Archives pour la catégorie Solidarité internationale

[Besançon] 4 mars : Manif contre toutes les frontières – 17h place de la Révolution

aff4marsdefSi des êtres humains fuient leurs pays d’origine pour se retrouver sur les routes de l’exil, puis aux frontières et dans les rues des métropoles partout en Europe, c’est pour échapper à la misère et à la mort. Bien qu’ils aient tous leurs propres raisons de migrer, c’est rarement par enthousiasme qu’ils se lancent dans un inconnu dangereux, où ils se retrouvent entre autres confrontés au harcèlement policier et aux galères administratives pour leurs demandes d’asile.

Depuis la fin de l’été 2016 à Besançon, la préfecture du Doubs se fait remarquer par son harcèlement permanent envers les sans-papiers : les avis d’expulsion sont distribués à la pelle contre des enfants et leurs familles, comme ce fut le cas à la veille de la rentrée scolaire. En réaction, des actions de soutien ont été organisées par des personnes solidaires et des opposants aux frontières. La réponse de la préfecture ne s’est pas fait attendre et, début octobre, les policiers ont perquisitionné le domicile de deux personnes solidaires puis les ont placées en garde-à-vue, en prétextant la parution d’un article dénonçant la politique immonde de Jean-Philippe Setbon, en charge des rafles et expulsions à Besançon : comme en atteste la « palme des déportations » décernée à la préfecture du Doubs par la CIMADE (organisme humanitaire qui pourtant veille à l’incarcération « humaine » des migrants en attente d’expulsion). Alors qu’en plein hiver la mairie chasse les migrants en installant des plots en béton sur des abris de fortune, des personnes solidaires occupent depuis début décembre un appartement de plus 150 m² vide depuis sept ans, dans lequel est hébergée toute personne à la rue qui le souhaite, avec ou sans-papiers. Au cours du mois de janvier, un deuxième squat a même été ouvert.

En quête d’un contrôle toujours plus renforcé sur la population, l’État en arrive à instaurer le délit de solidarité. Dans la vallée de la Roya (Alpes-Maritimes), de nombreux habitants sont poursuivis par les appareils répressifs de l’État (police, armée, justice) pour avoir hébergé ou transporté des migrants. La police aux frontières inspecte les trains en direction et en provenance des États limitrophes (Suisse, Belgique, Angleterre, Italie) pour débusquer celles et ceux qui s’affranchissent des papiers d’identité et des frontières ; l’armée, dont le champ d’intervention s’élargit sur l’ensemble du territoire national avec les pérennisations de l’état d’urgence et du plan « vigipirate », est surtout déployée aux frontières (avec l’Italie notamment) pour leur mener la chasse ; à Calais, l’expulsion de la « jungle » a aussi marqué une étape dans le nettoyage ethnique et social de cette ville qui, à en croire les bourgeois locaux, subit un préjudice économique à cause de ces campements sauvages. Nous en venons au fait : l’argent importe plus que le sort de milliers d’êtres humains. Ces mêmes humains qui fuient les catastrophes industriels d’AREVA ou de Total dans leurs pays, ainsi que l’exploitation de leurs ressources et de leur force de travail au profits des pays plus développés. La boucle est bouclée.

Nous ne voulons plus nous restreindre à faire du cas par cas, à défendre tel jeune étudiant débouté de sa demande d’asile en France ou telle famille parce que « avec enfant scolarisé ». Nombreux sont les cas semblables inconnus dont beaucoup de monde se fout. Le climat délétère instauré par les États et leurs frontières mérite une riposte globale de notre part. C’est pourquoi nous appelons à manifester samedi 4 mars 2017 à 17h place de la Révolution.

No Border No Nation, Stop Deportation !

Le tract au format PDF

Répression en Espagne

Marionnettistes : la lutte continue

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Alfonso et Raul, les deux camarades marionnettistes ont été libérés après cinq jours d’incarcération. Ils restent inculpés pour « apologie du terrorisme » et subissent un strict contrôle judiciaire : on leur a confisqué leur passeport et ils sont obligés de se présenter une fois par jour au commissariat.
Dès leur arrestation et dans les jours qui ont suivi, des manifestations de soutien, souvent importantes, ont eu lieu dans de nombreuses villes d’Espagne. Le mouvement de solidarité maintient la pression pour que toutes les charges qui pèsent contre eux soient abandonnées immédiatement. En effet, ils risquent toujours jusqu’à huit ans de prison.
Après la manipulation initiale dans la presse de régime, un retournement de l’opinion et des médias s’est produit, certainement grâce à la mobilisation rapide du mouvement libertaire ainsi que d’une partie du monde artistique et culturel. Si, dans un premier temps, la gauche et l’extrême-gauche ont largement ignoré la gravité de cette atteinte à la liberté, certains se sont ravisés après quelques jours et ont pris le train en marche, au point que cette affaire a dépassé le cadre habituel de la dissidence pour rassembler de plus en plus de monde. La presse internationale s’est aussi fait écho de l’arbitraire de ces arrestations…
L’intention du juge et du procureur n’était sûrement pas de provoquer un pareil tollé. Ils n’ont pas mesuré – et c’est tant mieux – l’ampleur du mécontentement d’une large part de la population écœurée par la corruption systématique qui touche les élites au pouvoir. Une population fatiguée aussi par les atermoiements et les magouilles qui entourent la constitution du nouveau gouvernement.
Cette affaire a permis de mettre en lumière le traitement répressif que subissent celles et ceux qui se battent contre l’austérité, la précarité et la misère en Espagne. Avec la mise en œuvre de la loi mordaza, les arrestations et inculpations de militant-e-s et de grévistes se multiplient. Suite à l’arrestation de Raul et Alfonso, des journalistes ont comparé l’Espagne actuelle à la Hongrie de Orbán ou à la Turquie de Erdogan.

Cachez ce sein que je ne saurais voir
Autre censure, celle de Facebook qui a fermé une page réclamant la liberté pour les marionnettistes sous prétexte de « contenu inapproprié ». En quatre jours, cette page avait à reçu 25’000 « j’aime » et plus d’un million de visites. Se moquant de la prétendue « apologie du terrorisme » des internautes avaient posté des messages où l’on pouvait lire le jeu de mots « gora mi tETA » (vive mon sein) avec illustration. Averti, l’administrateur, se pliant à la censure, avait supprimé ces images « suggestives », mais rien n’y a fait. On voit là de quel côté se situe ce réseau social ! Certainement pas du côté de la liberté d’expression.

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Source: http://laffranchi.info/marionnettistes-la-lutte-continue/

Rassemblement contre la répression en Turquie, le 16 janvier – Besançon

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HALTE A LA RÉPRESSION EN TURQUIE !

Depuis plusieurs mois, l’AKP au pouvoir en Turquie et son président Erdogan livrent une guerre sans merci au peuple kurde et contre les forces progressistes et révolutionnaires de Turquie.

De nombreuses villes et villages kurdes sont sous couvre-feu, l’armée et la police utilisent de l’armement lourd pour venir à bout de la résistance des populations qui ne demandent rien d’autre que la démocratie et l’autonomie locale. Le nombre de civil.e.s tué.e.s et les destructions augmentent chaque jour dans les villes de Diyarbakir, Silopi, Cirze, Nusaybin, Dargeçit, Silvan, Varto et d’autres.

Dans tout le pays les manifestations d’opposition au régime fascisant de l’AKP (le parti au pouvoir) sont violemment réprimées, des milliers de prisonnier.e.s politiques croupissent en prison, la presse est muselée, des journalistes sont emprisonné.e.s et récemment un magistrat kurde a été assassiné en pleine rue.

Pour l’État turc, les ennemis ne sont pas les terroristes de Daesh mais les Kurdes qui sont en première ligne pour les combattre et les défaire, comme à Kobané, Sinjar ou Tel Abyad. La complicité et les soutien de la Turquie vis-à-vis de Daesh sont aujourd’hui établis, tandis qu’Erdogan envoie son armée et ses bombes contre celles et ceux qui combattent les terroristes : les organisations progressistes et révolutionnaires de Turquie, de Syrie et d’Irak, dont le PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan).

Malgré cela, ni la France, ni l’Union Européenne ne s’élèvent contre les multiples crimes et atteintes aux droits humains perpétrés par la Turquie, pays pourtant membre comme la France de l’OTAN et de la coalition militaire internationale en Syrie.

Au contraire, la France et l’Union Européenne maintiennent toujours le PKK sur la liste des organisations terroristes. Un accord de coopération policière et militaire signée en 2011 entre la France et la Turquie facilite même l’extradition de militant.e.s kurdes réfugié.e.s en France.

Pour :

  • l’arrêt de la répression et des massacres en Turquie,
  • l’arrêt de l’occupation militaire des villes du Kurdistan,
  • manifester notre soutien à tou.te.s les progressistes et révolutionnaires de Turquie, du Kurdistan et du Moyen-Orient qui luttent contre l’AKP et DAESH,
  • obtenir le retrait du PKK de la liste des organisations terroristes,

le collectif Besançon Solidarité Kurdistan appelle à participer massivement au

RASSEMBLEMENT

SAMEDI 16 JANVIER A 15H

PLACE DU 8 SEPTEMBRE

Premiers signataires :

Parti Communiste Français (PCF), Initiative Communiste Ouvrière (ICO), Fédération Anarchiste (FA), Action Populaire (AP), AMEB Solidaires Étudiant.e.s, Collectif Antifasciste de Besançon (CAB), Union de la Jeunesse de Mésopotamie (UJM), …

Source: https://cabesancon.wordpress.com/2016/01/10/besancon-rassemblement-contre-la-repression-en-turquie-le-16-janvier/

Un point sur la situation en Cisjordanie

Communiqué du Secteur Internatinal sur la situation en Cisjordanie

Depuis trois ssolidarité prisonniersemaines la population palestinienne est attaquée par l’armée israélienne et par les colons. La répression qui s’abat contre elle franchit des étapes d’heures en heures : destructions de maisons, interdiction d’accès à Jerusalem-est, accroissement de l’emprisonnement administratif et accentuation des peines pour « les lanceurs de pierres », élargissement de l’autorisation de tirs à balles réelles qui a fait plusieurs morts par balles ( deux adolescents palestiniens tués par l’armée israélienne ces derniers jours), bombardements….
Le Croissant Rouge palestinien (Croix rouge locale) a déjà dénombré plus de 150 blessés palestiniens. Ainsi, le quotidien déjà rendu très difficile depuis longtemps par ces actes de guerre coloniale et d’humiliation continue de se dégrader.

Certains commentateurs tentent de justifier l’action du gouvernement israélien et des colons par le meurtre d’un couple de colons près de Naplouse et d’un autre dans la vieille ville de Jérusalem. Si la mort est toujours à regretter, dans un contexte de guerre, celles-ci sont la conséquence directe de la colonisation et de la volonté d’expulser le peuple palestinien de sa terre. Les crimes de guerre perpétrés durant l’été 2014 contre la population de Gaza, ne doivent pas être oubliés. Ni bien sûr tous ceux d’avant, rien que depuis la seconde Intifada la liste est longue (à Jénine en 2002, Gaza en 2006 et 2008…). D’ailleurs, depuis plus d’un an, face à la pression croissante de la colonisation, des affrontements se produisent dans la vieille ville et les faubourgs de Jérusalem. En Cisjordanie, la politique de collaboration sécuritaire de l’Autorité Palestinienne n’a apporté aucune amélioration au quotidien des Palestiniens, bien au contraire elle n’a fait qu’accentuer la colonisation et le pouvoir d’Israël sur les territoires palestiniens. Les violences, comme l’assassinat d’une jeune palestinienne à Hébron mi-septembre ou le meurtre d’une famille brûlée vive dans l’incendie de sa maison cet été, restent des crimes impunis. Pire Israël décide d’autoriser encore de nouvelles constructions dans les colonies reconnues illégales par l’ONU.

La responsabilité des violences actuelles est donc clairement du côté d’Israël qui, depuis les massacres de 1948, n’ a pas cessé de bafouer les droits du peuple palestinien.

Depuis plusieurs jours les principales villes palestiniennes de Cisjordanie se soulèvent, Naplouse, Hébron, Jérusalem Est, Bethléhem, Ramallah, Jénine…
face à Tsahal (armée israelienne) et aux colons, et la résistance se renforce !
Bien longtemps qu’il n’y a pas eu cet élan en Cisjordanie,

Depuis le territoire français, nous nous devons d’intensifier nos efforts dans le cadre de la campagne pour le boycott d’Israël. Comme cela a été le cas contre l’Etat d’apartheid sud-africain, nous pensons que la campagne BDS est un outil essentiel pour pousser à la disparition de l’apartheid en Palestine. Seul la fin de ce régime colonial et raciste apportera les solutions politiques à  une paix juste et durable.

Pour une solidarité internationale et anticoloniale !

Stop occupation !

Voir aussi: Paroles d’anarchiste

Brèves de décembre 2014

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  • Un pas de plus vers la disparition du service public de distribution du courrier. La Poste prévoit encore une « réorganisation », cette fois dans le pays de Montbéliard. Au programme : suppression de 24 tournées et d’une quinzaine de postes, fermetures de bureaux, et des conditions de travail toujours plus dégueulasses (Est Rep. 9/12)

 

  • Le 14 novembre une journée de grève générale en Italie était appelée par les syndicats de base et révolutionnaires (dont les anarcho-syndicalistes de l’Union syndicale italienne), sans le soutien des centrales bureaucratiques. Elle a pourtant été assez suivie, les transports étant particulièrement touchés. A Milan les métallurgiste du syndicat majoritaire (CGIL) se sont joints à l’action, et les manifestant-e-s ont du subir des violences policières. Une grève d’un jour, ça reste évidemment insuffisant, mais ça montre déjà qu’on peut se passer des dirigeants syndicaux… espérons que ça ne soit pas pour faire la même chose qu’eux. (source : iwa-ait.org 29/11)

 

  • Après les emplois fictifs, l’entreprise fictive ! C’est tout ce qu’a trouvé le CRIJ Franche-Comté pour occuper les chômeur-se-s : une fausse boite, avec une fausse activité, dans laquelle on bosse pour ne rien produire et ne pas être payé-e. Il paraît que c’est très formateur (Est Rep. 4/12). En effet ça nous formate à faire fonctionner un système absurde en restant les couillonné-e-s de l’histoire… On a bien des faux syndicats qui organisent des grèves fictives.

 

  • Les employé-e-s de la Société d’archivage moderne à Besançon, filiale du groupe Rhodia racheté récemment par le géant belge de la chimie Solvay, craignent pour leur convention collective, et même pour leurs emplois. En effet le nouveau patron souhaite vendre la filiale. C’est pourquoi des débrayages de deux heures ont lieu chaque jour depuis le 1er décembre. Le 9 décembre c’était la réunion de présentation des repreneurs potentiels, les salarié-e-s se sont mis-e-s en grève. Soutenus par des délégations d’autres sites et les structures inter-professionnelles de la CGT, ils/elles ont imposé leur présence le temps de lire un communiqué puis ont tous boycotté la réunion. Les débrayages quotidiens continuent, au moins jusqu’au comité d’entreprise du 16 décembre. (source : communismeouvrier.wordpress.com). Le mois dernier c’étaient leurs camarades de Solvay Tavaux (Jura) qui, après une grève d’une semaine pour des motifs similaires, avaient obtenu un accord avec la direction.

Solidarité avec Nikos Romanos en grève de la faim depuis le 10 novembre

solidarité prisonniersCommuniqué du groupe Proudhon de la Fédération anarchiste de Besançon

Grèce. Solidarité avec Nikos Romanos en grève de la faim depuis le 10 novembre
L’anarchiste Nikos Romanos, avait 15 ans le 6 décembre 2008 quand il a vu son meilleur ami Alexandros Grigoropoulos mourir dans ses bras, tué à bout portant par un flic. Arrêté pour braquage et torturé pendant son arrestation en 2013, il est depuis en prison où il a étudié et réussi le concours d’entrée à l’université.
Cependant sa demande de permission éducative a été refusée par le conseil pénitencier et le ministère de la « justice ».
La demande de Nikos Romanos est tout à fait légitime et lui-même ne demande à l’État que de ne pas violer ses propres lois. Ce refus, de la part de l’État, du droit à l’éducation de tout prisonnier s’inscrit dans le sillage de ses pratiques depuis quelques années : refus des
permissions, isolement systématique des prisonniers politiques, construction des prisons detype C.
L’état de santé de Nikos Romanos a nécessité son hospitalisation et il risque un arrêt cardiaque à tout moment.
Son camarade Yannis Michaïlidis a commencé une grève de la fin en solidarité avec Nikos Romanos depuis le 17 novembre ainsi que ses camarades Andréas-Dimitris Bourzoukos et Dimitris Politis depuis le 1er décembre.
En même temps, 300 Syriens, dont 25 enfants en bas âge, après le naufrage de leur embarcation, se trouvent sur la place de Syntagma devant le parlement grec depuis le 19 novembre. L’État grec refuse de les loger et de les prendre en charge ou de leur fournir les documents nécessaires pour quitter la Grèce. Piégés ainsi, dans le froid hivernal et sans nourriture, ils survivent grâce à la solidarité des citoyens. Sans aucun recours, certains d’entre eux ont commencé une grève de la faim depuis le 24 novembre.
Ces deux cas illustrent les deux visages de l’État grec : d’une part, une indifférence criminelle envers les réfugiés de guerre, la même que celle envers les familles qui vivent sans électricité, les gens qui cherchent dans les poubelles pour manger, les 4 000 suicides, les 57 % des jeunes au chômage, les élèves qui s’évanouissent de faim à l’école, un État qui écrase les plus faibles ; d’autre part, un État qui réprime violemment toute voix qui s’élève pour demander justice, dignité et droits de l’Homme, un État qui lance des gaz chimiques cancérigènes aux retraités manifestants, qui passe à tabac et arrête les élèves en grève devant leurs parents, qui pratique la torture et l’isolement dans les prisons.

Un État qui doit être renversé.

Solidarité à Nikos Romanos et à tous les grévistes de la faim

Pétition pour Nikos Romanos:
https://secure.avaaz.org/el/petition/Symvoylio_Fylakon_Korydalloy_Amesi_horigisi_ekpaideytikon adeion_toy_apergoy_peinas_Nikoy_Romanoy/?cDhkKib
Pétition pour les réfugiés Syriens
https://secure.avaaz.org/el/petition/tin_perifereiarhi_Attikis_Rena_Doyroy_Syntagma_kataylismos_prosfygon_Ypografoyme_edo_gia_amesi_lysi_tora/?bXSvKab&v=49273

groupe Proudhon de la Fédération anarchiste de Besançon
Décembre 2014