[Emploi/Chômage] Leur contrôle, c’est le vol !

Dans un précédent bulletin (Chaboteur n°10, sept. 2014) nous annoncions que la Franche-Comté était une « région test » pour le contrôle des chômeur.euses. On apprend aujourd’hui (Est Rep. 29/09) que le dispositif est généralisé en France. Dans la seule ville de Besançon il a permis de punir près de 600 sans-travail, soit un tiers des contrôlé-es, coupable de ne pas chercher assez bien. On les a donc « suspendu-es » pour 15 jours, c’est-à-dire qu’on leur a pris un demi-mois d’allocation pour remplir les caisses de l’Etat. Rappelons que cet argent est ce qu’on appelle un salaire social, une part de la paye qu’on nous prélève pour nous la reverser quand il n’y a plus de boulot pour nous ; ou autrement dit une assurance contre le risque de chômage, pour laquelle on paye et qui permet de survivre à plusieurs millions de personnes. Rien n’est dit en revanche sur le nombre d’allocataires radié-es suite à ces contrôles, principal moyen pour les gestionnaires de bidouiller les chiffres pour faire croire que « la crise est dernière nous ».

L’Etat ne lutte pas contre le chômage mais bien contre les chômeur.euses, et même contre tou-tes les travailleur.euses quand il facilite les licenciements et exonère d’impôts les patrons, en espérant que cell.eux-ci embaucheront. Travail et chômage sont les deux faces d’une même pièce, tous deux profitent aux patrons. La réduction du chômage implique la réduction du temps de travail, et ne peut être autre chose qu’une lutte contre le patronat.

La solution serait pourtant simple : 10% de chômage ? Baissons donc de 10% le temps de travail hebdomadaire et le nombre d’années à cotiser pour la retraite, augmentons de 10% la durée des congés payés, et il faudra bien recruter du monde. Mais l’idée de partage est absolument étrangère à cell.eux qui vivent de notre travail, et c’est en ça que nos intérêts diffèrent fondamentalement des leurs. C’est pour cela qu’il ne pourra exister aucune forme d’intérêt général (ni national) tant qu’il y aura des riches et des pauvres. Cell.eux qui prétendent le contraire sont des naïfs ou des menteurs.

Nous proposons que la Franche-Comté devienne région test pour une révolution sociale et libertaire, pour l’abolition du chômage et de l’emploi, que celles et ceux qui sont partant-es nous contactent.