Fermeture du Service des Correspondants de Nuit : Non à la mise à mort de la médiation !

La Ville de Besançon annonce son intention d’arrêter le financement du Service des Correspondants de Nuit (service géré par l’ADDSEA) à la fin de l’année 2015.

Ce sont en tout 20 postes qui sont concernés, 20 salariés (correspondants de nuit, coordinateurs, femme de ménage, agent administratif et cadres) qui risquent de perdre leur emploi.

Au delàOrganizeCartoon des emplois, nous alertons les habitants de Besançon sur les conséquences pour la population du choix de supprimer ce Service. L’argent destiné au Service des Correspondants de Nuit serait affecté au renforcement de la vidéo surveillance. Ce choix viendrait à privilégier la surveillance aux relations humaines, le tout sécuritaire à la prévention et à la médiation. De plus, ce sont de nombreuses missions du service qui risquent de disparaître purement et simplement. Outre une mission de médiation, au-delà de leur présence qui permet de rassurer la population, les correspondants de nuit assurent un accompagnement social de personnes en difficultés et en souffrance, les orientent vers des services comme la prévention spécialisée, les assistantes sociales de secteur ou les centres de soins et pallient pendant les nuits à l’absence de ces mêmes services. Avec la suppression du service des correspondants de nuit, qui assurera ces missions nécessaires au bien-être et à la tranquillité des habitantes et habitants de Besançon ?

Dans un courrier du maire, il est question de la création d’un éventuel service de médiation dans un « contexte financier extrêmement restreint ». Par conséquent, il est à craindre que ce soit au mieux un service au rabais, incapable financièrement et humainement, de pallier à la suppression du service des correspondants de nuit.

Dans l’Est Républicain du 27 mars 2015, Danielle Poissenot, adjointe à la sécurité et à la tranquillité publique, non seulement confirme la fermeture prochaine du service, mais indique que « La ville examinera toutes les possibilités qu’elle aura pour prendre part à une ou deux embauches dans ses services » !

20 salariés… une ou deux embauches par la Ville, deux ou trois reclassements internes à l’ADDSEA, et pour les autres ? Des licenciements et le chômage ?

Derrière chaque salarié menacé de licenciement, c’est souvent une famille et des proches qui sont touchés. Après des années de travail avec des horaires irréguliers et de nuit, des conditions de travail parfois difficiles, avec de nombreux accidents de travail, agressions verbales mais aussi physiques, nous continuons à exercer nos missions. Nous refusons d’être jetés du jour au lendemain pour aller pointer à Pôle Emploi.
Aucun salarié du Service des Correspondants de Nuit ne doit être licencié !

La Ville de Besançon et la direction générale de l’ADDSEA doivent prendre leurs responsabilités et des engagements clairs pour proposer un poste équivalent en CDI à chaque salarié du Service des Correspondants de Nuit !

Les salariés du Service des Correspondants de Nuit appellent les habitantes et habitantes à les rejoindre pour la défense de leur service et de leurs emplois.
Rassemblement lors du Conseil Municipal le 11 mai 2015 à 16 h 30, Place du 8 septembre à Besançon

Les salariés du service des Correspondants de Nuit, soutenus par les syndicats CGT et CFDT de l’ADDSEA

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