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[Besançon] Répression anti-syndicale à l’Université de Franche-Comté : ça suffit !

Les directions de la Fac de lettres et de l’Université de Franche-Comté ont décidé de saisir la section disciplinaire du conseil académique de l’UFC, qui a convoqué notre camarade B., inscrit en licence à l’UFR SLHS et syndiqué à la CNT du Doubs, accusé de « porter atteinte à l’ordre et au fonctionnement de l’Université ». Les faits qui lui sont reprochés sont en rapport direct avec sa participation aux mobilisations syndicales des étudiant-es et personnels de l’année universitaire écoulée. Il est question de « mots pas très sympathiques », et d’affiches apposées en dehors des panneaux d’affichage… que l’administration a elle-même supprimé. Pour ce faire, la direction tente de dresser les étudiant-es et personnels les un-e-s contre les autres, en montant en épingle une « altercation » ayant eu lieu au lendemain de la sortie de garde-à-vue des étudiant-es réprimés pour s’être mobilisé-es en défense de leurs intérêts en février dernier.
(voir sur ce lien un témoignage et le communiqué signé par onze syndicats).
Pourtant, MM. Mariage et Bahi s’étaient engagés à abandonner toute poursuite disciplinaire, voilà comment ils tiennent parole. Comble de l’ironie, une des attributions du conseil académique est précisément de faire respecter les libertés syndicales et politiques des étudiant-es ; et l’on utilise comme pièces à charge des documents émanant du CHSCT, relatifs aux conditions de travail des agents, alors même que le mouvement étudiant auquel participe notre camarade lutte, contre la direction, pour l’amélioration de ces conditions !
La section disciplinaire est une procédure exceptionnelle, principalement destinée à punir les fraudes aux examens, les « atteintes à l’ordre » étant un cas (encore plus) particulier. C’est donc une « justice » d’exception et expéditive que la direction souhaite appliquer à un militant syndiqué, pour punir ses activités syndicales, et à travers lui intimider tous les opposant-es à la gestion libérale-féodale qui mène l’Université à sa ruine. B. voit la possibilité de poursuivre ses études remise en cause, parce qu’il refuse de se taire.
Il est prévu que la commission d’instruction se tienne le 12 juillet (mercredi prochain) à 10h30, à la Maison de l’Université rue Goudimel (près de la station de tram de la place de la révolution). En pleines vacances d’été, la direction, à la fois juge et procureur, rend impossible le recueil des témoignages des principales personnes à même d’indiquer si oui ou non le comportement de notre camarade perturbe les activités d’enseignement et de recherche de l’Université (enseignant-es et étudiant-es de L2 d’allemand, autres témoins des faits rapportés). Elle réduit aussi considérablement la possibilité pour lui de se faire conseiller et accompagner par une personne membre de l’Université. Par ailleurs, une partie des documents qui lui ont été adressés, censés justifier les poursuites contre lui, sont des photocopies illisibles.
Nous demandons l’abandon de cette procédure, et exigeons au minimum son report à une date ultérieure à la rentrée de septembre.
Au cas où cette juste demande serait rejetée, nous invitons toute personne solidaire à être présente le 12 juillet, pour soutenir notre camarade, et au-delà défendre la liberté d’expression et de manifestation, car c’est bien de cela qu’il s’agit.
En complément, il est souhaitable que toute personne, liée ou extérieure à l’Université, à titre individuel ou collectif, contacte directement la direction de l’Université, pour lui faire part de son indignation.

Signer la pétition en ligne ici

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[Université] Pour une cafétéria, un local syndical et un lieu d’organisations sociales étudiantes. Rassemblement le mardi 27 novembre 2012 à 14h, batimênt Chifflet, UFR SLHS.

Pour une cafétéria ouverte tous les jours aux étudiant.e.s et usagers de l’université:

Il est clair qu’avec l’augmentation chaque année du prix du ticket RU (5 centimes par an) et avec ce système  de points qui nous sucre un plat à chaque repas, les étudiant.e.s, boursiers ou non, ne peuvent pas forcément  se payer tous les jours un ticket RU. L’étudiant n’a alors que les couloirs ou les halls de la fac comme  réfectoire les jours de mauvais temps pour prendre entre deux heures de cours son repas tiré du sac. Certes,  une cafétéria tenue par l’ESN (Erasmus) ouvre sur le site Arsena, mais il n’y a toujours aucune salle sur le  site Mégevand.

Cette cafétéria fonctionnerait de façon autogérée, car il n’est pas question que cette salle soit une charge  de travail supplémentaire pour le personnel d’entretien de la fac, avec un café prix libre entre midi et deux  (on en a marre de payer 0,60 euros à la machine pour un café plus que médiocre!)

C’est pourquoi nous revendiquons une cafétéria ouverte quotidiennement, afin de pouvoir  manger au calme et discuter entre nous sans gêner les personnels et étudiant.e.s qui vont  travailler.

Pour un local syndical et un lieu d’organisations sociales étudiantes:

A la fin de l’été 2012, le local des syndicats, situé sous les toits de la faculté Mégevand (pas facile  d’accès) et utilisé par les syndicats AMEB et CNT 25 mais également par l’association GENEPI (qui intervient  en milieu carcéral), a été fermé par l’administration de l’université pour travaux et réaménagement.

Avant l’été 2012, le doyen avait garanti à l’AMEB lors du conseil de gestion un lieu dans l’enceinte de la  fac dès la rentrée pour permettre aux syndicats (et) étudiants de s’organiser: trois mois sont passés et  toujours rien! En attendant, tout notre matériel militant reste enfermé dans l’infirmerie, qui ne devait être  qu’un lieu de stockage provisoire.

Début novembre devait se tenir le conseil de gestion de la faculté de lettres afin d’adopter par vote la  charte de ce local signée par les organisations étudiantes (vous pouvez consulter cette charte aux tables de  presse de la CNT25 et de l’AMEB). Il ne s’agit aucunement d’attendre quoi que ce soit de la sentence de  cette institution, qui se fiche éperdument de permettre aux étudiant.es de s’organiser et de se défendre.  Celle ci n’est qu’une sinistre farce, parodie de démocratie, comme le sont toutes sortes d’élections…

C’est pourquoi nous appelons tou.te.s les étudiantes à se rassembler le mardi 27 novembre 2012  à 14h00 dans la cours du bâtiment Chifflet afin de faire pression sur la bureaucratie  universitaire pour obtenir ces deux salles, si primordiales aux liens sociaux entre les usagers de  l’université et à nos combats pour de meilleures conditions d’étude et de vie.

 

 

 

 

 

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