8 mensonges et une bonne dose de mauvaise foi

OrganizeCartoonRéponse au communiqué de La direction d’Intermarché Palente (6 /12/2014)

La direction dit : « Dans un premier temps nous avions décidé de ne pas communiquer ». Mensonge n°1 : Le directeur M. Dedenon a développé sa mauvaise foi dans un article très complaisant de l’Est Républicain (20/11, voir précédent communiqué).

La direction dit qu’il s’agit de « dossiers individuels ». Mensonge n°2 : Nous avons connaissance d’autres cas similaires et d’abus divers qui montrent que le vol des salarié-es par la direction d’Intermarché est une pratique habituelle.

La direction parle d’ « accusations mensongères » colportées par notre syndicat. Mensonge n°3 : Nous la mettons au défi de prouver le moindre mensonge dans nos propos.

La direction dit : « Nous n’avons jamais refusé de recevoir nos salariés pour trouver une solution ». Mensonge n°4 : S. avait fait part plusieurs fois avant son départ de ses inquiétudes quant à son indemnité de précarité, et avait obtenu pour toute réponse : « On verra ». La direction n’a proposé aucune tentative de règlement amiable en réponse à nos courriers. Lors de notre première venue, M. Dedenon a dit à propos de S. et B. : « Je ne veux plus les voir », et a appelé la police.

La direction dit : « S’il nous arrive de commettre une erreur, nous rectifions dans les meilleurs délais ». Mensonge n°5 : La direction avait répondu qu’elle refusait de régler sa dette envers B. (mail du 7/11 à 13h52). Il a fallu pour qu’elle cède que nous organisions un premier piquet devant le magasin.

La direction dit que B. « n’a jamais contacté la comptabilité ou la direction ». Mensonge n°6 : Une lettre recommandée a été envoyée à la direction et reçue le 7 novembre.

La direction dit : « nous avons immédiatement vérifié et rectifié notre erreur ». Mensonge n°7 : La direction a attendu que le conflit soit déclaré pour payer la prime, qu’elle aurait volontiers gardé dans ses caisses.

La direction s’indigne que B. ait « mis presque six mois à formuler sa demande !!! » Nous répondons que la loi accorde un délai de 5 ans pour exiger les salaires non payés.

La direction présente son magasin comme une « entreprise à taille humaine » et non une « multinationale ». Nous répondons que cela ne justifie pas le vol des salarié-es. Et quoi qu’en pense la direction, Intermarché Palente est une succursale d’une marque qui vend les mêmes produits partout en France et dans d’autre pays grâce à l’exploitation du travail de milliers de personnes.

La direction ajoute que « nos moyens ne sont pas ceux d’une grande entreprise ». Nous répondons qu’il faut tout le culot d’un patron pour dire ça aux travailleur-se-s précaires qui créent toute sa richesse.

La direction répète qu’elle avait proposé à S. « un CDI à temps plein !! » Nous répondons qu’il est facile de proposer quelque chose à quelqu’un qui ne peut pas l’accepter.

La direction dit que S. n’a pas « donné les raisons » qu’elle avait de refuser ce CDI, et nous accuse de mentir à ce sujet. Mensonge n°8 : S. a donné ses raisons oralement, d’autres salarié-es et client-es le savaient également. Elle refuse car ce poste ne lui permet pas de faire garder sa fille (travail de 8h à 20h et le dimanche matin), ni de suivre la formation qu’elle a choisie pour pouvoir faire un travail moins aliénant. A cela s’ajoutent d’autres pressions et abus patronaux, de mauvaises conditions de travail, le tout forme une ambiance détestable et stressante, et quand on élève seule un enfant on ne peut pas se permettre de risquer sa santé et son moral. Autant de raisons légitimes de refuser de bosser dans cette boite à durée indéterminée.

La direction dit : « Le code du travail est clair : l’indemnité n’est pas due ». Nous répondons que dans le litige qui nous oppose le code du travail est clairement en faveur du patronat. Le paiement de cette indemnité, qui n’est rien comparé aux bénéfices du magasin ou au salaire du directeur, n’est pas une question légale mais morale. S. reste précaire à la fin de son contrat, la direction ne lui propose rien qu’elle puisse accepter, elle doit donc l’indemniser.

La direction dit : « Ceci est aberrant !! » Ce que nous trouvons aberrant c’est qu’un tel mépris envers les travailleur-se-s soit permis.

Pour conclure nous répondons à ces calomnies que
M. et Mme Dedenon sont des MENTEURS et des

EXPLOITEURS

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