[Besançon] Manif en solidarité avec la ZAD de NDDL dimanche 22 avril 15h place Marulaz

Manifestation en solidarité avec la ZAD de NDDL qui résiste à l’occupation militaire : 

Dimanche 22 avril – 15h00 place Marulaz

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Quelques affiches pour bien préparer cette manif, à imprimer, coller partout…

Appel pour une solidarité intergalactique et des actions partout pour mettre fin à la destruction de la zad de Notre-Dame-des-Landes

Nous écrivons avec l’odeur des lacrymos qui s’échappe de nos doigts. La symphonie printanière des chants d’oiseaux est ponctuée par l’écho des explosions de grenades assourdissantes. Nos yeux coulent, moins à cause des gaz que de la tristesse ; parce que les maisons, les granges et les fermes biologiques de nos ami-e-s sont en train d’être détruites. Les bulldozers, appuyés par 2500 gendarmes mobiles, des blindés, des hélicoptères et des drones, sont en train de saccager ces forêts, ces pâturages et ces zones humides pour écraser l’avenir que nous construisons ici sur et pour la zad (la zone à défendre). Nous vous appelons à mettre en place des actions de solidarité partout, que ce soit tenir des manifestations devant les consulats ou les ambassades françaises chez vous ou des actions contre n’importe quel symbole approprié (une multinationale ou autre) de la France ! Et si vous n’êtes pas trop loin, ramenez vos fraises de désobéissant-e-s sur la zone. Si le gouvernement français évacue la zad, ce sera comme évacuer l’espoir. Pendant 50 ans, ce paysage bocager unique a été le lieu d’une lutte sans relache contre une infrastructure nuisible au climat de plus : un nouvel aéroport pour la ville de Nantes à côté. Paysan-ne-s et villageois-es, militant-e-s et naturalistes, squatteurs-euses et syndicalistes ont monté un écosystème de lutte innarrêtable. Et, il y a trois mois, le 17 janvier, le gouvernement français a annoncé que le projet d’aéroport serait abandonné. Mais cette victoire incroyable, gagnée grâce à une diversité de tactiques créatives, de la pétition à l’action directe, des recours juridiques au sabotage, a été accompagné de son revers de médaille. En même temps que l’abandon du projet était annoncé, les autorités déclaraient que les gens qui occupaient ces 400ha de terres libérées, les 300 d’entre nous qui vivent et cultivent dans environ 80 collectifs, seraient évacués parce qu’ils et elles osent être non seulement contre l’aéroport, mais aussi contre le MONDE qui va avec. Depuis ce jour victorieux, la bataille s’est transformée et n’est plus contre un projet d’infrastructure et de destruction, mais pour le partage du territoire que nous habitons. Nous avons empêché que cet endroit soit recouvert de béton et c’est donc à nous de prendre soin de son avenir. Le mouvement maintient donc que nous devrions avoir le droit de gérer la terre comme un bien commun (voir la déclaration des Six Points de la za parce qu’il n’y aura jamais d’aéroport). Aujourd’hui, c’est ça, la lutte de la zad (zone à défendre) de Notre-Dame-des-Landes. La zad a démarré en 2009 après une lettre (distribuée lors du premier camp climat en France, qui s’est tenu ici) écrite par des locaux qui invitaient les gens à venir occuper la zone et squatter les fermes abandonnées. Maintenant la zone est devenue l’un des plus grands laboratoires d’Europe de mise en commun. Avec ces boulangeries, sa station de radio pirate, son atelier de réparation de tracteurs, sa brasserie, ses cabanes d’anarchitectes, son hall de banquet, ses jardins de plantes médicinales, son studio de rap, ses exploitations laitières, ses potagers, son journal hebdomadaire, son moulin à farine, sa libraire et même un surréaliste phare. La zone est devenue une expérimentation concrète de reprise en main de nos vies et de nos quotidiens. En 2012, l’État français a tenté d’évacuer la zone pour construire l’aéroport. Il a fait face à une résistance déterminée. En dépit de nombreuses démolitions, 40 000 personnes ont répondu présent pour reconstruire et le gouvernement a dû se rétracter. La police n’a depuis lors plus remis les pieds sur la zad, ce jusqu’à lundi matin, quand les gendarmes ont pénétré la zone à 3h du matin. Le premier jour, ils ont détruits quelques-unes des plus belles granges et cabanes. Mais hier, nous avons empêché les flics d’accéder aux Vraies Rouges, qui sont le lieu où vit l’une de celles et ceux qui sont chargé-e-s de négocier avec le gouvernement. En détruisant la maison de celles et ceux qui ont accepté de s’asseoir à la table des négociations avec vous, vous faites une grave erreur. La merveilleuse équipe de presse de la zad a transformé cet événement en appât à médias et aujourd’hui, c’est nous qui gagnons la guerre de la communication. Si suffisamment de gens viennent sur la zone dans les jours qui viennent, nous pourrions bien gagner la bataille sur le territoire également. Nous avons besoin de tou-te-s les rebelles, des cuisinier-e-s aux médics, des combattant-e-s aux témoins. Il y a peu de chances pour que cette révolte rurale soit matée d’ici le week-end, date à laquelle nous appelons à venir en masse et à reconstruire. Déjà, des manifestations de solidarité ont eu lieu dans plus de 100 villes dans toute la France, alors que plusieurs mairies ont été occupées. Les zapatistes ont manifesté au Chiapas (Mexique), il y a eu des actions à Bruxelles, en Espagne, au Liban, à Londres, en Pologne, en Palestine et à New York. Même, le parking souterrain de l’ambassade français à Munich a été saboté. Ils ne pourront jamais évacuer notre solidarité.

Postez vos informations sur Twitter avec @zad_nddl #zad #nddl et votre action de solidarité par e-mail sur soutienzad@riseup.net. Pour plus d’infos en anglais, voir www.zadforever.blog et cette vidéo pour voir ce qui a été détruit.


Ci-dessous un texte des occupant.e.s de la ZAD après une semaine de résistance :

ZAD : Rien n’est fini, tout recommence !

Depuis lundi 9 avril 3 heures du matin, 2500 gendarmes suréquipés avec blindés ont entamé une destruction des lieux de vie sur la zad de nddl.

Plus de 20 lieux ont été détruits, 148 personnes blessées, plus d’une dizaine de personnes arrêtées. Cette opération est une tentative d’élimination de notre mode de vie collectif. Le gouvernement, tout en proclamant l’état de droit, utilise des moyens illégaux dans une offensive surviolente. Comme il prétend œuvrer pour le respect de l’environnement, tout en déversant des litres de lacrymo dans les champs.

On ne compte plus les mensonges de la préfète. Dernier en date, l’annonce de la fin des opérations jeudi 12 au soir, alors que 95 fourgons attaquent la zad le lendemain matin même.

Tous ces coups bas n’altèrent en rien notre volonté à résister et à occuper les lieux. Déjà, de partout, les actions de solidarité se multiplient : blocages, rassemblements, occupations… Sur place on est de plus en plus nombreux.ses à tenir le rapport de force face aux gendarmes qui commencent déjà à s’embourber et à essuyer de sacrés échecs sur le terrain. Tous ces soutiens font chaud au cœur et nous sommes plus que jamais déterminé.e.s à rester ici pour développer nos projets de vie avec ou sans légalité.

La préfète a d’ores et déjà annoncé sa volonté de reprendre les négociations avec le mouvement en proposant un nouveau rendez-vous avec la délégation intercomposante. Dans les circonstances actuelles où les menaces d’intervention policières sont toujours présentes, il nous paraît très difficile d’envisager la reprise du dialogue.

Nous avons conscience qu’à la fin de la trêve d’hiver, de nombreuses personnes ont été expulsées ou vont l’être ces prochaines semaines, moins médiatiquement, et nous tenons à leur exprimer tout notre soutien.

Ces événements ont lieu dans un contexte de mobilisation générale nationale où toutes ces luttes se renforcent et s’additionnent dans le rapport de force face à l’état. […]

Rien n’est fini, tout recommence !

Des occupant.e.s

Pour savoir ce qui se passe chaque jour à Notre-Dame des Landes Plus d’infos sur zad.nadir.org

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