Brèves de novembre 2014

  • Au conseil régional, les cadres se gavent en salaires et en primes, alors que les femmes gagnent nettement moins que les hommes (la Presse bisontine, novembre), que les recrutements et les salaires des agents de base sont bloqués. Pour cause de restrictions budgétaires, mais comme il faut bien faire le boulot, on recrute essentiellement des précaires… ça doit être ça la république exemplaire.
  • Plus de 1000 suppressions de postes (départs non-remplacés) sont programmés au total dans les usines PSA et Alstom d’Alsace et de Franche-Comté pour l’année qui vient. Et si on virait plutôt les patrons et les actionnaires ?
  • Nous souhaitons bienvenue, et longue vie, à La Mauvaise graine, la nouvelle feuille d’information du Groupe Proudhon de la Fédération anarchiste. Trois numéros sont déjà parus, on peut se les procurer à la librairie L’Autodidacte.
  • Rions un peu avec la Cégété :
    – Camarade bureaucrate, les élections professionnelles et les journées d’action sans lendemain ne servent à rien, à part à donner l’illusion qu’on résiste.
    – Parfaitement, camarade syndiqué, retourne bosser on s’occupe de tout. Et n’oublie pas : vote, manifeste de temps en temps, et surtout paye ta cotisation… je voudrais installer un chiotte en marbre dans mon bureau.
  • De nombreux/ses salarié-e-s du secteur de l’aide à domicile ont cessé le travail le 26 novembre, et se sont rendu-e-s à Paris pour une manifestation nationale. Elles (97% sont des femmes, dont beaucoup sont en temps partiel subi) demandent une hausse de salaire (en partie financé par l’Etat et bloqués depuis 5 ans), et une meilleure prise en compte de leurs frais de déplacements. Un bus est parti du Doubs et un autre de Haute-Saône, à l’initiative de la CFDT santé-sociaux. (Est Rep. 26/11)
  • Quand en Haute-Saône un comité de défense des services publics bloque des trains et organise une manifestation (macommune, 22/11), on pourrait a priori se réjouir. Sauf que les manifestant-e-s en question protestaient contre la fermeture de la prison de Lure. La taule, un service public ? A quel public rend-elle service ? Aux petits et grands propriétaires, au bon peuple hypnotisé par les discours sécuritaires. Les plus grand-e-s criminel-le-s ne vont jamais en taule, il-le-s nous gouvernent, nous exploitent, nous matraquent, nous enferment. Luttons contre les sévices publics.