Archives pour la catégorie Culture

[Besançon] Concert de soutien aux militant.e.s engagé.es contre l’austérité à l’université – Samedi 20 mai

Le 22/11/2016, plus de 300 étudiant.e.s, enseignant.e.s et personnels de l’Université de Franche-Comté ont occupé le hall de la présidence de l’Université pour protester contre l’austérité budgétaire. Iels se sont vu.e.s opposer une présence policière armée et un syndicaliste étudiant a été mis en garde à vue pour intrusion.
Le 14/02/2017, 19 militant.e.s dont 16 étudiant.e.s ont envahi pacifiquement le Conseil d’administration de l’UFC pour les mêmes raisons, iels ont tou.te.s été mis.e.s en garde à vue pour intrusion et séquestration, plusieurs ont été violenté.e.s par les forces de l’ordre.
Venez dénoncer la répression contre les mouvements sociaux et soutenir financièrement les inculpé.e.s (frais divers, amendes) en participant à cette soirée organisée par la CNT 25 :
Samedi 20 Mai 2017 au Bar le Maquis (9 rue Claude Pouillet, Besançon)
– Iano U.Cello (Violoncelle – Voix – Feedbacks)
– Sernan (Rap Freestyle)
– BOB Marioles (Early Reggae – Punk Rock)
– DJ Set « God Ska The Queen / Radio Campus Besançon »
Contacts des groupes sur facebook : @atelier.deletoile.9, @sernan.music, @BOBMarioles et @godskathequeen25.
Vous pouvez également envoyer vos dons à l’adresse : Syndicats CNT Doubs, c/o CESL, BP 121, 25014 Besançon CEDEX.

LE RACISME ANTI-NOIR, DIX TRAITS QUI EN FONT UNE SPÉCIFICITÉ

Des mythes aux religions, des théories racistes du XVIIIe siècle aux crimes uniques de la traite négrière, du marquage visible et indélébile des victimes potentielleAFF_RT_A3_Débats.indds à l’attribution systématique d’une valeur négative au Noir, des mythes incessamment renouvelés de l’Afrique mal gérée et trop peuplée…

C’est dans le cadre de sa lutte contre TOUTES les discriminations et oppressions, que le Resto Trottoir vous invite à venir discuter avec Kanyana Mutombo du racisme anti-noir :

CE JEUDI 9 AVRIL 2015

Kanyana Mutombo, qui est docteur en relations internationales et directeur de l’université populaire africaine de Genève et de la publication Regards Africains, nous fera une présentation de ces dix traits qui font du racisme anti-noir une spécificité puis nous entamerons une discussion ensemble.

La librairie L’Autodidacte, 5 rue Marulaz à Besançon sera ouverte DÈS 20H. En attendant que tout le monde arrive et s’installe dans les lieux nous vous proposons une petite collation-buffet végétalienne, comme d’habitude. Le débat démarrera probablement autour de 20h30… et finira à l’épuisement du sujet !

[« Insulte à l’autorité de l’État »] Le procès du Jura Libertaire

article tiré du Jura Libertaire

Vendredi 14 novembre 2014 à 13 heures se tiendra devant la 17e chambre correctionnelle de Paris le procès du Jura Libertaire, poursuivi suite à une plainte pour « injure et diffamation publiques envers la Police nationale », déposée en juillet 2010 par le ministre de l’Intérieur d’alors.

Dès l’annonce de la plainte, les médias libres notamment prenaient la défense d’Indymedia Grenoble et du Jura Libertaire, à l’exemple de Rebellyon.info :

Que 1000 Jura Libertaire et Indymedia Grenoble fleurissent !

Après la réhabilitation du délit d’outrage au drapeau la semaine dernière, le gouvernement poursuit sa mission de rééducation du peuple et d’instruction des « bonnes manières ». Et contre nos camarades du Jura Lib et d’Indy Gre, ce n’est pas le RAID ou le GIPN qu’il envoie comme à la Villeneuve pour leur faire respecter ces bonnes manières, mais une plainte pour atteinte à l’honneur (!) de la police.

Ce lundi 26 juillet, le sinistre Hortefeux a déclaré la guerre aux sites d’informations alternatives. Il voulait apparemment donner des billes aux flics mis en difficulté à Saint-Aignan et à Grenoble ces deux dernières semaines : après avoir par l’intermédiaire du secrétaire d’État Lellouche souhaité régler « le réel problème [rom] » au niveau européen (tout un poème), ce sont les médias alternatifs qu’il a donné en pâture à certains syndicats policiers.

Ne daignant pas citer de sa bouche immaculée nos camarades du Jura Libertaire et d’Indymedia Grenoble (la même bouche qui a été condamnée début juin pour propos racistes), il a annoncé avoir engagé une action pour « injure et diffamation publiques contre la police » à l’encontre de deux sites Internet.

L’Hortefeux a ensuite bien entendu laissé fuiter grossièrement quels étaient les sites visés : la fuite du ministère, ça permet de gratter le menton du pisse-copie préposé au copier-coller de la dépêche AFP, ça lui donne l’impression qu’il a une info de première main, il ronronne. Au passage, il recopie la mention « hostiles à la police » de la dépêche AFP rédigée en 10 minutes sans vérifier ce qu’il en est, il condamne les « sites anti-policiers » (20 Minutes, Nouvel Obs) ou, quand il est grand investigateur, il rajoute la mention oulalah, trop tendue, de la légende d’une illustration en première page du Jura Libertaire (« La police travaille… à l’apartheid social », dans l’« enquête » de Libé).

Le fait que le pisse-copie soit en train de scier la toute petite branche sur laquelle il/elle est assis ne l’effleure pas. Mediapart a déjà fait les frais ces dernières semaines de l’ire de l’Élysée après ses révélations sur l’affaire Woerth, mais ça ne l’émeut pas. Si le pisse-copie-colleur avait fait son taf, il aurait vu en quoi le Jura Libertaire et Indymedia Grenoble sont réellement hostiles à la police :

— ils ont diffusé des témoignages d’habitant-e-s de la Villeneuve, qui contredisaient la version policière (et médiatique, ça va de soi) (Réaction/analyse d’un habitant de la Villeneuve, Témoignage d’une habitante de Villeneuve…) ;

— ils se sont moqués de la tournée d’un quart d’heure d’Hortefeux à la Villeneuve (Hortefeux à Grenoble : chronique d’un non-événement) ;

— ils se sont faits l’écho des premières condamnations après les émeutes, non pas en relayant la dépêche du Sinistère, mais en relatant la manière dont se sont déroulés les procès (Récit des comparutions immédiates du 19/07).

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VOIR LE DOCUMENT | Tract de solidarité avec Le Jura Libertaire, distribué à Paris à l’automne 2010, lors du mouvement dit « des retraites »

Aujourd’hui, pour un média, être dans la ligne de feu d’Hortefeux est un signe de qualité. Pas besoin de label, juste d’une poursuite judiciaire. Nous sommes très fiers de la décoration remarquable que viennent de recevoir nos camarades et nous nous engageons bien sûr à les aider par tous les moyens à continuer leur œuvre.

Des membres du collectif d’animation et de modération du site d’infos participatif Rebellyon – 27 juillet 2010

P.-S. : Cela dit, peut-être le Jura Libertaire et Indymedia Grenoble sont-ils hostiles à la police autant que nous le sommes : hostiles aux humiliations quotidiennes, aux 500’000 gardav’ par an, aux cowboys de la BAC, aux contrôles d’identité cinq fois par jour au pied de ton immeuble, aux tentatives de te faire craquer par des petites insultes bien senties, aux flash-balls qui défigurent et aux Tasers qui peuvent tuer, à l’assassinat de tout « voyou » (une pensée pour Umüt) ou au faciès, au GIPN et au RAID qui te visent à la lunette toi et ta famille quand y’a du bordel dans le quartier, et puis à la Justice évidemment qui t’envoie au trou pour rien. Ça nous paraît être un signe de bonne santé. Pas vous ?

Références pour pas dire qu’on écrit n’importe nawak :
— Libé
— 20 Minutes
— mention spéciale à LeMonde.fr qui a réussi à placer « la branche grenobloise d’Indymedia », jolie évocation d’une vision terroriste des médias libres.

Plus de quatre années ont passé entre la bataille de La Villeneuve et celle du Testet. Force est de constater désormais que, si le journaliste et le politique sont les êtres les plus méprisés en France, le flic, lui, est le plus universellement haï.

La police travaille. Et c’est dans la foulée d’une nouvelle perquisition visant le JuraLib’ qu’intervient ce procès. Le 24 septembre dernier en effet, sous prétexte de rechercher les auteurs d’un texte antinucléaire (Sabotage Bessines … coucou c’est nous ! paru le 5 avril 2014 sur le JL), et sur la seule foi des dossiers montés de-ci de-là à l’encontre du JL, la section de recherches de la gendarmerie de Limoges, lors d’une descente dans le Jura et dans le Doubs, a saisi trois innocents ordinateurs.

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VOIR L’ARTICLE | « Après un sabotage, un incendie vise Areva » (LeParisien.fr, 8 avril 2014)

Est-ce à dire que, bien qu’en sommeil ces derniers mois, le Jura Libertaire demeure une cible de la censure et de la répression ? Quoi qu’il en soit, à l’heure où « 1000 Jura Libertaire et Indymedia Grenoble fleurissent » effectivement partout, sur papier, sur les ondes, sur la Toile et, en premier lieu, dans toutes les têtes, les bandes armées de criminels et leurs annexes spectaculaires-mafieuses n’auront pas assez de telles « analyses de textes » pour se défaire des forces révolutionnaires multiples qui s’agitent et s’emploient avec conséquence à faire reculer la police et son monde.

Le Jura Libertaire – 7 novembre 2014

La Gentrification par l’art

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L’avant-garde artistique est celle qui débroussaille les forets de la guerre immobilière pour les pouvoirs publics et les promoteurs. Tel est le processus de gentrification par l’art : comment faire d’un quartier populaire un quartier branché ?

1. Commencer par établir de grands projets municipaux, souvent culturels, comme un centre artistique.

2. Favoriser l’installation de commerces tertiaires adéquats, économiquement et culturellement sélectifs : boites de nuit branchées, ateliers créatifs, cafés et restaurants de cuisine créative, boutiques d’art ou de haute couture, salles de concerts, cinémas de gauche, magasins bio et détaillants de commerce équitable.

3. En même temps, commencer de grands chantiers publics : nouvelles places de crèche, universités, espaces associatifs citoyens, commissariats, espaces verts écologiques mais chics, systèmes de vélos en libre-service payant, construction de nouveaux axes de transports en commun.

4. Peut alors commencer la phase de nettoyage humain : augmentation des loyers de tout les habitats proches des chantiers cités plus haut, accélération des expulsions locatives sous divers prétextes tels que l’insalubrité, suppression du racolage par le harcèlement des putes pour permettre l’installation de bars à escort-girls, accélération aussi des expulsions de squats, adaptation du mobilier urbain pour repousser toute tentative d’oisiveté un peu plus loin, plus de surveillance technologique ou citoyenne et renforcement des effectifs de police urbaine de proximité.

5. Moins de pauvres et restructuration des quartiers : l’avant garde artistique peut alors servir d’appât. Favorisés, ils peuvent alors se regrouper dans un nouvel espace communautaire en traînant derrière eux la cohorte des admirateurs et de ceux qui doivent être là ou il faut être. L’admiration qu’ils suscitent parmi les masses grégaires de classe moyenne rend opérante la phase de substitution.

6. Phase de substitution des populations : le rêve se réalise. Les pauvres, harcelés, finissent par lever l’ancre et sont repoussés encore un peu plus aux confins des métropoles. De nouvelles populations s’installent alors, artistiques ou à la remorque des artistes. Plus enclines à « participer à la vie du quartier », c’est à dire à voter, à trier ses déchets et à prévenir la police de toute malversation. Là se trouve le jackpot urbaniste. Ces populations plus solvables et intégrées vont alors mieux consommer, et plus. Elles ne seront pas sujettes au chômage de masse et offriront une coopération sans faille aux différentes tentacules de la machine. Bien plus dociles, leur mécontentement n’ira jamais plus loin que l’insurrection pétitionnaire ou la cyber-manif. La ville se prémunit alors des émeutes urbaines, des guet-apens sur flics et pompiers ou de tout autre acte de dé-pacification sociale.

7. la dernière phase est la plus délicate, car cohabitent alors des populations socialement mixtes. Cette cohabitation difficile permet alors le renforcement de l’occupation policière afin de donner confiance aux porte-feuilles des nouvelles populations.

Quand le pinceau devient le prolongement de la matraque, flics et artistes sont deux moyens complémentaires de la chasse aux pauvres, les deux faces d’une même pièce.

Extrait de Non Fides N°IV, p.46, juillet 2009.

Trouvé dans une brochure sur infokiosque (cliquez ici)

La brochure est ici

Leur université n’est pas la nôtre.

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Communiqué de presse du 14 octobre 2014 :

Jeudi 2 octobre, Vincent Goulet – sociologue – rendait publique via la presse sa lettre de démission du poste tant convoité de maître de conférence qu’il occupait depuis 4 années à l’Université de Lorraine. Dans cette lettre, qu’il adresse à l’actuelle secrétaire d’État à l’enseignement supérieur et à la recherche, Geneviève Fioraso, notre collègue met le doigt sur une situation désastreuse. Son constat est clair : l’université est aujourd’hui une véritable entreprise.

En effet, suite au désengagement progressif de l’État du financement de la recherche, les moyens et les conditions de travail des enseignants chercheurs se sont sensiblement dégradés. Outre le fait qu’obtenir du « papier et des crayons » est devenu si compliqué que les collègues sont obligés de fournir eux même le matériel nécessaire à l’enseignement, obtenir des financements pour la recherche induit aujourd’hui une surcharge de travail administratif sans précédent. Et quel travail : dans les universités « autonomes », plus de place pour le financement de la recherche fondamentale, ni pour un enseignement de qualité : travailleurs du supérieur, débrouillez vous pour vous vendre, mettre en œuvre des stratégies marketing et répondre aux besoins du patronat si vous souhaitez décrocher des financements. Si bien qu’aujourd’hui, la préoccupation première d’un enseignant chercheur n’est plus de chercher ni d’enseigner, mais bien de manager et d’être rentable sur le marché de la formation. Pire encore, c’est être attractif aux yeux des intérêts du privé dans la cadre d’une concurrence sans limite avec des collègues d’autres départements et d’autres universités.

Et que dire de la situation de l’emploi dans le supérieur qui se précarise tous les jours un peu plus. Car si le nombre de postes de titulaires est gelé, et que l’enseignement et la recherche se font désormais avant tout en tant que contractuel ou vacataire, nous n’oublions ni les suppressions de postes chez les personnels administratifs ni la sous traitance de l’entretien auprès de société privées.

Rappelons le, cette situation est la conséquence d’un long processus de privatisation et de libéralisation des universités, concrétisé par les gouvernements de droite comme de gauche par la succession des réformes LMD , LRU, les fusions d’université dans la cadre du statut de Grand Établissement, et l’application actuelle de la loi dite « Fioraso ». Cette logique, qui voudrait faire des universités des outils de la rentabilité capitaliste plutôt que des lieux de recherche, de transmission du savoir, et d’émancipation, la CNT, comme des nombreux étudiants et personnels des université, l’a combattue sans relâche ces dernières années, pendant que les syndicats majoritaires dans le supérieur refusaient d’appeler à la grève, ou constataient passivement depuis leurs sièges dans les instance dites représentatives l’aboutissement du projet de fusion des universités de Lorraine.

Nous le réaffirmons, si cette situation catastrophique de l’université de Lorraine ne nous étonne guère c’est avant tout parce nous restons convaincus que ce n’est pas dans la cogestion de salons, ni dans les marches symboliques que nous obtiendrons satisfaction. Pour contrer la logique capitaliste, pour construire une université égalitaire, émancipatrice et accessible à tous, c’est la solidarité interprofessionnelle, la construction d’une riposte sociale à la base, et la lutte collective qu’il nous faut développer.

[Besançon] Vendredi 27 juin: Présentation du livre « CONSTELLATIONS. Trajectoires révolutionnaires du jeune XXIè siècle »

aftrajectoirerevolutionnaire juin14 2.2Le resto-trottoir vous invite à la présentation du livre « Constellations. Trajectoires révolutionnaires du jeune 21e siècle »
proposée par le collectif « mauvaise troupe » auquel participent des copains des Tanneries.

La présentation aura lieu le vendredi 27 juin à partir de 20H à la Librairie l’Autodidacte, 5 rue Marulaz à Besançon. Elle sera suivie d’une discussion avec les membres du collectif présents.

Ci dessous, une petite présentation du bouquin pour se mettre en bouche …

*… des contre-sommets à Notre-Dame-des-Landes, de l’imaginaire à l’habiter, des free parties au mouvement anti-CPE, des sabotages aux savoir-faire, des usines occupées aux sans-papiers, de la communauté des squats aux résistances numériques…*

Le collectif mauvaise troupe a publié aux éditions l’éclat le 5 mai un livre contant des tentatives et trajectoires révolutionnaires de ces quinze dernières années, entre transmission d’une histoire des luttes et ouverture de pistes pour l’avenir.

Le livre reprend à bras le corps et à la première personne du pluriel, des luttes, désertions, imaginations, batailles, occupations, fêtes qui ont ponctué les treize premières années du nouveau siècle. Au fil d’entretiens, correspondances,  documents, écrits, dessins, photos, apparaissent des groupes et mouvements qui vivent et combattent chaque jour pour « inventer une vie immédiate », loin des modèles rancis promus par l’époque.

Pour trouver les textes du livre en ligne et poursuivre ces histoires : constellations.boum.org

Introduction :
« De ces dix dernières années, nous avons encore le souvenir. De leurs révoltes, de leurs insoumissions, nous sommes nombreux à ne rien vouloir oublier. Nous savons pourtant que nous vivons dans un monde qui s’en emparera, nous en dépossédera afin que des enseignements n’en soient jamais tirés et que rien de ce qui est advenu ne vienne repassionner les subversions à venir. Pour extirper cette mémoire d’un si funeste destin, nous avons fait un « livre d’histoires ». Des histoires d’inadaptés, de rétifs, des histoires de lutte contre ce même ordre des choses qui menace aujourd’hui de les ensevelir sous son implacable actualité. « Ne faites pas d’histoires », c’est en somme le mot d’ordre imposé par une époque piégée dans le régime de l’urgence et des plans de redressement. Ne faites pas d’histoires, et suivez le courant. L’économie répondra à vos besoins, les aménageurs assureront votre confort ; la police garantira votre sécurité, l’Internet votre liberté, et la transition énergétique, votre salut. Les histoires de cet ouvrage viennent mettre du trouble là où devraient régner le contrôle et la transparence; elles reflètent la recherche d’un certain ancrage dans un présent qui partout se défausse. Ce sont des histoires d’expérience et de transmission contre la dépossession, d’enracinement et de voyage contre l’anéantissement des territoires, d’intelligence collective contre l’isolement et l’exploitation. Elles parlent de jardins, de serveurs web, de stratégies, de fictions, de bouteilles incendiaires, de complicités, de zones à défendre, de free parties, d’assemblées, de lieux collectifs… Des histoires à vivre debout et à donner du souffle.»

S’ouvrent ainsi les Constellations et trajectoires révolutionnaires du collectif «Mauvaise Troupe » qui reprend le récit, à la première personne du pluriel, des luttes, désertions, imaginations, batailles, occupations, fêtes qui ont ponctué les treize premières années du nouveau siècle. Au fil d’entretiens, correspondances, documents, écrits, dessins, photos, se confirme l’existence d’une génération éparpillée qui vit et combat chaque jour pour « inventer une vie immédiate », loin des modèles rancis promus par l’époque.

Sur le fond et dans sa forme, le livre est unique. Se déployant au ras de l’expérience sur huit Constellations et quatre Trajectoires, il dessine le portrait en pied d’une génération politique, contrainte et/ou bienheureuse d’avoir à réinventer les outils du mouvement révolutionnaire.

Livre d’espérances, d’enthousiasmes, de colères, il trace des voies praticables sur le parcours piégé de la radicalité politique et de ses figures parfois sclérosantes. Voies de l’intelligence des faits, et de l’autonomie vis-à-vis des pouvoirs institués.

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Constellations. Trajectoires révolutionnaires du jeune 21e siècle,
éditions de l’éclat, sortie 5 mai 2014

[DE LA THUNE, OU L’ON CRÈVE !] Lancement d’une souscription pour soutenir la librairie l’Autodidacte

Nous relayons cet appel du Groupe Proudhon de la Fédération anarchiste

La librairie rencontre de grosses difficultés financières actuellement et recherche donc des fonds pour payer ses factures, faire un peu de pub/affiches pour attirer de nouveaux visiteur.euse.s, renouveler le fond de bouquins etc…
En plus de la souscription nous organisons divers événements de soutien comme des concerts, expositions…

Lieu de culture, de vie militante et d’action libertaire à Besançon, la librairie associative L’Autodidacte, projet porté par le Groupe Proudhon de la Fédération Anarchiste, a vu le jour en 2000.
Depuis ses débuts, elle a pour ambition de permettre aux anarchistes et à celles et ceux qui se retrouvent dans leurs idées de se rencontrer. Ainsi, elle a ouvert ses portes aux réunions de la CNT, des Amis de l’Autodidacte, du Scalp puis à celles de Resto Trottoir et de l’Interlibertaire. Avec la tenue de plus de 200 conférences, l’organisation de rendez-vous annuels comme la Rentrée libertaire ou le repas du Premier Mai, elle est devenue un lieu incontournable du quartier et rythme sa vie.
Soutenu par les sympathisants, les militants et la Fédération Anarchiste, le Groupe Proudhon a pu acheter son local après huit années de location. Mais aujourd’hui, la vente de livres ne suffit plus pour rembourser les emprunts et payer les divers frais mensuels.
Nous ne voulons pas laisser ce lieu hors des sentiers battus mourir et nous vous sollicitons à nouveau pour nous aider à passer ce cap, relancer nos activités, acheter de nouveaux livres, payer nos dettes…
Vous pouvez nous écrire (ou venir nous voir) à la:
Librairie L’Autodidacte, 5 Rue Marulaz, 25000 BESANÇON
Nous acceptons les chèques (à l’ordre de la Librairie) ou tout autre don : livres, liquide, lingots, bons russes, actions…