Archives pour la catégorie Solidarité internationale

[Besançon] Récit de la manif en soutien à la ZAD de dimanche 22 avril

Dimanche 22 avril, entre 50 et 70 personnes se sont retrouvées place Marulaz sous un soleil de plomb pour exprimer leur soutien à la ZAD de Notre-Dame des Landes, en proie chaque jour au harcèlement et à la répression des forces militaires déployées dans la zone.

Après une petite demi-heure passée sur la place qui a été joliment redécorée de pancartes et de banderoles, le cortège s’est élancé dans les rues du centre-ville aux cris de « Macron dégage, résistance et sabotage », « Oui au bocage, non au carnage », « Ni expulsion, ni répression, la ZAD est là, la ZAD vivra »… Tout le long du parcours, près de 150 tracts (l’appel intergalactique) ont été distribués aux passant.e.s et de nombreuses affiches ont été collées sur les murs, sucettes JC-Decaux, banques et commerces (vides ou non). En passant dans l’artère commerçante du centre-ville, des boules de peinture ont atterri sur quelques façades de commerces et une agence SFR.

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Plus loin, la situation s’est (un peu) tendue lorsque le conducteur du Petit Train, qui sert à transporter les touristes du centre-ville à la Citadelle, est sorti de ses gonds pour le collage d’une affiche. Certain.e.s manifestant.e.s ont dû calmer ses ardeurs après qu’il a violemment poussé un.e manifestant.e qui tenait la banderole de tête. En fin de compte, le petit Train à touristes est reparti à travers le centre-ville aux couleurs de la ZAD, avec encore plus d’affiches et un tag tracé à la bombe verte, disant « ZAD partout ».

La manifestation s’est dispersée après un peu plus d’une heure au niveau du pont Battant, sans qu’il n’y ait d’arrestation.

Appelée une semaine à l’avance par de nombreuses affiches, tracts et banderoles dispersés à travers la ville, par des appels internet (pas toujours relayés), cette manif était belle parce qu’elle était unitaire, sans drapeau de partis ou de syndicats, parce qu’elle était plurielle, rassemblant des soutiens de tous les milieux, elle était belle parce qu’elle était créative, qu’elle a semé ses traces dans la ville, et qu’elle a troublé le train train aseptisé des consommateurs du dimanche, elle était belle parce qu’elle était libre, évoluant dans la ville selon sa volonté, promenant ses poulets et non promenée par eux, elle était belle enfin parce qu’elle était à l’image de la ZAD, autonome, auto-organisée et sauvage. Que vivent les ZAD.

CNT25

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[ZAD de NDDL] Un peu de matos en solidarité face aux expulsions

Pour celles et ceux qui ne peuvent pas aller sur la ZAD, quelques affiches disponibles pour montrer notre solidarité face aux expulsions des gendarmes. D’autres affiches seront bientôt  ajoutées à cet article :

Télécharger l’affiche au format PDF

 

[CATALOGNE] POSITION DES SYNDICATS CGT ET CNT DE CATALOGNE ET D’ORGANISATIONS LIBERTAIRES OU ASSOCIATIVES :

NOUS CHOISISSONS DE LUTTER

Nous, syndicats, organisations et collectifs signataires voulons communiquer aux travailleuses* et à l’ensemble des classes populaires notre position face aux différents événements qui se produisent actuellement dans les rues de nos villes et villages.

Depuis quelques années, nous avons vu comment l’escalade des tensions d’un conflit, déjà ancien, a été exploitée pour rogner les droits fondamentaux de la population. Nous venons d’une tradition syndicale et politique qui, historiquement, a défendu les droits et les libertés de la classe opprimée et qui s’est emparée des rues quand il a fallu lutter pour arracher au pouvoir tout ce qui nous permet d’être les acteurs de notre présent et de notre futur.
Comme libertaires et comme part active du mouvement syndical, populaire et associatif de Catalogne, nous défendons toujours le droit à l’autodétermination des peuples – en commençant par le nôtre – que nous entendons comme un principe de base du confédéralisme, afin de rendre possible la coexistence humaine dans un régime d’égalité. Il est clair pour nous qu’aucune émancipation ne sera possible sans l’étape préalable d’élimination de la structure qui soutient l’inégalité, le capitalisme. Tant qu’il n’en sera pas ainsi, les conditions de vie de la classe laborieuse continueront d’être écrasées par une oligarchie espagnole et catalane qui, au coude à coude, impose contre-réformes du travail et réductions des droits sociaux.

Ceci dit, nous voulons dénoncer la militarisation et la répression que nous impose l’État espagnol qui, montrant sa face la plus brutale et autoritaire, veut imposer sa volonté jusqu’aux ultimes conséquences. Nous avons toujours été contre ceux qui ont voulu militariser la Catalogne – et quelque autre territoire que ce soit – pour s’opposer aux grandes revendications populaires ou à tout désir d’émancipation sociale.

Nous nous opposons à la répression de l’État parce que nous l’avons subie de manière systématique et continue dans nos propres corps, dans la rue et dans les entreprises. C’est pour cela que nous voulons dénoncer aussi la nature répressive de la Généralité de Catalogne elle-même qui, ces dernières années, a poursuivi, cogné, arrêté et emprisonné toutes celles qui n’ont pas détourné le regard quand les droits civils et humains du peuple étaient piétinés. Nous n’oublions pas comment les Mossos d’esquadra [police de Catalogne] nous délogeaient de la place de Catalogne, portaient plainte et emprisonnaient des syndicalistes, nous poursuivaient pour avoir participé à la mobilisation qui cernait le Parlament [Parlement de Catalogne] quand on y rognait nos droits sociaux, qu’au moyen de macro-déploiements policiers, ils nous arrêtaient et emprisonnaient, comme dans les récentes opérations Pandora [vaste rafle policière dans les milieux libertaires], ou même tuaient et mutilaient [référence notamment à une interpellation « qui a mal tourné » dans le quartier du Raval à Barcelone]. Ainsi donc, nous ne permettrons pas que quiconque nous prenne ce qui nous appartient, quel que soit son drapeau.

Pour nous, l’autodétermination et l’émancipation de nos villages et de nos villes ne peut se circonscrire à un cadre territorial déterminé. La liberté collective ne sera possible que par l’action décidée du peuple et des travailleuses face à un État et des élites politiques qui maintiennent des structures antisociales, hétéro-patriarcales et oppressives, également défendues par certains secteurs de ce que l’on appelle souverainisme catalan.

L’autodétermination et l’émancipation ne seront possibles qu’au travers de l’action insoumise des opprimées, qui englobe la défense et l’amélioration de leurs conditions matérielles de vie. La socialisation des moyens de production et de la richesse ; l’élimination de toutes les formes d’oppression, comme l’hétéro-patriarcat et ses différentes structures de pouvoir, aussi bien explicites qu’implicites ; la plus large liberté de décision et participation au travers de l’action directe et l’autogestion : c’est cela qui nous rendra réellement libres.
Ainsi donc, nous pensons que c’est le peuple, constitué comme sujet politique et de classe, qui doit servir de base pour n’importe quel changement social important et, par conséquent, nous nous réjouissons du développement des organisations populaires de base pour pratiquer la désobéissance et faire face au contexte autoritaire existant. Nous voulons que cette attitude de désobéissance et d’affrontement à l’autorité dépasse la situation actuelle et s’oriente contre toutes les injustices auxquelles nous sommes soumises.
Pour toutes ces raisons, nous appelons les travailleuses de Catalogne à participer aux mobilisations en défense de nos droits et libertés et, de manière très spéciale, à participer de manière massive à la grève générale convoquée pour le 3 octobre. Parce que l’esprit combatif qui parcourt ce lieu de la Terre ne pliera pas si facilement, parce que nous sommes classe travailleuse et voulons décider de tout, c’est l’heure de sortir dans la rue, c’est l’heure de lutter.

– CGT Catalogne – CNT Catalogne et Baléares- Negres Tempestes – Embat, organisation libertaire de Catalogne- Heura negra, assemblée libertaire de Vallcarca- Oca Negra, assemblée libertaire del Clot – Camp de l’Arpa- Solidaridad Obrera

Solidarité avec Lhassan Oumessaoud !

Malgré les intimidations, les services marocains ne feront pas taire la contestation en France !

Lhassan Oumessaoud est un membre actif des mobilisations à Paris en solidarité avec le mouvement de contestation dans le Rif. Ce mouvement se poursuit depuis plusieurs mois face à une militarisation et répression féroce du pouvoir marocain. Le rassemblement du mardi 3 octobre 2017, place du Trocadéro, dénonçait ouvertement les agissements du pouvoir vis à vis des rifains, et exprimait une solidarité envers les centaines de prisonniers rifains, dont ceux en grève de la faim et qui risquent de lourdes condamnations.

C’est avec colère que nous avons appris à l’issue du rassemblement que Lhassan Oumessaoud, qui y participait, a retrouvé sa voiture attaquée (vitre totalement détruite volontairement avec une pierre, rétroviseur arraché) et intégralement fouillée.

Lhassan Oumessaoud subit des actes de harcèlement répétés, et ciblés depuis plusieurs semaines. Sa voiture a été de la même façon saccagée au cours de la fête de l’Humanité. Il a également été ouvertement pris en filature par une voiture en région parisienne. Il est à noter qu’il avait subi également une attaque de son véhicule en 2012, pendant les mobilisations du mouvement du 20 février auxquelles il avait pris part activement.

Cette dernière agression du mardi 3 octobre, est un message clair, et ne fait que renforcer l’idée que c’est en tant que militant en solidarité au mouvement du Rif et contre les agissements du pouvoir marocain que Lhassan Oumessaoud est visé. Nous ne sommes pas étonnés, car les services marocains en France n’ont eu de cesse de multiplier les pressions sur les militants et d’agir de la sorte !

Aujourd’hui ces actes lâches et ouvertement ciblés sont un signal pour l’ensemble des militants solidaires des luttes sociales au Maroc ! Nous le prenons très au sérieux, et s’attaquer à l’un-e d’entre nous c’est s’attaquer à nous tous-tes !
Nous dénonçons fermement ces tentatives d’intimidations, et nous exprimons notre entière solidarité avec Lhassan Oumessaoud !
Nous resterons vigilants à ses côtés, et exprimons l’importance d’une réaction collective.

Comme le dit bien Lhassan, ceci ne fera pas taire la contestation, bien au contraire, et nous continuerons de dénoncer la répression que subit le peuple marocain sous dictature, ainsi que la complicité de l’État français !

Face à la répression des luttes sociales au Maroc, et aux intimidations sur les militants hors du Maroc, la solidarité restera toujours notre arme !

Liberté pour tous les prisonniers politiques au Maroc !

Paris, le 4 octobre 2017,

Secrétariat International de la CNT (Confédération Nationale du Travail

[Besançon] 4 mars : Manif contre toutes les frontières – 17h place de la Révolution

aff4marsdefSi des êtres humains fuient leurs pays d’origine pour se retrouver sur les routes de l’exil, puis aux frontières et dans les rues des métropoles partout en Europe, c’est pour échapper à la misère et à la mort. Bien qu’ils aient tous leurs propres raisons de migrer, c’est rarement par enthousiasme qu’ils se lancent dans un inconnu dangereux, où ils se retrouvent entre autres confrontés au harcèlement policier et aux galères administratives pour leurs demandes d’asile.

Depuis la fin de l’été 2016 à Besançon, la préfecture du Doubs se fait remarquer par son harcèlement permanent envers les sans-papiers : les avis d’expulsion sont distribués à la pelle contre des enfants et leurs familles, comme ce fut le cas à la veille de la rentrée scolaire. En réaction, des actions de soutien ont été organisées par des personnes solidaires et des opposants aux frontières. La réponse de la préfecture ne s’est pas fait attendre et, début octobre, les policiers ont perquisitionné le domicile de deux personnes solidaires puis les ont placées en garde-à-vue, en prétextant la parution d’un article dénonçant la politique immonde de Jean-Philippe Setbon, en charge des rafles et expulsions à Besançon : comme en atteste la « palme des déportations » décernée à la préfecture du Doubs par la CIMADE (organisme humanitaire qui pourtant veille à l’incarcération « humaine » des migrants en attente d’expulsion). Alors qu’en plein hiver la mairie chasse les migrants en installant des plots en béton sur des abris de fortune, des personnes solidaires occupent depuis début décembre un appartement de plus 150 m² vide depuis sept ans, dans lequel est hébergée toute personne à la rue qui le souhaite, avec ou sans-papiers. Au cours du mois de janvier, un deuxième squat a même été ouvert.

En quête d’un contrôle toujours plus renforcé sur la population, l’État en arrive à instaurer le délit de solidarité. Dans la vallée de la Roya (Alpes-Maritimes), de nombreux habitants sont poursuivis par les appareils répressifs de l’État (police, armée, justice) pour avoir hébergé ou transporté des migrants. La police aux frontières inspecte les trains en direction et en provenance des États limitrophes (Suisse, Belgique, Angleterre, Italie) pour débusquer celles et ceux qui s’affranchissent des papiers d’identité et des frontières ; l’armée, dont le champ d’intervention s’élargit sur l’ensemble du territoire national avec les pérennisations de l’état d’urgence et du plan « vigipirate », est surtout déployée aux frontières (avec l’Italie notamment) pour leur mener la chasse ; à Calais, l’expulsion de la « jungle » a aussi marqué une étape dans le nettoyage ethnique et social de cette ville qui, à en croire les bourgeois locaux, subit un préjudice économique à cause de ces campements sauvages. Nous en venons au fait : l’argent importe plus que le sort de milliers d’êtres humains. Ces mêmes humains qui fuient les catastrophes industriels d’AREVA ou de Total dans leurs pays, ainsi que l’exploitation de leurs ressources et de leur force de travail au profits des pays plus développés. La boucle est bouclée.

Nous ne voulons plus nous restreindre à faire du cas par cas, à défendre tel jeune étudiant débouté de sa demande d’asile en France ou telle famille parce que « avec enfant scolarisé ». Nombreux sont les cas semblables inconnus dont beaucoup de monde se fout. Le climat délétère instauré par les États et leurs frontières mérite une riposte globale de notre part. C’est pourquoi nous appelons à manifester samedi 4 mars 2017 à 17h place de la Révolution.

No Border No Nation, Stop Deportation !

Le tract au format PDF

Répression en Espagne

Marionnettistes : la lutte continue

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Alfonso et Raul, les deux camarades marionnettistes ont été libérés après cinq jours d’incarcération. Ils restent inculpés pour « apologie du terrorisme » et subissent un strict contrôle judiciaire : on leur a confisqué leur passeport et ils sont obligés de se présenter une fois par jour au commissariat.
Dès leur arrestation et dans les jours qui ont suivi, des manifestations de soutien, souvent importantes, ont eu lieu dans de nombreuses villes d’Espagne. Le mouvement de solidarité maintient la pression pour que toutes les charges qui pèsent contre eux soient abandonnées immédiatement. En effet, ils risquent toujours jusqu’à huit ans de prison.
Après la manipulation initiale dans la presse de régime, un retournement de l’opinion et des médias s’est produit, certainement grâce à la mobilisation rapide du mouvement libertaire ainsi que d’une partie du monde artistique et culturel. Si, dans un premier temps, la gauche et l’extrême-gauche ont largement ignoré la gravité de cette atteinte à la liberté, certains se sont ravisés après quelques jours et ont pris le train en marche, au point que cette affaire a dépassé le cadre habituel de la dissidence pour rassembler de plus en plus de monde. La presse internationale s’est aussi fait écho de l’arbitraire de ces arrestations…
L’intention du juge et du procureur n’était sûrement pas de provoquer un pareil tollé. Ils n’ont pas mesuré – et c’est tant mieux – l’ampleur du mécontentement d’une large part de la population écœurée par la corruption systématique qui touche les élites au pouvoir. Une population fatiguée aussi par les atermoiements et les magouilles qui entourent la constitution du nouveau gouvernement.
Cette affaire a permis de mettre en lumière le traitement répressif que subissent celles et ceux qui se battent contre l’austérité, la précarité et la misère en Espagne. Avec la mise en œuvre de la loi mordaza, les arrestations et inculpations de militant-e-s et de grévistes se multiplient. Suite à l’arrestation de Raul et Alfonso, des journalistes ont comparé l’Espagne actuelle à la Hongrie de Orbán ou à la Turquie de Erdogan.

Cachez ce sein que je ne saurais voir
Autre censure, celle de Facebook qui a fermé une page réclamant la liberté pour les marionnettistes sous prétexte de « contenu inapproprié ». En quatre jours, cette page avait à reçu 25’000 « j’aime » et plus d’un million de visites. Se moquant de la prétendue « apologie du terrorisme » des internautes avaient posté des messages où l’on pouvait lire le jeu de mots « gora mi tETA » (vive mon sein) avec illustration. Averti, l’administrateur, se pliant à la censure, avait supprimé ces images « suggestives », mais rien n’y a fait. On voit là de quel côté se situe ce réseau social ! Certainement pas du côté de la liberté d’expression.

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Source: http://laffranchi.info/marionnettistes-la-lutte-continue/

Rassemblement contre la répression en Turquie, le 16 janvier – Besançon

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HALTE A LA RÉPRESSION EN TURQUIE !

Depuis plusieurs mois, l’AKP au pouvoir en Turquie et son président Erdogan livrent une guerre sans merci au peuple kurde et contre les forces progressistes et révolutionnaires de Turquie.

De nombreuses villes et villages kurdes sont sous couvre-feu, l’armée et la police utilisent de l’armement lourd pour venir à bout de la résistance des populations qui ne demandent rien d’autre que la démocratie et l’autonomie locale. Le nombre de civil.e.s tué.e.s et les destructions augmentent chaque jour dans les villes de Diyarbakir, Silopi, Cirze, Nusaybin, Dargeçit, Silvan, Varto et d’autres.

Dans tout le pays les manifestations d’opposition au régime fascisant de l’AKP (le parti au pouvoir) sont violemment réprimées, des milliers de prisonnier.e.s politiques croupissent en prison, la presse est muselée, des journalistes sont emprisonné.e.s et récemment un magistrat kurde a été assassiné en pleine rue.

Pour l’État turc, les ennemis ne sont pas les terroristes de Daesh mais les Kurdes qui sont en première ligne pour les combattre et les défaire, comme à Kobané, Sinjar ou Tel Abyad. La complicité et les soutien de la Turquie vis-à-vis de Daesh sont aujourd’hui établis, tandis qu’Erdogan envoie son armée et ses bombes contre celles et ceux qui combattent les terroristes : les organisations progressistes et révolutionnaires de Turquie, de Syrie et d’Irak, dont le PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan).

Malgré cela, ni la France, ni l’Union Européenne ne s’élèvent contre les multiples crimes et atteintes aux droits humains perpétrés par la Turquie, pays pourtant membre comme la France de l’OTAN et de la coalition militaire internationale en Syrie.

Au contraire, la France et l’Union Européenne maintiennent toujours le PKK sur la liste des organisations terroristes. Un accord de coopération policière et militaire signée en 2011 entre la France et la Turquie facilite même l’extradition de militant.e.s kurdes réfugié.e.s en France.

Pour :

  • l’arrêt de la répression et des massacres en Turquie,
  • l’arrêt de l’occupation militaire des villes du Kurdistan,
  • manifester notre soutien à tou.te.s les progressistes et révolutionnaires de Turquie, du Kurdistan et du Moyen-Orient qui luttent contre l’AKP et DAESH,
  • obtenir le retrait du PKK de la liste des organisations terroristes,

le collectif Besançon Solidarité Kurdistan appelle à participer massivement au

RASSEMBLEMENT

SAMEDI 16 JANVIER A 15H

PLACE DU 8 SEPTEMBRE

Premiers signataires :

Parti Communiste Français (PCF), Initiative Communiste Ouvrière (ICO), Fédération Anarchiste (FA), Action Populaire (AP), AMEB Solidaires Étudiant.e.s, Collectif Antifasciste de Besançon (CAB), Union de la Jeunesse de Mésopotamie (UJM), …

Source: https://cabesancon.wordpress.com/2016/01/10/besancon-rassemblement-contre-la-repression-en-turquie-le-16-janvier/