’écart de l’université technologique et des écoles d’ingénieurs, permettra une mutualisation des moyens, préservera les corps concernés de la dérive centrale, des complication administratives et des déplacements pénibles. Il y rappelle son attachement au service public et aux principes de subsidiarité, de proximité et de spécificité.

La Ministre de la Culture et de la Communication Aurélie Filippetti et le Ministre de l’Économie et des Finances Pierre Moscovici seront présents à Besançon pour l’inauguration de la Cité des Arts ce Vendredi 5 Avril à partir de 15h.

Réunion nationale des Universités en lutte tenue le 30 Mars à Paris

L’UFC n’était pas représentée. Ce sont essentiellement des facultés parisiennes qui se sont retrouvées. Il y a eu un malentendu dans un certain nombre d’établissements qui ont cru que la réunion visait à refonder une Coordination Nationale, ce qui pourtant n’a jamais été annoncé. L’objectif était de faire le point sur le Projet de loi Fioraso (LRU2 + ESPE) et sur la mobilisation en cours. Un des principaux problèmes semble être la prise d’initiative hors-intersyndicale, notamment de la part du SNESUP-FSU. Ces derniers ont d’ailleurs lancé un appel pour une journée de mobilisation le 13 Mai. Plus largement, c’est la question de la stratégie de lutte qui pose problème : depuis le début, les établissements ne sortent pas des interpellations locales (principalement envers leurs présidences respectives) alors que la question mérite d’être posée dans un cadre national en s’adressant directement au Ministère de l’ESR (il faudrait davantage s’appuyer sur le texte intersyndical national qui prône l’abandon du projet de loi et l’abrogation de la LRU). Une pétition contre le projet de loi a été mise en ligne.

Propositions : Faire signer la pétition par le maximum d’enseignants et d’étudiants de l’UFC. Exiger de l’Intersyndicale Nationale qu’elle oriente le rapport de force en direction du Ministère et qu’une manifestation nationale soit programmée (la journée du 13 Mai envisagée par le SNESUP-FSU pourrait être la date à reprendre). Adoptées

Délégation à la Présidence de l’UFC du 8 Avril

La décision adoptée lors de l’AG du 28/03 d’adresser une demande à J.Bahi pour qu’il reçoive une délégation de l’AG devait donner lieu à un courrier, or, bien que celui-ci ait été présenté et amendé sur la liste ag-ufc[at]rezo.net, il n’a toujours pas été envoyé.

Toutefois, la section locale du SNESUP-FSU a obtenu un rendez-vous avec le président pour ce Lundi 8 Avril à 16h et ce dernier semble disposer à recevoir une délégation de l’AG par la même occasion.

Propositions : Se servir de cette opportunité pour envoyer notre demande en présentant les bases de discussion que nous souhaitons (motions adoptées lors des AG précédentes) car le rendez-vous avec le SNESUP-FSU ne semblait devoir porter que sur les locaux de l’Arsenal. Il est temps de savoir si oui ou non J.Bahi soutient le Projet de loi Fioraso. Concernant l’Arsenal : l’administration doit prendre ses responsabilités, il serait inacceptable qu’elle y organise certains des examens prévus en Mai et en Juin, les partiels prévus à l’Arsenal doivent avoir lieu dans un autre établissement (Fort Griffon ?). Adoptées

Délégation pour l’émission de Radio Bip du 5 Avril

La radio indépendante de Besançon Radio Bip avait proposé aux membres de l’AG d’ouvrir leur antenne pour une émission sur la mobilisation en cours. Un enseignant, un doctorant et un étudiant ont été mandatés pour répondre à cette invitation, l’émission sera diffusée en direct Vendredi 5 Avril à partir de 12h30.

Prochaine AG

La prochaine Assemblée Générale

des personnels et étudiant-e-s de l’UFC se tiendra

Mardi 9 Avril à 13h (amphi à confirmer)…

…après le rassemblement contre l’ANI prévu à 11h Place de la Révolution. Elle portera surtout sur la délégation à la Présidence de la veille.

Une affiche annonçant l’AG sera éditée pour Lundi matin et placardée largement.

[Université] LOI FIORASO: La Gauche à l’assaut du service public d’enseignement et de recherche

cnt-fte-84da7LOI FIORASO: LA GAUCHE À L’ASSAUT DU SERVICE PUBLIC D’ENSEIGNEMENT ET DE RECHERCHE

 Cette loi soumet les facs, les étudiant-e-s et personnels à l’Etat et au patronat, à l’austérité et à la précarité. Morceaux choisis et commentés.

Un contrôle politique sur l’enseignement et la recherche

– Une « stratégie nationale de l’enseignement supérieur » et une « stratégie nationale de recherche », « cohérence de la stratégie nationale avec celle élaborée dans le cadre de l’Union européenne » (art.3, 11, 12), établie par un « Conseil stratégique de la recherche » (art.53) composé d’un ministre, un député et un sénateur : cette tutelle politique est inacceptable, la stratégie de l’UE est la destruction du service public et la marchandisation de l’éducation et de la recherche (Processus de Bologne). On n’en veut pas, les facs doivent être libres de leurs choix pédagogiques.

 – Création d’un « Haut conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur » (art.49, 50, 51, 52), nommé par décret : on renomme l’Agence nationale pour l’évaluation de la recherche scientifique (AERS), créée par le gouvernement précédent pour contrôler et sanctionner le travail des enseignant-e-s et chercheur-euse-s. Le nom change, mais on garde la précarisation, la marchandisation et la mise en concurrence de l’enseignement et de la recherche.

Les facs au service du profit

– Les facs ont pour mission de contribuer « à la croissance et à la compétitivité de l’économie et à la réalisation d’une politique de l’emploi prenant en compte les besoins des secteurs économiques » et « à l’attractivité du territoire national » (art. 4), elles doivent organiser « le transfert des résultats obtenus vers les secteurs socio-économiques », et fournir « expertise et appui aux politiques publiques » (art.7, 10, 55) : nous voulons un service public d’enseignement et de recherche, un savoir libre et émancipateur pour tous-te-s, et non pas au service de l’Etat et du patronat. Ils imposent aux facs d’être rentables : la connaissance ne doit pas être subordonnée au profit.

– « Enseignements sous forme numérique » (art.16) : comme partout, la technologie colonise peu à peu la vie sociale, mais toujours « dans les conditions définies par la législation sur la propriété intellectuelle » (art.16).

– L’augmentation du nombre de « personnalités extérieures » dans les conseils (art.26), et leur participation à l’élection du président est inacceptable : patrons et politiciens, hors de nos facs!

Un replâtrage qui ne règle aucun problème, au contraire

 – « Spécialisation progressive des études » (art.17), quotas pour les bacheliers professionnels et technologiques (art.18), dérogations pour l’admission dans les études médicales (art.22) : ça ne résout rien, c’est du replâtrage.

– Le passage de « l’habilitation » à « l’accréditation » des établissements par le ministère (art.20, 21) vise à réduire le nombre de mentions, spécialités et parcours proposés : pour nous cette diversité est une richesse, les choix pédagogiques des facs doivent être libres, sans uniformisation par le haut.

– Création dans chaque université d’un « Conseil académique » regroupant le conseil scientifique et le conseil des études et de la vie universitaire (art.24, 27, 28, 29, 30, 33, 34, 58): de toute manière ces conseils sont une parodie de démocratie, les représentant-e-s ne sont pas sur un pied d’égalité, ils et elles ne représentent qu’ell.eux mêmes, et les décisions sont déjà prises. Remanier les quotas de représentation (art.26) ou les modes de scrutin (art.37) n’y changera rien, boycottons ces instances bureaucratiques. Nous n’avons pas besoin de dirigeant-e-s, nous voulons l’autogestion des facs par cell.eux qui y travaillent et qui y étudient.

– « Fusions d’établissements » et « communautés universitaires » (art.38) : comme le montrent les exemples de Strasbourg et de Lorraine, avec le projet d’établissement universitaire unique Bourgogne-Franche-Comté, c’est la mort annoncée de plusieurs filières (les moins rentables, surtout à Besançon), la dégradation des conditions d’études et de travail, une université encore plus bureaucratique, et davantage de sélection sociale. Les conséquences se font déjà sentir dans les formations fusionnées.

– La régionalisation annoncée aboutira à un désengagement financier de l’Etat, à une augmentation des inégalités entre facs et à une mise en concurrence.

– Le « pacte pour la recherche » et la « mastérisation » de la formation des enseignants, adoptés par le gouvernement précédent et durement critiqués pour leurs effets néfastes, sont confirmés. Les pouvoirs (et les salaires) démesurés des président-e-s d’universités ne sont pas remis en cause.

 Et pendant ce temps, les conséquences de la LRU et de l’austérité se font durement sentir : locaux dégradés, fermetures de diplômes et de groupes de travaux dirigés, manque cruel de moyens et de personnel, recours massif aux contrats précaires, paupérisation étudiante face à la hausse du coût de la vie… la liste est longue.

ROMPRE AVEC CETTE LOGIQUE

Les raisons ne manquent pas pour s’opposer à cette loi, et pour demander l’abrogation des précédentes. Rappelons que toutes les réformes tirent leur origine des accords européens nommés « processus Bologne » (1999) et « stratégie de Lisbonne » (2000), approuvés par les gouvernements « socialistes » de l’époque, en vue de rendre l’enseignement et la recherche plus « compétitifs », c’est-à-dire plus capitalistes. Plus que telle ou telle loi, c’est à cette logique marchande qu’il faut s’opposer, dans nos facs comme partout. Pour les travailleur-euse-s, elle se présente notamment sous la forme des récents accords compétitivité-emploi, véritable diktat patronal. C’est de la solidarité, de la convergence des luttes, de l’action directe et de l’auto-organisation que pourra naître une rupture radicale avec cette logique, c’est cela que nous voulons développer.

Syndicat interprofessionnel CNT 25

 

Le tract en pdf