Archives pour la catégorie Répression

[CATALOGNE] POSITION DES SYNDICATS CGT ET CNT DE CATALOGNE ET D’ORGANISATIONS LIBERTAIRES OU ASSOCIATIVES :

NOUS CHOISISSONS DE LUTTER

Nous, syndicats, organisations et collectifs signataires voulons communiquer aux travailleuses* et à l’ensemble des classes populaires notre position face aux différents événements qui se produisent actuellement dans les rues de nos villes et villages.

Depuis quelques années, nous avons vu comment l’escalade des tensions d’un conflit, déjà ancien, a été exploitée pour rogner les droits fondamentaux de la population. Nous venons d’une tradition syndicale et politique qui, historiquement, a défendu les droits et les libertés de la classe opprimée et qui s’est emparée des rues quand il a fallu lutter pour arracher au pouvoir tout ce qui nous permet d’être les acteurs de notre présent et de notre futur.
Comme libertaires et comme part active du mouvement syndical, populaire et associatif de Catalogne, nous défendons toujours le droit à l’autodétermination des peuples – en commençant par le nôtre – que nous entendons comme un principe de base du confédéralisme, afin de rendre possible la coexistence humaine dans un régime d’égalité. Il est clair pour nous qu’aucune émancipation ne sera possible sans l’étape préalable d’élimination de la structure qui soutient l’inégalité, le capitalisme. Tant qu’il n’en sera pas ainsi, les conditions de vie de la classe laborieuse continueront d’être écrasées par une oligarchie espagnole et catalane qui, au coude à coude, impose contre-réformes du travail et réductions des droits sociaux.

Ceci dit, nous voulons dénoncer la militarisation et la répression que nous impose l’État espagnol qui, montrant sa face la plus brutale et autoritaire, veut imposer sa volonté jusqu’aux ultimes conséquences. Nous avons toujours été contre ceux qui ont voulu militariser la Catalogne – et quelque autre territoire que ce soit – pour s’opposer aux grandes revendications populaires ou à tout désir d’émancipation sociale.

Nous nous opposons à la répression de l’État parce que nous l’avons subie de manière systématique et continue dans nos propres corps, dans la rue et dans les entreprises. C’est pour cela que nous voulons dénoncer aussi la nature répressive de la Généralité de Catalogne elle-même qui, ces dernières années, a poursuivi, cogné, arrêté et emprisonné toutes celles qui n’ont pas détourné le regard quand les droits civils et humains du peuple étaient piétinés. Nous n’oublions pas comment les Mossos d’esquadra [police de Catalogne] nous délogeaient de la place de Catalogne, portaient plainte et emprisonnaient des syndicalistes, nous poursuivaient pour avoir participé à la mobilisation qui cernait le Parlament [Parlement de Catalogne] quand on y rognait nos droits sociaux, qu’au moyen de macro-déploiements policiers, ils nous arrêtaient et emprisonnaient, comme dans les récentes opérations Pandora [vaste rafle policière dans les milieux libertaires], ou même tuaient et mutilaient [référence notamment à une interpellation « qui a mal tourné » dans le quartier du Raval à Barcelone]. Ainsi donc, nous ne permettrons pas que quiconque nous prenne ce qui nous appartient, quel que soit son drapeau.

Pour nous, l’autodétermination et l’émancipation de nos villages et de nos villes ne peut se circonscrire à un cadre territorial déterminé. La liberté collective ne sera possible que par l’action décidée du peuple et des travailleuses face à un État et des élites politiques qui maintiennent des structures antisociales, hétéro-patriarcales et oppressives, également défendues par certains secteurs de ce que l’on appelle souverainisme catalan.

L’autodétermination et l’émancipation ne seront possibles qu’au travers de l’action insoumise des opprimées, qui englobe la défense et l’amélioration de leurs conditions matérielles de vie. La socialisation des moyens de production et de la richesse ; l’élimination de toutes les formes d’oppression, comme l’hétéro-patriarcat et ses différentes structures de pouvoir, aussi bien explicites qu’implicites ; la plus large liberté de décision et participation au travers de l’action directe et l’autogestion : c’est cela qui nous rendra réellement libres.
Ainsi donc, nous pensons que c’est le peuple, constitué comme sujet politique et de classe, qui doit servir de base pour n’importe quel changement social important et, par conséquent, nous nous réjouissons du développement des organisations populaires de base pour pratiquer la désobéissance et faire face au contexte autoritaire existant. Nous voulons que cette attitude de désobéissance et d’affrontement à l’autorité dépasse la situation actuelle et s’oriente contre toutes les injustices auxquelles nous sommes soumises.
Pour toutes ces raisons, nous appelons les travailleuses de Catalogne à participer aux mobilisations en défense de nos droits et libertés et, de manière très spéciale, à participer de manière massive à la grève générale convoquée pour le 3 octobre. Parce que l’esprit combatif qui parcourt ce lieu de la Terre ne pliera pas si facilement, parce que nous sommes classe travailleuse et voulons décider de tout, c’est l’heure de sortir dans la rue, c’est l’heure de lutter.

– CGT Catalogne – CNT Catalogne et Baléares- Negres Tempestes – Embat, organisation libertaire de Catalogne- Heura negra, assemblée libertaire de Vallcarca- Oca Negra, assemblée libertaire del Clot – Camp de l’Arpa- Solidaridad Obrera

Publicités

[Besançon] Répression anti-syndicale à l’Université de Franche-Comté : ça suffit !

Les directions de la Fac de lettres et de l’Université de Franche-Comté ont décidé de saisir la section disciplinaire du conseil académique de l’UFC, qui a convoqué notre camarade B., inscrit en licence à l’UFR SLHS et syndiqué à la CNT du Doubs, accusé de « porter atteinte à l’ordre et au fonctionnement de l’Université ». Les faits qui lui sont reprochés sont en rapport direct avec sa participation aux mobilisations syndicales des étudiant-es et personnels de l’année universitaire écoulée. Il est question de « mots pas très sympathiques », et d’affiches apposées en dehors des panneaux d’affichage… que l’administration a elle-même supprimé. Pour ce faire, la direction tente de dresser les étudiant-es et personnels les un-e-s contre les autres, en montant en épingle une « altercation » ayant eu lieu au lendemain de la sortie de garde-à-vue des étudiant-es réprimés pour s’être mobilisé-es en défense de leurs intérêts en février dernier.
(voir sur ce lien un témoignage et le communiqué signé par onze syndicats).
Pourtant, MM. Mariage et Bahi s’étaient engagés à abandonner toute poursuite disciplinaire, voilà comment ils tiennent parole. Comble de l’ironie, une des attributions du conseil académique est précisément de faire respecter les libertés syndicales et politiques des étudiant-es ; et l’on utilise comme pièces à charge des documents émanant du CHSCT, relatifs aux conditions de travail des agents, alors même que le mouvement étudiant auquel participe notre camarade lutte, contre la direction, pour l’amélioration de ces conditions !
La section disciplinaire est une procédure exceptionnelle, principalement destinée à punir les fraudes aux examens, les « atteintes à l’ordre » étant un cas (encore plus) particulier. C’est donc une « justice » d’exception et expéditive que la direction souhaite appliquer à un militant syndiqué, pour punir ses activités syndicales, et à travers lui intimider tous les opposant-es à la gestion libérale-féodale qui mène l’Université à sa ruine. B. voit la possibilité de poursuivre ses études remise en cause, parce qu’il refuse de se taire.
Il est prévu que la commission d’instruction se tienne le 12 juillet (mercredi prochain) à 10h30, à la Maison de l’Université rue Goudimel (près de la station de tram de la place de la révolution). En pleines vacances d’été, la direction, à la fois juge et procureur, rend impossible le recueil des témoignages des principales personnes à même d’indiquer si oui ou non le comportement de notre camarade perturbe les activités d’enseignement et de recherche de l’Université (enseignant-es et étudiant-es de L2 d’allemand, autres témoins des faits rapportés). Elle réduit aussi considérablement la possibilité pour lui de se faire conseiller et accompagner par une personne membre de l’Université. Par ailleurs, une partie des documents qui lui ont été adressés, censés justifier les poursuites contre lui, sont des photocopies illisibles.
Nous demandons l’abandon de cette procédure, et exigeons au minimum son report à une date ultérieure à la rentrée de septembre.
Au cas où cette juste demande serait rejetée, nous invitons toute personne solidaire à être présente le 12 juillet, pour soutenir notre camarade, et au-delà défendre la liberté d’expression et de manifestation, car c’est bien de cela qu’il s’agit.
En complément, il est souhaitable que toute personne, liée ou extérieure à l’Université, à titre individuel ou collectif, contacte directement la direction de l’Université, pour lui faire part de son indignation.

Signer la pétition en ligne ici

[Besançon] Solidarité face à la répression – Mercredi 31 mai à partir de 9h30 devant le TGI

Solidarité face à la répression !

Solidarite31maiCette année 2016-2017 a vu un déferlement répressif à l’encontre des luttes sociales et de celles et ceux qui n’entendent pas se résigner au rouleau-compresseur du capital et de l’Etat. Que ce soit contre l’austérité à l’université, ou bien dans la rue et devant les lycées contre la mascarade électorale, il existe encore des individus qui refusent d’abdiquer en se faisant entendre dans la rue et leurs lieux de travail et d’étude.

Ainsi, ce mercredi 31 mai 2017, quatre personnes seront déférées devant le TGI de Besançon pour leur participation à ces luttes :

Pour l’occupation de la Maison de l’Université du 22 novembre, un étudiant est inculpé pour « intrusion ; outrage et violence aux forces de l’ordre ; refus de prélèvements d’empreintes et d’ADN ». Cette action visait à empêcher la tenue du Conseil d’Administration de l’Université, qui s’apprêtait alors à voter des mesures d’austérité (suppression de filières, diminution d’heures de cours à l’UFR SLHS). Ce jour-là, plusieurs centaines de personnes ont investi le hall d’entrée du bâtiment. Un groupe d’étudiant.e.s a tenté de monter à l’étage pour empêcher le vote, mais les policier.e.s sont intervenu.e.s violemment, n’hésitant pas à frapper sur les doigts d’une étudiante suspendue dans le vide à coups de matraque. La répression à la fac de lettres a franchi un nouveau palier le 14 février 2017, lorsqu’une vingtaine d’étudiant.e.s a fait irruption dans cette même salle de réunion afin d’empêcher le vote entérinant la sélection en master. Le président de l’UFC, Jacques Bahi, a eu recours aux forces de l’ordre, qui ont déboulé à une quarantaine pour expulser et placer en garde à vue (allant jusqu’à 24h pour la plupart et jusqu’à 45h pour les deux soi-disant « meneurs ») ces récalcitrant.e.s à la marchandisation de l’université. Des poursuites judiciaires sont également à prévoir.

Dimanche 7 mai, peu de temps après la dispersion de la manif « contre la mascarade électorale » à l’occasion du 2ème tour des élections présidentielles, deux manifestants ont été arrêtés par la police puis placés en GAV pour 24h. Ils sont poursuivis pour des « dégradations » sur des banques.

Enfin, lors du blocus au lycée Pasteur contre « la mascarade électorale » mardi 9 mai, une lycéenne a été arrêtée puis emmenée au poste pour « outrage et violences à l’égard des forces de l’ordre ». Son tort ? Avoir pris la défense d’une de ses potes prise à partie par les policier.e.s (insultée et bousculée).

Toutes et tous devant le TGI (rue Mégevand, en face de la mairie) mercredi 31 mai dès 9h30 pour montrer notre solidarité avec les quatre personnes inculpées !

La répression ne fera jamais taire la rébellion ! La solidarité est notre arme !


Par ailleurs, un militant libertaire bisontin est poursuivi pour « diffamation » à l’encontre d’un responsable des expulsions de sans-papiers à Besançon, le secrétaire général de la préfecture du Doubs, Jean-Philippe Setbon. Il passera en procès le mercredi 7 juin pour avoir publiquement dénoncé la politique inhumaine de la préfecture du Doubs à l’encontre des migrant.e.s sur le blog du « Libertaire Bisontin » (plus d’infos sur https://lelibertairebisontin.wordpress.com et sur https://nantes.indymedia.org/articles/35853).

Affichons notre solidarité et soyons présent.e.s au TGI ce mercredi 7 juin à 13h30.

Voir / Télécharger le tract au format PDF

[Besançon] Concert de soutien aux militant.e.s engagé.es contre l’austérité à l’université – Samedi 20 mai

Le 22/11/2016, plus de 300 étudiant.e.s, enseignant.e.s et personnels de l’Université de Franche-Comté ont occupé le hall de la présidence de l’Université pour protester contre l’austérité budgétaire. Iels se sont vu.e.s opposer une présence policière armée et un syndicaliste étudiant a été mis en garde à vue pour intrusion.
Le 14/02/2017, 19 militant.e.s dont 16 étudiant.e.s ont envahi pacifiquement le Conseil d’administration de l’UFC pour les mêmes raisons, iels ont tou.te.s été mis.e.s en garde à vue pour intrusion et séquestration, plusieurs ont été violenté.e.s par les forces de l’ordre.
Venez dénoncer la répression contre les mouvements sociaux et soutenir financièrement les inculpé.e.s (frais divers, amendes) en participant à cette soirée organisée par la CNT 25 :
Samedi 20 Mai 2017 au Bar le Maquis (9 rue Claude Pouillet, Besançon)
– Iano U.Cello (Violoncelle – Voix – Feedbacks)
– Sernan (Rap Freestyle)
– BOB Marioles (Early Reggae – Punk Rock)
– DJ Set « God Ska The Queen / Radio Campus Besançon »
Contacts des groupes sur facebook : @atelier.deletoile.9, @sernan.music, @BOBMarioles et @godskathequeen25.
Vous pouvez également envoyer vos dons à l’adresse : Syndicats CNT Doubs, c/o CESL, BP 121, 25014 Besançon CEDEX.

[Besançon] 4 mars : Manif contre toutes les frontières – 17h place de la Révolution

aff4marsdefSi des êtres humains fuient leurs pays d’origine pour se retrouver sur les routes de l’exil, puis aux frontières et dans les rues des métropoles partout en Europe, c’est pour échapper à la misère et à la mort. Bien qu’ils aient tous leurs propres raisons de migrer, c’est rarement par enthousiasme qu’ils se lancent dans un inconnu dangereux, où ils se retrouvent entre autres confrontés au harcèlement policier et aux galères administratives pour leurs demandes d’asile.

Depuis la fin de l’été 2016 à Besançon, la préfecture du Doubs se fait remarquer par son harcèlement permanent envers les sans-papiers : les avis d’expulsion sont distribués à la pelle contre des enfants et leurs familles, comme ce fut le cas à la veille de la rentrée scolaire. En réaction, des actions de soutien ont été organisées par des personnes solidaires et des opposants aux frontières. La réponse de la préfecture ne s’est pas fait attendre et, début octobre, les policiers ont perquisitionné le domicile de deux personnes solidaires puis les ont placées en garde-à-vue, en prétextant la parution d’un article dénonçant la politique immonde de Jean-Philippe Setbon, en charge des rafles et expulsions à Besançon : comme en atteste la « palme des déportations » décernée à la préfecture du Doubs par la CIMADE (organisme humanitaire qui pourtant veille à l’incarcération « humaine » des migrants en attente d’expulsion). Alors qu’en plein hiver la mairie chasse les migrants en installant des plots en béton sur des abris de fortune, des personnes solidaires occupent depuis début décembre un appartement de plus 150 m² vide depuis sept ans, dans lequel est hébergée toute personne à la rue qui le souhaite, avec ou sans-papiers. Au cours du mois de janvier, un deuxième squat a même été ouvert.

En quête d’un contrôle toujours plus renforcé sur la population, l’État en arrive à instaurer le délit de solidarité. Dans la vallée de la Roya (Alpes-Maritimes), de nombreux habitants sont poursuivis par les appareils répressifs de l’État (police, armée, justice) pour avoir hébergé ou transporté des migrants. La police aux frontières inspecte les trains en direction et en provenance des États limitrophes (Suisse, Belgique, Angleterre, Italie) pour débusquer celles et ceux qui s’affranchissent des papiers d’identité et des frontières ; l’armée, dont le champ d’intervention s’élargit sur l’ensemble du territoire national avec les pérennisations de l’état d’urgence et du plan « vigipirate », est surtout déployée aux frontières (avec l’Italie notamment) pour leur mener la chasse ; à Calais, l’expulsion de la « jungle » a aussi marqué une étape dans le nettoyage ethnique et social de cette ville qui, à en croire les bourgeois locaux, subit un préjudice économique à cause de ces campements sauvages. Nous en venons au fait : l’argent importe plus que le sort de milliers d’êtres humains. Ces mêmes humains qui fuient les catastrophes industriels d’AREVA ou de Total dans leurs pays, ainsi que l’exploitation de leurs ressources et de leur force de travail au profits des pays plus développés. La boucle est bouclée.

Nous ne voulons plus nous restreindre à faire du cas par cas, à défendre tel jeune étudiant débouté de sa demande d’asile en France ou telle famille parce que « avec enfant scolarisé ». Nombreux sont les cas semblables inconnus dont beaucoup de monde se fout. Le climat délétère instauré par les États et leurs frontières mérite une riposte globale de notre part. C’est pourquoi nous appelons à manifester samedi 4 mars 2017 à 17h place de la Révolution.

No Border No Nation, Stop Deportation !

Le tract au format PDF

[Besançon] Répression à l’université : Liberté pour nos camarades !

Plusieurs personnes ont annoncé qu’elles seraient présentes ce jeudi 16 février 2017 dès 8h devant le commissariat de la Gare d’Eau. Une AG se tiendra à 10h à la fac puis nous y rejoindra.

****

Liberté pour nos camarades !

Ce mardi 14 février, le conseil d’administration de l’université devait voter la sélection à l’entrée en master (impliquant un renforcement de la compétition et un lourd désavantage pour les étudiant’s précaires).

Une vingtaine de nos camarades, en grande partie membres de l’AMEB Solidaires Étudiant-e-s, ont décidé de bloquer le conseil d’administration de l’université, pour obtenir un report du vote et avoir le temps d’informer les étudiant’s sur le danger d’une sélection en master.

Cette action, déterminée mais pacifique, a dégénéré de la part de la police. En effet, c’est une quarantaine de CRS en tenue de combat qui sont venu’s déloger vingt étudiant’s dépourvu’s d’intentions belliqueuses.

Nos camarades ont trouvé un accord avec la police pour sortir des locaux dans le calme… mais ont en fait subi, très gratuitement, une violente charge policière. Après un déluge de coups de matraque, iels ont été menotté’s, emmené’s au commissariat et placé’s en garde à vue.

Des plaintes abusives pour séquestration ont été déposées à leur encontre, alors que c’est la direction elle-même qui a « séquestré » le CA, en l’enfermant dans sa propre salle de conseil ! Ainsi que des plaintes pour « rébellion » envers deux personnes qui ont osé se défendre à mains nues contre les matraques…

Un rassemblement de soutien s’est aussitôt mis en place devant le commissariat, et 70 personnes (dont un membre du CA, choqué de découvrir la violence policière) ont clamé, pendant plus de trois heures, leur solidarité avec les enfermé’s et leur refus des méthodes policières.

Nous exigeons la libération immédiate de nos camarades, l’abandon de toutes les poursuites engagées à leur encontre, et la démission de la présidence de l’université.

Nous appelons à poursuivre cette mobilisation de soutien, par un rassemblement dès demain matin. Rendez-vous
ce MERCREDI 15 FÉVRIER à 8h
devant le commissariat de la gare d’eau

 

***** (communiqué de l’AMEB) *******

Communiqué de l’AMEB Solidaires étudiant-e-s suite à la mise en garde à vue de camarades membres ou proches du syndicat.

Liberté et abandon des poursuites envers nos camarades !

Aujourd’hui devait se tenir le Conseil d’Administration devant voter la sélection à l’entrée en master (impliquant un renforcement de la compétition entre élèves, un désavantage envers les précaires…) ; en bref, la fin d’une université ouverte à tou-te-s.

Une vingtaine de nos camarades, proches ou membres de l’AMEB Solidaires Étudiant-e-s, ont alors décidé de bloquer le CA, pour obtenir un report du vote et permettre d’informer les élèves sur le danger d’une sélection en master.

Cette action, qui se voulait pacifique et non-violente, et qui n’avait pour but que la lecture d’un communiqué et la non-tenue du CA, a dégénéré à l’arrivée des policiers, appelés par la direction de l’Université.

Nos camarades ont alors subi de fortes violences policières, et ont été sortis menottés de la salle du conseil avant d’être emmenés en garde à vue, alors qu’ils et elles demandaient simplement le report du CA.

Pire : des plaintes pour séquestration ont été déposées à l’encontre des militant-e-s, alors que ce fut la direction elle-même qui séquestra le CA, en l’enfermant dans sa propre salle de conseil ! Ces plaintes sont abusives.

Nous exigeons la libération immédiate de tou-te-s nos camarades, et l’abandon de toutes les poursuites engagées à leur encontre.

Militer pacifiquement pour une université de qualité et ouverte à tou-te-s ne doit pas être un crime !

Nous revendiquerons encore et toujours une université publique, gratuite, critique et populaire !