Archives pour la catégorie CNT

[Strasbourg] Manif antifasciste samedi 9 décembre

S’inspirant du squat d’extrême-droite de Lyon, jeudi 23 novembre le GUD local a annoncé sa dissolution afin de former le « bastion social ». Cette association aura pour but de gérer un bar associatif identitaire qui ouvrira Samedi 9 décembre à 15h à Strasbourg, en présence de plusieurs indignitaires nationalistes (de Belgique et de Lyon). Bien que des militants d’extrême-droite soient présents depuis longtemps, ils n’avaient encore jamais pu s’implanter à Strasbourg.

Nous appelons à participer à la marche anti-fasciste prévue simultanément entre 15h et 18h.

Strasbourg est la seconde ville touchée par ce mouvement, aussi
comptons-nous sur une mobilisation d’ampleur pour le stopper.

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Quizz des fainéants sur la Loi travail II

1) Le nouveau gouvernement a adopté la loi travail par
ordonnance. Que cela signifie-t-il ?

2) Nelson, employé dans le secteur privé avec moins d’1an d’ancienneté, a été licencié abusivement (jugement des
prud’hommes). Il a touché, avant la nouvelle loi travail, l0 800 euros
soit 6 mois de salaires. Combien toucherait-il aujourd’hui?
 12 200 €  5 500 €  1 800 €

3) Depuis le 3 octobre dernier, l’État d’urgence est entré dans le
droit commun. Qui peut dorénavant décider de remettre en cause
notre liberté de circulation, notre droit à l’inviolabilité du domicile ?

4) La famille Dupont possède un patrimoine de 11 millions d’euros:
une maison principale à 1 million, 2 appartements à 500 000 euros
5 millions en placements, 3 millions en comptes et 1 million en
voitures, meubles, bijoux.
Avant la reforme sur l’ISF, elle payait environ 165 000 euros
d’impôt. Qu’en sera t-il dorénavant ?
 100 000 €  52 000 €  14 000 €

5) Combien de personnes sont concernées en 2017 par la fin des
contrats aidés pour les associations, les écoles, les collectivités?
 10 000  50 000  110 000

6) Mireille est en retraite. Avant l’arrivée de Macron au pouvoir,
elle touchait 1 200 euros de pension. Combien touchera t-elle
après le budget 2018 ?
 l 350 €  1 250 €  1 175 €

7) Quel % des inscrits sur les listes électorales a voté pour Macron
au 2ème tour des dernières élections présidentielles ?
 70%  55 %  43%

Les réponses sont au verso du PDF

 

[CATALOGNE] POSITION DES SYNDICATS CGT ET CNT DE CATALOGNE ET D’ORGANISATIONS LIBERTAIRES OU ASSOCIATIVES :

NOUS CHOISISSONS DE LUTTER

Nous, syndicats, organisations et collectifs signataires voulons communiquer aux travailleuses* et à l’ensemble des classes populaires notre position face aux différents événements qui se produisent actuellement dans les rues de nos villes et villages.

Depuis quelques années, nous avons vu comment l’escalade des tensions d’un conflit, déjà ancien, a été exploitée pour rogner les droits fondamentaux de la population. Nous venons d’une tradition syndicale et politique qui, historiquement, a défendu les droits et les libertés de la classe opprimée et qui s’est emparée des rues quand il a fallu lutter pour arracher au pouvoir tout ce qui nous permet d’être les acteurs de notre présent et de notre futur.
Comme libertaires et comme part active du mouvement syndical, populaire et associatif de Catalogne, nous défendons toujours le droit à l’autodétermination des peuples – en commençant par le nôtre – que nous entendons comme un principe de base du confédéralisme, afin de rendre possible la coexistence humaine dans un régime d’égalité. Il est clair pour nous qu’aucune émancipation ne sera possible sans l’étape préalable d’élimination de la structure qui soutient l’inégalité, le capitalisme. Tant qu’il n’en sera pas ainsi, les conditions de vie de la classe laborieuse continueront d’être écrasées par une oligarchie espagnole et catalane qui, au coude à coude, impose contre-réformes du travail et réductions des droits sociaux.

Ceci dit, nous voulons dénoncer la militarisation et la répression que nous impose l’État espagnol qui, montrant sa face la plus brutale et autoritaire, veut imposer sa volonté jusqu’aux ultimes conséquences. Nous avons toujours été contre ceux qui ont voulu militariser la Catalogne – et quelque autre territoire que ce soit – pour s’opposer aux grandes revendications populaires ou à tout désir d’émancipation sociale.

Nous nous opposons à la répression de l’État parce que nous l’avons subie de manière systématique et continue dans nos propres corps, dans la rue et dans les entreprises. C’est pour cela que nous voulons dénoncer aussi la nature répressive de la Généralité de Catalogne elle-même qui, ces dernières années, a poursuivi, cogné, arrêté et emprisonné toutes celles qui n’ont pas détourné le regard quand les droits civils et humains du peuple étaient piétinés. Nous n’oublions pas comment les Mossos d’esquadra [police de Catalogne] nous délogeaient de la place de Catalogne, portaient plainte et emprisonnaient des syndicalistes, nous poursuivaient pour avoir participé à la mobilisation qui cernait le Parlament [Parlement de Catalogne] quand on y rognait nos droits sociaux, qu’au moyen de macro-déploiements policiers, ils nous arrêtaient et emprisonnaient, comme dans les récentes opérations Pandora [vaste rafle policière dans les milieux libertaires], ou même tuaient et mutilaient [référence notamment à une interpellation « qui a mal tourné » dans le quartier du Raval à Barcelone]. Ainsi donc, nous ne permettrons pas que quiconque nous prenne ce qui nous appartient, quel que soit son drapeau.

Pour nous, l’autodétermination et l’émancipation de nos villages et de nos villes ne peut se circonscrire à un cadre territorial déterminé. La liberté collective ne sera possible que par l’action décidée du peuple et des travailleuses face à un État et des élites politiques qui maintiennent des structures antisociales, hétéro-patriarcales et oppressives, également défendues par certains secteurs de ce que l’on appelle souverainisme catalan.

L’autodétermination et l’émancipation ne seront possibles qu’au travers de l’action insoumise des opprimées, qui englobe la défense et l’amélioration de leurs conditions matérielles de vie. La socialisation des moyens de production et de la richesse ; l’élimination de toutes les formes d’oppression, comme l’hétéro-patriarcat et ses différentes structures de pouvoir, aussi bien explicites qu’implicites ; la plus large liberté de décision et participation au travers de l’action directe et l’autogestion : c’est cela qui nous rendra réellement libres.
Ainsi donc, nous pensons que c’est le peuple, constitué comme sujet politique et de classe, qui doit servir de base pour n’importe quel changement social important et, par conséquent, nous nous réjouissons du développement des organisations populaires de base pour pratiquer la désobéissance et faire face au contexte autoritaire existant. Nous voulons que cette attitude de désobéissance et d’affrontement à l’autorité dépasse la situation actuelle et s’oriente contre toutes les injustices auxquelles nous sommes soumises.
Pour toutes ces raisons, nous appelons les travailleuses de Catalogne à participer aux mobilisations en défense de nos droits et libertés et, de manière très spéciale, à participer de manière massive à la grève générale convoquée pour le 3 octobre. Parce que l’esprit combatif qui parcourt ce lieu de la Terre ne pliera pas si facilement, parce que nous sommes classe travailleuse et voulons décider de tout, c’est l’heure de sortir dans la rue, c’est l’heure de lutter.

– CGT Catalogne – CNT Catalogne et Baléares- Negres Tempestes – Embat, organisation libertaire de Catalogne- Heura negra, assemblée libertaire de Vallcarca- Oca Negra, assemblée libertaire del Clot – Camp de l’Arpa- Solidaridad Obrera

Solidarité avec Lhassan Oumessaoud !

Malgré les intimidations, les services marocains ne feront pas taire la contestation en France !

Lhassan Oumessaoud est un membre actif des mobilisations à Paris en solidarité avec le mouvement de contestation dans le Rif. Ce mouvement se poursuit depuis plusieurs mois face à une militarisation et répression féroce du pouvoir marocain. Le rassemblement du mardi 3 octobre 2017, place du Trocadéro, dénonçait ouvertement les agissements du pouvoir vis à vis des rifains, et exprimait une solidarité envers les centaines de prisonniers rifains, dont ceux en grève de la faim et qui risquent de lourdes condamnations.

C’est avec colère que nous avons appris à l’issue du rassemblement que Lhassan Oumessaoud, qui y participait, a retrouvé sa voiture attaquée (vitre totalement détruite volontairement avec une pierre, rétroviseur arraché) et intégralement fouillée.

Lhassan Oumessaoud subit des actes de harcèlement répétés, et ciblés depuis plusieurs semaines. Sa voiture a été de la même façon saccagée au cours de la fête de l’Humanité. Il a également été ouvertement pris en filature par une voiture en région parisienne. Il est à noter qu’il avait subi également une attaque de son véhicule en 2012, pendant les mobilisations du mouvement du 20 février auxquelles il avait pris part activement.

Cette dernière agression du mardi 3 octobre, est un message clair, et ne fait que renforcer l’idée que c’est en tant que militant en solidarité au mouvement du Rif et contre les agissements du pouvoir marocain que Lhassan Oumessaoud est visé. Nous ne sommes pas étonnés, car les services marocains en France n’ont eu de cesse de multiplier les pressions sur les militants et d’agir de la sorte !

Aujourd’hui ces actes lâches et ouvertement ciblés sont un signal pour l’ensemble des militants solidaires des luttes sociales au Maroc ! Nous le prenons très au sérieux, et s’attaquer à l’un-e d’entre nous c’est s’attaquer à nous tous-tes !
Nous dénonçons fermement ces tentatives d’intimidations, et nous exprimons notre entière solidarité avec Lhassan Oumessaoud !
Nous resterons vigilants à ses côtés, et exprimons l’importance d’une réaction collective.

Comme le dit bien Lhassan, ceci ne fera pas taire la contestation, bien au contraire, et nous continuerons de dénoncer la répression que subit le peuple marocain sous dictature, ainsi que la complicité de l’État français !

Face à la répression des luttes sociales au Maroc, et aux intimidations sur les militants hors du Maroc, la solidarité restera toujours notre arme !

Liberté pour tous les prisonniers politiques au Maroc !

Paris, le 4 octobre 2017,

Secrétariat International de la CNT (Confédération Nationale du Travail

BAGELSTEIN : n’allez pas chez eux, leurs idées sont à vomir !

BAGELSTEIN : N’ALLEZ PAS CHEZ EUX, LEURS IDÉES SONT À VOMIR !

Violeurs, conjoints violents, harceleurs, machos… enfin une marque qui s’adresse à vous ! Grâce à l’humour puant de Bagelstein, vous n’aurez plus honte de traiter les femmes comme de la merde.

Qu’est-ce qu’une femme pour Bagelstein ?

La propriété d’un homme ; une pute, une salope ou une emmerdeuse ; un distributeur automatique de sexe ; un animal stupide mais décoratif.

Qu’est-ce qu’un homme pour Bagelstein ?

Un animal régi par ses pulsions ; une bite ambulante ; un crétin puéril et violent ; l’heureux propriétaire d’une belle femme ou le malheureux propriétaire d’une femme moche.

Que sont les femmes et les hommes pour nous ?

Des humains à la personnalité complexe, aux centres d’intérêt variés, capables de se comprendre et de se respecter. Des personnes hétérosexuelles ou pas, en couple ou pas, qui ne sont pas définies par le nombre ou la « valeur » de leurs relations amoureuses ou sexuelles. Des personnes qui ont toutes le droit d’être considérées et traités dignement, et de ne pas subir les insultes rabaissantes de Bagelstein.

L’humour de Bagelstein n’est ni drôle, ni acceptable !

Sous couvert de « blagues », il véhicule des idées sexistes insultantes pour les femmes (… et les hommes) et il encourage les pires comportements : L’envers d’une blague de Bagelstein sur la disponibilité des femmes… c’est le harcèlement sexuel, dans la rue, au travail, à chaque instant de nos vies ! L’envers d’une blague de Bagelstein sur la versatilité des femmes « qui-ne-savent-pas-ce-qu’elles-veulent »… c’est le viol ! L’envers d’une blague de Bagelstein sur le déshonneur d’être trompé… c’est la surveillance maladive d’une femme par son conjoint, et parfois même le meurtre ! Nous affichons notre dégoût face à ce marketing sordide. Au vu ce qui se cache derrière l’humour pourri de cette enseigne…

BOYCOTTONS BAGELSTEIN !

Le 26 mai à Rennes, des personnes ont voulu marquer leur refus de cette idéologie misogyne en allant mener une action devant l’enseigne. Ayant clamé haut et fort leur refus de la pub sexiste et misogyne de la chaîne, ils ont été agressés par le gérant. Ils se sont défendus, ce qui a donné un prétexte à la police pour arrêter quatre personnes et prendre le parti du gérant. Celui-ci a eu 2 jours d’ITT (ce qui correspond à un bleu ; le lendemain, il travaillait comme d’habitude). Le camarade agressé, lui, n’a pas eu la visite d’un médecin pour constater ses blessures… La « justice », selon la même logique, a ensuite condamné ces quatre personnes à de la prison ferme.

Il est évident qu’elles font les frais du contexte répressif lié à la lutte contre la « loi travail ».  Cependant, les aspects de cette répression sont multiples :

* Combattre le sexisme, oui, mais combattre un marketing fondé sur le sexisme… c’est s’en prendre à l’économie, et c’est oublier que les grandes enseignes ont plus de droits que les individus, que l’oppression de l’argent et de l’économie va de pair avec l’oppression patriarcale.

* S’en prendre à une enseigne, installée dans un centre-ville aseptisé… c’est s’attaquer à tout un monde, celui des promoteurs immobiliers et de la gentrification.

* Mener une action politique, même un simple rassemblement, c’est être traité en ennemi public par un état parano qui nous terrorise, qui réprime (légalement ou pas) tout ce qui le dérange, en particulier celles et ceux qui s’en prennent aux possédants et au capital.

Nos camarades sont en prison. Pour un bobo ? Non : pour avoir osé protester contre le sexisme d’une enseigne qui a le pouvoir de son côté.

Nous proclamons notre solidarité avec les quatre antisexistes emprisonnés de Rennes et exigeons leur libération immédiate.

Nous dénonçons une « justice » qui défend les profits des puissants à n’importe quel prix.

Nous protestons contre la répression toujours plus violente, menée par un État qui n’accepte plus que des individus pensent par eux-mêmes et contestent l’ordre établi.

Des militant.e.s, féministes, libertaires, en lutte contre la répression, la gentrification, le capitalisme et tout ce qui nous empêche de vivre.

Le pdf ICI

Face aux violences policières et aux interdictions de manifester, maintenons l’unité pour le retrait de la loi travail !

Communiqué confédéral du 17 mai 2016

Face aux violences policières et aux interdictions de manifester, maintenons l’unité pour le retrait de la loi travail !

Contre le projet de loi travail, la lutte est âpre, et les violences policières sont décomplexées. La Maison du Peuple à Rennes expulsée par le Raid, le quadrillage militaire le lendemain du centreville, les interdictions de manifester le 17 mai délivrées à plusieurs dizaines de personnes sans aucune justification dont un journaliste – interdictions jugées par le tribunal administratif de Paris comme des « atteintes grave et manifestement illégales à la liberté d’aller et venir et de manifester » – sont l’illustration flagrante de l’utilisation de l’état d’urgence contre le mouvement social.

A Paris le 12 mai, celles et ceux qui ont pu rejoindre les Invalides ont été accueilli-e-s par des militaires, alors qu’une nouvelle fois le cortège syndical n’a pu arriver à son terme en raison du gazage massif des manifestant.e.s, des tirs de FlashBall à bout portant et autres grenades de désencerclement qui ont causé plusieurs bléssé.e.s . À Marseille, où ont eu lieu des interpellations préventives la semaine précédente, la police montait la garde devant le Medef avec des carabines 22 long rifle sur le passage de la manifestation. À Bordeaux, avant le départ de la manifestation, la camionnette de la CNT faisait l’objet d’une perquisition par une vingtaine de policiers de la BAC…

Tous ces faits ont eu lieu quelques semaines après le saccage par la police de la Maison des syndicats CNT à Lille et font suite à des actes de répression qui ont touché toutes les organisations syndicales (CGT, Solidaires, etc.), les étudiants et lycéens, comme de nombreux manifestants, syndiqués ou non qui se mobilisent contre la loi travail. Dans ce contexte aura lieu le samedi 21 mai à Lille (14h30, place de la Nouvelle-Aventure) une grande manifestation contre la répression des mouvement sociaux.

Dans le même temps, le ministère de l’intérieur cherche à instrumentaliser les services d’ordre de certains syndicats en leur demandant de prêter renfort à la police pour réprimer les manifestants. Or rappelons qu’un service d’ordre syndical n’a qu’un seul rôle : assurer la sécurité de celles et ceux qui manifestent.

Il est à noter que même le Comité de l’ONU contre la torture exprime sa préoccupation quant à l’usage « excessif de la force par les fonctionnaires de polices et de gendarmerie ayant, dans certains cas, entraîné des blessures graves ou des décès ». Il s’inquiète également « de ce que l’application de certaines mesures dans le cadre de l’état d’urgence puisse constituer une atteinte aux droits ».

Après le passage en force du gouvernement avec le 49.3, la CNT condamne fermement les interdictions de manifester délivrées notamment à Paris et à Nantes, les violences policières, ainsi que les nombreuses atteintes aux droits : liberté de manifester, droit syndical, liberté de la presse… La CNT dénonce également la prolongation de l’état d’urgence, véritable outil de répression politique du gouvernement face à la détermination du mouvement social.

Finalement la CNT condamne l’ensemble des discours et des décisions qui contribuent à alimenter la ritournelle médiatique sur les bons et mauvais manifestant-e-s. Ne cédons pas aux tentatives de division et amplifions le mouvement pour le retrait de la loi travail et la fin de l’état d’urgence !

Dès le 17 mai, grève générale reconductible !

La CNT.

Communiqué de l’union des syndicats CNT de Lille suite à l’intrusion de la police dans son local de la rue d’Arras

Communiqué de l’union des syndicats CNT de Lille suite à l’intrusion de la police dans son local de la rue d’Arras

le-local-cnt-de-lille-apres-intrusion-policiere-du-20-04-2016-00Dans le cadre de la lutte contre la loi Travail, une manifestation a eu lieu ce mercredi 20 avril 2016 à Lille. Suite à celle-ci, quelques militant-e-s se sont retrouvé-e-s à la Maison des syndicats CNT, 32 rue d’Arras à Lille, pour ranger le matériel et faire le point. Ils/elles ont ensuite été rejoint-e-s par d’autres camarades.

C’est alors que des forces de l’ordre sont arrivées au local. Ils ont exigé de rentrer mais sans fournir aucun document légal. En l’absence de ces documents expliquant leur démarche et justifiant de leur droit, les militants présent-e-s leur ont refusé pacifiquement l’accès.

Les forces de l’ordre ont alors menacé de casser la vitrine. Elles ont fini par défoncer la porte au bélier, pénétrer dans le local, saccager une partie du matériel et procéder à une fouille en profondeur des lieux. Les militant-e-s présent-e-s ont gardé leur calme. Deux personnes ont été interpellées et sont actuellement retenues au commissariat central de Lille.

L’union des syndicats CNT de Lille dénonce et condamne avec force les violences policières, l’inacceptable intrusion des forces de l’ordre et la fouille de ses locaux.

le-local-cnt-de-lille-apres-intrusion-policiere-du-20-04-2016-reducSaccager un local syndical, c’est comme monter à l’assaut d’une Bourse du Travail. Un local syndical est un outil de défense pour les travailleurs/euses, un lieu d’accueil dans lequel les militant-e-s et les personnes qui nous sollicitent doivent pouvoir se retrouver en toute sérénité.

L’union des syndicats CNT de Lille réaffirme sa détermination dans la lutte contre la loi Travail. Ici comme ailleurs, ne nous laissons pas intimider par les violences policières !

Lille, 20 avril 2016

Union locale des syndicats CNT de Lille
32 rue d’Arras
59000 LILLE
Courriel : ul-lille [at] cnt-f.org

http://www.cnt-f.org/59-62/

Situation des deux personnes arrêtées le 20 avril à Lille :

Ce vendredi 22 avril après-midi au tribunal de Lille, les flics ont « chargé » (avec une belle fable) les deux personnes arrêtées le 20 avril. Le procureur a demandé la détention provisoire mais le juge des libertés n’a pas suivi. Les deux militants sont donc sortis et leur procès (car ils ont refusé la comparution immédiate) aura lieu le 25 mai. D’ici là, ils sont sous contrôle judiciaire, sans obligation de pointage mais avec une interdiction d’aller aux manifs et rassemblements.