Archives du mot-clé Crise

Le Chaboteur n°7 (bulletin CNT-25)

Le nouveau Chaboteur vient de sortir, on y parle d’inspection du travail, d’expulsions, de citoyennisme, de répression, de grève, d’anti-sexisme (droit à l’avortement et genre), de la presse libertaire à Cuba, entre autres choses. La plupart des articles ont été publiés sur ce blog.

Sur ce lien le fichier pdf : Chaboteur_numero7_fevrier2014  (n’hésitez pas à vous abonner)

A diffuser sans modération !

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Un quizz pour bien débuter l’année…

La fin de la trève des confiseurs approche, aussi pour bien commencer l’année, la CNT propose un petit jeu :

> Quel est le pays européen qui compte le plus de millionnaires ?
A : La France
B : La Suisse
C : L’Angleterre

> Quel est le montant annuel des niches fiscales créant artificiellement des déficits ?
A : 50 milliards d’euros
B : 5 milliards d’euros
C : 500 millions d’euros

> Dans quel pays les 0,5 % des foyers les plus riches sont-ils le moins soumis aux impôts sur le revenu et sur le patrimoine ?
A : La France
B : Les Etats-Unis
C : L’Angleterre

Alors ?

Si vous avez coché triple A, vous avez gagné !

Et oui d’après les calculs du Crédit Suisse, c’est bien la France qui a le plus de millionnaires en Europe. De son côté, l’inspection des Finances décompte plus de 50 milliards attribués aux niches fiscales. Si une partie est constituée par des aides sociales, plus de la moitié profite aux plus riches ou est jugée inefficace par ce même rapport. A ces 50 milliards s’ajoutent les 30 milliards d’exonérations patronales. Pour rappel, les déficits cumulés des régimes de retraites et de la Sécu sont de 37 milliards d’euros pour 2010.

D’après une étude de l’économiste Thomas Piketty, le taux d’imposition des ménages les plus riches était le plus faible en France, avec un taux d’imposition de 21,5 %.

Effectivement, les richesses existent, le PIB de la France (la production des richesses)  n’a jamais été aussi haut et la situation sociale actuelle est bien le résultat de choix dans la répartition des richesses. Mais les exonérations salariales et fiscales ne sont pas le seul levier qui a permis la création des déficits qui servent aujourd’hui à liquider les différents avantages sociaux.

En effet depuis 30 ans, le poids des salaires dans le PIB a diminué de plus de 10 %. C’est à dire que si la répartition du gâteau des richesses produites était resté la même, aujourd’hui il y aurait plus de 120 milliards d’euros supplémentaires distribués aux revenus du travail. Autant de salaires et de cotisations sociales en plus. Car aujourd’hui ces 8% existent toujours, mais, par les conditions imposées par le patronat et le pouvoir politique, ils sont revenus à la rémunération des dividendes et aux revenus du capital. Ces 8% de PIB se retrouvent par exemple dans les plus de 40 milliards de bénéfices reversés en 2010 par le simple CAC 40.

Bref, la nouvelle crise imposée par les tenants des pouvoirs économiques et politiques est une nouvelle excuse pour nous soumettre un peu plus aux lois du marché. Une autre répartition des richesses est possible et il est urgent d’organiser une riposte sociale d’envergure. En ce début d’année 2012, la CNT poursuivra donc sa campagne « Pour une répartition égalitaire des richesses ! » afin de convaincre la population de la possibilité d’imposer une autre politique.

Le Secrétariat Relations Médias de la CNT

Site Internet : www.cnt-f.org
Courriel : relations-medias@cnt-f.org

[Confédéral] Le 11 octobre, « Pour en finir avec la crise, détruisons le capitalisme » !

Tous et toutes en grève le 11 octobre !

Nous savons que les patrons et le gouvernement privatisent et démantèlent les services publics, cassent le système de retraite par répartition, remettent petit à petit en cause la sécurité sociale, mettent en place un nouveau management qui presse les travailleu.r.se.s et les individualise.

Nous savons que la classe dirigeante utilise encore une crise qu’elle a elle-même créée pour maintenir un climat de peur et donner l’impression qu’on ne peut rien faire face à un ennemi lointain et invisible (les banques, le marché qu’il faudrait rassurer) pour continuer à piller ce qu’il nous reste (ici après la Grèce, l’Espagne, etc.), pour nous demander de nous sacrifier pour que les riches fassent encore plus de profits en bloquant nos salaires, en rachetant les services publics et en augmentant la dette publique.

Nous savons qu’ils cherchent à nous diviser en stigmatisant des populations (roms, pauvres, immigré.e.s, chômeu.r.se.s, travailleu.r.se.s du privé contre ceux et celles du public) parce qu’ils savent qu’uni.e.s nous serons plus fort.e.s.

Nous ne sommes pas là pour rassurer les marchés, nous ne sommes pas des variables d’ajustement pour réduire un déficit qui s’est creusé sur notre dos (pouvoir accru des banques, exonérations patronales en tout genre), nous savons que la richesse existe et nous irons la chercher pour la partager.

Contre l’individualisme, le repli sur soi qui nous laissent seul.e.s face à nos patrons et à l’Etat et mènent au renoncement, voire à la dépression, nous devons retrouver le goût de la lutte collective, de la solidarité de classe. Nous savons que ce n’est pas en une journée d’action que nous ferons reculer l’Etat et le patronat, aussi nous devons construire un rapport de force à la base, dans l’unité lors d’assemblées générales souveraines.

Nous sommes prêt.e.s à lancer de nouvelles dynamiques syndicales offensives et à promouvoir un projet de société en rupture avec le capitalisme. Et nous n’attendrons jamais la comédie des urnes électorales pour cela. Nous n’attendons rien de nos futurs élus, tout nos acquis ont été obtenus par la lutte. Nous n’aurons que ce que nous prendrons.

Travailler moins, tou.te.s et autrement, c’est urgent.
Nous pouvons développer une syndicalisation massive et combative dans les entreprises et les administrations.
Nous pouvons construire un rapport de force et obtenir un partage des richesses et une réduction du temps de travail qui nous permettent de dégager du temps pour nous investir dans la vie et la gestion collective de la société sans déléguer constamment notre pouvoir à une élite dont nous ne partagerons jamais les intérêts.
Nous pouvons développer la force d’imposer nos choix. Utilisons-la !

Tract Confédéral 11 Oct

Crise et relance: la seconde rafale!

Les dégâts du profit et de la spéculation se répandent, comme une traînée de poudre sur la planète. Après la crise financière, voici les crises économiques et sociales… avec la violence de leurs conséquences sur les travailleurs, précaires, chômeurs et les classes les plus défavorisées. Presque 9 000 milliards livrés au système Capitaliste qui s’écroule n’auront pas suffit à apaiser les spasmes du « Dieu Marché », alors que sa « moralisation » n’est déjà plus à l’ordre du jour !

La multitude se fait dépouiller pendant que les classes bourgeoises continuent de rentabiliser leurs affaires…

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Manifestation du 29 janvier et après…

Les raisons d’une grève

La crise du capitalisme touche durement une grande partie des salariés dans leurs emplois et leurs revenus. Alors qu’ils n’en portent pas la responsabilité, les salariés, les demandeurs d’emploi et les retraités en sont les premières victimes. De plus cette crise menace l’avenir des jeunes ; elle met en péril le système de solidarité et de protection sociales ; elle accroît les inégalités et la précarité.

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Hold up financier et crise sociale

U

Un vent de panique nous vient des Etats-Unis depuis quelques mois, les spécialistes soufflant le chant des subprimes (crédits immobiliers en impossibilité de remboursement par les ménages emprunteurs) à longueur de médias. Tous aux abris, la crise frappe l’hexagone alors que le mois dernier encore tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, selon la ministre Lagarde, et que l’héritage de Tchernobyl devait protéger la France de la réalité du rêve américain, selon l’administration Sarkozy !

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