Brèves de décembre 2014

Resist19

  • Un pas de plus vers la disparition du service public de distribution du courrier. La Poste prévoit encore une « réorganisation », cette fois dans le pays de Montbéliard. Au programme : suppression de 24 tournées et d’une quinzaine de postes, fermetures de bureaux, et des conditions de travail toujours plus dégueulasses (Est Rep. 9/12)

 

  • Le 14 novembre une journée de grève générale en Italie était appelée par les syndicats de base et révolutionnaires (dont les anarcho-syndicalistes de l’Union syndicale italienne), sans le soutien des centrales bureaucratiques. Elle a pourtant été assez suivie, les transports étant particulièrement touchés. A Milan les métallurgiste du syndicat majoritaire (CGIL) se sont joints à l’action, et les manifestant-e-s ont du subir des violences policières. Une grève d’un jour, ça reste évidemment insuffisant, mais ça montre déjà qu’on peut se passer des dirigeants syndicaux… espérons que ça ne soit pas pour faire la même chose qu’eux. (source : iwa-ait.org 29/11)

 

  • Après les emplois fictifs, l’entreprise fictive ! C’est tout ce qu’a trouvé le CRIJ Franche-Comté pour occuper les chômeur-se-s : une fausse boite, avec une fausse activité, dans laquelle on bosse pour ne rien produire et ne pas être payé-e. Il paraît que c’est très formateur (Est Rep. 4/12). En effet ça nous formate à faire fonctionner un système absurde en restant les couillonné-e-s de l’histoire… On a bien des faux syndicats qui organisent des grèves fictives.

 

  • Les employé-e-s de la Société d’archivage moderne à Besançon, filiale du groupe Rhodia racheté récemment par le géant belge de la chimie Solvay, craignent pour leur convention collective, et même pour leurs emplois. En effet le nouveau patron souhaite vendre la filiale. C’est pourquoi des débrayages de deux heures ont lieu chaque jour depuis le 1er décembre. Le 9 décembre c’était la réunion de présentation des repreneurs potentiels, les salarié-e-s se sont mis-e-s en grève. Soutenus par des délégations d’autres sites et les structures inter-professionnelles de la CGT, ils/elles ont imposé leur présence le temps de lire un communiqué puis ont tous boycotté la réunion. Les débrayages quotidiens continuent, au moins jusqu’au comité d’entreprise du 16 décembre. (source : communismeouvrier.wordpress.com). Le mois dernier c’étaient leurs camarades de Solvay Tavaux (Jura) qui, après une grève d’une semaine pour des motifs similaires, avaient obtenu un accord avec la direction.