FACE AU PATRON VOLEUR : LA CNT PERSISTE ET SIGNE

Rappel des faits
Ancienne caissière d’Intermarché Palente en CDD, notre camarade S. se voit refuser l’indemnité de précarité, au motif qu’elle aurait refusé un CDI. Or il s’avère que sa situation ne lui permet pas d’accepter le contrat proposé, et que le patron le sait très bien. Cette proposition n’étant pas de nature à mettre fin à la situation de précarité de S., nous considérons que l’indemnité doit être payée, et que ne pas le faire, c’est du vol.
Ce n’est pas un cas isolé, notre action a déjà permis qu’un autre salarié touche son indemnité, et nous avons connaissance d’autres cas similaires.

Il faut qu’il paye !
De l’argent, il y en a pourtant dans les poches de la direction, qui encaisse l’argent des consommateurs et paye ses employé-es le moins cher possible. Le patron d’Intermarché Palente est à la tête de 2 sociétés, pour un capital total d’1,2 million d’euros. Il possède donc de quoi payer mille fois l’indemnité de S., nous avons donc mille fois raison de l’exiger.

La menace du chômage n’est pas une excuse
Nous avons déjà répondu aux mensonges et à la mauvaise foi du patron (voir ici). A celles et ceux qui craignent que notre mobilisation solidaire entraine la fermeture du magasin, nous répondons que quelques tracts pèsent bien peu face aux profits de la grande distribution. A-t-on déjà vu une entreprise fermer suite à l’action d’un syndicat ? Et quand bien même, ce serait surtout de la faute d’un patron obstiné à presser ses employé-es comme des citrons, jusqu’à la dernière goutte, avant d’aller se remplir les poches ailleurs.
C’est ce qu’a fait M. Dedenon dans son précédent magasin, à Balanod dans le Jura, en août 2013 : il a plié boutique en licenciant tout le personnel (La Voix du Jura 8/8/2013). Aucune action revendicative n’a eu lieu, ni avant ni après. Le patron se moque des salarié-es, même de celles ou ceux qui le soutiennent. Comme tout capitaliste il ne s’intéresse qu’à son propre profit. Il ne donne pas du travail, il prend le fruit du travail des autres. Le chômage profite aux patron-nes, fait baisser les salaires, mais ne doit pas faire taire les travailleur-ses.

L’union fait la force, soyons solidaires
Aux travailleur-ses d’Intermarché, et à tou-tes les exploité-es en général, nous voulons rappeler que la solidarité et la lutte sont nos seuls moyens pour ne pas subir le même sort. Râler contre le patron, les conditions de travail, les salaires trop bas ne suffit pas, il faut s’organiser et agir. La question n’est pas d’adhérer à notre syndicat ou à un autre, mais simplement de s’unir contre les puissant-es qui rendent nos vies précaires. Celui ou celle qui ne lutte pas a déjà perdu.

– Nous demandons le paiement intégral et immédiat de l’indemnité de précarité de S.

– Nous appelons tou-tes les salarié-es à la plus grande vigilance quant à leurs conditions de travail et de salaire, et à se battre pour les faire respecter.

– Nous invitons les client-es, tout autant volé-es par la direction, à les soutenir, en laissant ce tract dans le magasin, à un-e employé-e ou dans la boite à suggestion, ou en nous rejoignant au prochain piquet.

– Nous apporterons notre solidarité morale et matérielle à toute initiative dans ce sens.

PROCHAIN PIQUET:

Lundi 30 Mars à 11H