Archives du mot-clé Sodexo

Frédéric Boisseau, 42 ans, agent d’entretien,…

communiqué du SUB TP-BAM RP

Frédéric Boisseau, 42 ans, agent d’entretien, employé de Sodexo, a trouvé la mort hier dans l’attentat meurtrier contre le comité de rédaction du journal Charlie Hebdo.

Dans l’aveuglement et la folie guerrière qui a poussé deux hommes à s’attaquer, armes-en-mains, à l’hebdomadaire satirique qui voulait opposer aux fanatismes religieux la seule force de la dérision, Frédéric Boisseau a lâchement été abattu, par ceux-là même qu’il aurait pu croiser au pied d’une cité de banlieue, au rayon poissonnerie d’un supermarché, ou reconnaître dans le livreur de la pizza qu’il aurait commandé.

Car il semble bien qu’en cette affaire, ce sont des meurtriers issus des classes populaires qui ont tué ce travailleur destiné à l’oubli.

  • Frédéric Boisseau ne participait pas au comité de rédaction du mercredi de Charlie Hebdo,
  • Frédéric Boisseau ne passera pas à la postérité pour les dessins ou articles qu’il aura produit,
  • Frédéric Boisseau n’aura sûrement pas non plus l’hommage posthume réservé aux policiers tombés en service commandé.
  • Frédéric Boisseau demeurera invisible comme le sont aujourd’hui l’ensemble des travailleurs qui œuvrent à la maintenance des bureaux, des immeubles, des rues de nos villes.

Pourtant comme chacune des victimes, il avait sûrement une famille qui l’aimait, des amis qui goutaient sa présence, des collègues qui l’appréciaient.

C’est vers eux que se tournent nos condoléances de ce triste jour.

Dans le mouvement citoyen qui a mis hier, sur les places publiques, de nombreux français pour la défense de la liberté d’expression, notre syndicat ne peut faire que l’amer constat d’une désespérance sociale qui crée au sein de la classe ouvrière des antagonismes communautaires, ethniques ou religieux.

Dans cette situation, les syndicats comme organisations de classe, ont toute leur responsabilité, mais aussi tous leurs devoirs pour y remédier.

Paris, le 8 janvier 2015.

Publicités

[Besançon] Action de soutien au syndicat IWW chez Sodexo à Londres: Résumé

Ce lundi 7 novembre, nous étions quelques-uns, moins d’une dizaine, à relayer ici à Besançon la campagne internationale initiée par les Industrial workers of the world (IWW) contre la répression anti-syndicale et les abus commis par l’entreprise multinationale Sodexo, notamment à Londres (voir tract). L’important n’est pas tant le nombre de manifestants que le nombre de villes où, par solidarité de classe, des travailleurs soutiennent d’autres travailleurs en tentant d’exercer une pression contre leur patron. C’est devant la prison, où Sodexo livre sa malbouffe industrielle aux détenus, que nous avions décidé de nous rassembler, dans l’idée d’affirmer en même temps notre refus de la logique carcérale. Nous avons déployé notre banderole, qui disait « Contre le capital, construire la solidarité internationale », et diffusé notre tract aux quelques passants (personnel de la prison, visiteurs de détenus, parents d’élèves de l’école située en face), dont l’accueil fut globalement positif.
La solidarité internationale par l’action directe est une arme efficace, et souvent la seule dont nous disposons, que ce soit contre les États ou les capitalistes, comme on a pu le constater en Serbie (affaire des « six de Belgrade »), au Portugal (libération des « onze de Lisbonne »), en Allemagne (conflit du cinéma Babylon) et tout récemment en Roumanie (grève victorieuse à l’usine GDS Manufacturing de la ville d’Arad).

Les travailleurs n’ont pas de patrie !

Une attaque contre l’un d’entre nous est une attaque contre tous !

Syndicat inter-professionnel CNT 25


[Solidarité internationale] 7 novembre: Sodexo contre la liberté syndicale des IWW à Londres

Appel à la solidarité des Industrial Workers of the World

Le Syndicat des nettoyeurs IWW mène actuellement une lutte contre la multinationale française Sodexo. Le groupe est présent dans 80 pays et emploie 380 000 travailleurs et travailleuses.

Sodexo a obtenu, il y a deux mois, le contrat du nettoyage du quartier de la City de Londres . Dès le premier jour, la direction de l’entreprise a pris la décision de suspendre le représentant syndical IWW Wilmer Cardenas. Sodexo se caractérise également par les salaires de misère qu’elle paye aux nettoyeurs : 5,93 £ l’heure (soit environ 6,80 euros) ! Et pourtant la multinationale a réalisé un billion de dollars de profits l’année dernière.

Le groupe Sodexo s’est également fait remarquer par ses pratiques anti-syndicales aux USA, en Colombie et au Maroc

Le Syndicat IWW appelle à des journées de mobilisation les 29 octobre et 7 novembre. Il organisera un rassemblement devant le Guildhall de la City de Londres pour dénoncer Sodexo et son client la Corporation of London.

Les IWW demandent aux syndicats français de faire parvenir des motions de protestation auprès de la direction du groupe.

Les revendications du Syndicat sont :

1) Le respect des travailleurs et des travailleuses

2) Des salaires minimum de 8,30 £ (9,53 euros)

3) Le respect des libertés syndicales

A envoyer à : sodexo@agence-influences.fr

Ici, à Besançon, c’est notamment à la prison que Sodexo fait son sale boulot : elle sert sa malbouffe industrielle aux prisonniers. Tout comme nous refusons l’enfermement d’êtres humains, qui ne règlera jamais les problèmes de violence de la société, tout comme nous refusons cette « justice » qui protège avant tout la propriété des puissants par la violence, nous refusons que des multinationales fassent leurs profits sur le dos des victimes de l’État répressif.

UNE AGRESSION CONTRE L’UN D’ENTRE NOUS EST UNE AGRESSION CONTRE CHACUN D’ENTRE NOUS!

VIVE LA SOLIDARITE SYNDICALE INTERNATIONALE!

Le tract en pdf