[Les fachos : mieux les connaître pour mieux les combattre] La Dissidence Française

C’est quoi?

Créée en 2011 par Vincent Vauclin (écrivain néo-nazi), la Dissidence Française est un mouvement politique d’extrême droite, monté en association, qui est déjà implanté dans 15 villes en France : Besançon, Belfort, Aurillac, Tours, Paris, Calais, Cambrai, Strasbourg, Lyon, Reims, Narbonne, Rouen , Chantilly, Brest et Saint-Brieuc.

Pour communiquer, le groupe se sert énormément des réseaux sociaux, notamment de Facebook, ce qui lui permet à la fois de toucher un public élargi et de créer des liens entre ses militant.es. Chaque groupe peut ainsi rendre ses actions publiques, les partager avec les militant.es des autres villes et les inciter à en faire autant.

Ce travail en réseau favorise aussi les rapprochements avec d’autres groupuscules d’extrême droite, donne de l’émulation, et leur permet certainement de se sentir fort.es et moins isolé.es en s’organisant ensemble. Illes s’inspirent du mouvement fasciste PEGIDA (pour Patriotische Europäer gegen die Islamisierung des Abendlandes ce qui signifie en français « Patriotes Européens Contre l’Islamisation de l’Occident ») en Allemagne, qui a surtout eu de l’écho dans la presse et dans les villes de l’est du pays outre-Rhin.

Quelles idées puantes propagent-illes?

La Dissidence Française revendique un fascisme assumé ! Sur leur site internet officiel, un point d’honneur est mis à préciser que leur doctrine « emprunte au nationalisme contre-révolutionnaire, au néo-fascisme, à l’ethno-différentialisme et au traditionalisme ». Ces idées sont détaillées ensuite, dans un programme politique (24 pages c’est long à lire jusqu’au bout!), parce qu’illes entendent bien prendre le pouvoir un jour..

Leur objectif principal est de renvoyer toute personne étrangère extra-européenne, présente sur le territoire français, dans son pays d’origine et d’empêcher toute personne migrante d’entrer sur le territoire. Des mesures radicales sont annoncées : fermeture des frontières, expulsions systématiques des étranger.es en situation irrégulière, suppression du droit d’asile, retrait de la nationalité française ou du droit de séjour pour les étranger.es ou binationaux ayant commis un crime ou un délit dans les 10 dernières années, etc…

La Dissidence Française veut aussi supprimer le droit du sol et garder uniquement le droit du sang. Cette proposition de loi se veut rétroactive mais, bien entendu, ne précise pas sur combien de générations il faudra remonter pour déterminer la nationalité de quelqu’unE…

Les seules personnes qui pourront faire exception à cette règle sont celles qui, selon leurs critères, ont servi la nation par des faits militaires, et sont donc assez patriotes, assez amoureux de la France.

Pour parvenir à leurs fins, et vivre dans un village de gaulois méritants, les militant.es de la Dissidence Française veulent monter un gouvernement dit « provisoire » en donnant les pouvoirs policiers aux militaires histoire que tout le monde soit bien gardé ! Provisoire de combien de temps? Encore une fois, aucune précision n’est donnée ! De toute manière, il n’ y a pas besoin de lire entre les lignes pour comprendre que la Dissidence Française a pour projet de faire un putsch militaire et ainsi instaurer une dictature fasciste, en mettant l’ensemble de la société au pas et en écrasant toutes velléités de révolte !

La Dissidence Française en Franche-Comté

La Dissidence Française est apparue récemment en Franche-Comté : le groupuscule existe publiquement, à travers sa page Facebook, depuis le 18 juillet 2016 à Besançon, et depuis le 22 septembre 2016, à Belfort.

Le responsable de la Dissidence Française de Besançon est le président-fondateur de l’Unité Nationaliste Identitaire Patriote (UNIP), Florent Pierrick Baumer. Créée en juin 2015, l’UNIP a pour objectif de rassembler des groupes et des partis d’extrême droite de différentes tendances, pour former un front commun. Ses membres « exigent une lutte sans relâche contre les lobbies, le repli, l’invasion migratoire et religieuse, les guérilleros gauchistes et no-border, la judéo-maçonnerie, les anarchistes et plus généralement des « citoyens du monde ». A part ces amalgames déroutants, aucun programme politique n’est proposé pour l’instant, mais ce groupe mérite aussi une vigilance particulière.

Le nombre de militant.es de la Dissidence Française est réduit en Franche-Comté. Pour l’instant, ils ont revendiqué deux « actions » publiquement sur leur site officiel dans le cadre de leur campagne nationale contre l’immigration.

A Besançon un collage a été fait en septembre avec des affiches « REMIGRATION » et des autocollants « I ♥ Fascism », et autres slogans absurdes.

Au mois d’octobre, le groupe belfortain a déployé une banderole « REMIGRATION » sur un pont au dessus de l’autoroute. Bien que pour l’instant ce « mouvement  » soit encore à ses débuts à Besançon, il est important de les empêcher d’agir et de les combattre partout où nous luttons, Alors que les néo-pétainistes catholiques de la Fraternité Saint-Pie X viennent d’acquérir un bâtiment en plein centre-ville de Besançon, il est urgent de rester sur le qui-vive quant aux éventuelles connections que ces deux groupuscules fascistes pourraient établir localement.

A suivre …..

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