Intermarché, Réponse au patron… et à la presse

Dans l’article du 20 novembre 2014 publié dans l’Est Républicain, Gérard Dedenon, directeur de l’intermarché Palente se présente comme un bon patron pris à la gorge par des employés qui refusent de travailler. Pourtant Mr Dedenon ment a plusieurs reprises dans ses déclarations.

  • Tout d’abord, Mr Dedenon n’a pas proposé un CDI à son ex-employée parce qu’il appréciait son travail mais parce qu’il était tenu de le faire. Elle remplaçait une personne en congé maternité qui a choisi de ne pas reprendre son emploi, ce qui oblige légalement l’employeur à proposer un CDI.
    • Contrairement aux affirmations du patron, S. a bien précisé qu’elle ne pouvait accepter le CDI à temps plein car elle rencontrait des problèmes pour faire garder son enfant. Difficulté que l’on comprend facilement lorsque l’on sait qu’elle finissait régulièrement son service à 19H45, en ayant commencé le matin à 8h30. Elle a par ailleurs un projet de formation incompatible avec les horaires qu’on lui propose, et en avait également parlé au patron avant l’entretien de licenciement.

Contrairement à ce qu’il affirme, Mr Dedenon tente de contourner ses obligations légales. Il propose un CDI tout en sachant que S. ne peut l’accepter et profite de l’occasion pour ne pas lui verser de prime de précarité. Pour couvrir ses arrières, il va même jusqu’à détourner l’attestation Pôle Emploi en rajoutant des annotations malveillantes en dehors des encadrés prévus par l’administration, ce qui risque de compromettre les démarches de S au Pôle emploi.

Le patron ment encore quand il nous assure qu’il manque d’argent pour verser la prime. En dehors du fait que venant d’un PDG cet argument sonne faux, une somme d’un montant similaire aurait été due à S. même si elle avait accepté le contrat proposé, sous forme de 13ème mois. S. tient aussi à dénoncer l’ambiance créée par la direction d’Intermarché Léon Blum, faite de pressions managériales, de mauvaises conditions de travail, et de divers abus. Cette unique raison est suffisante pour refuser un CDI dans cette entreprise.

De tels comportements sont inacceptables, nous continuerons donc nos actions contre l’intermarché de Palente jusqu’au règlement de cette situation

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