LA CFDT ATTAQUE UN TRAVAILLEUR

Communiqué CNT-AIT Bordeaux, mars 2014 :

 

Pour répondre à une énième provocation de la CFDT sur la justification de sa présence à la table de  négociations de la réforme « Sapin » de l’inspection du travail, un contrôleur du travail a diffusé en interne au sein de son administration, la DIRECCTE Aquitaine, un mail accompagné d’une photo des accords de Munich. Il est à rappeler que la CFDT est la seule, avec l’UNSA, à participer à toutes les réunions de négociation au Ministère du Travail.
En réponse, la CFDT n’a rien trouvé de mieux que d’assigner ce travailleur au tribunal de police pour « diffamation non-publique » – contravention de 1ère classe.
Pour avoir simplement exprimé son opinion au sein de son administration, cet agent encourt une amende de 38€, mais la facture totale pourra en réalité s’élever à 4538€, soit 1000€ de dommages et intérêts, 2500€ de frais d’avocat de la CFDT et 1000€ pour le sien, quand son salaire s’élève à 1500€.
Par ce geste, la CFDT réussit l’exploit de s’attaquer à la fois : à la liberté d’expression aux travailleurs  qu’elle prétend défendre aux principes mêmes du syndicalisme à une autre organisation syndicale puisque ce travailleur est également militant de la CNT-AIT.
Nous dénonçons le comportement antisyndical et liberticide de la CFDT qui a choisi son camp : celui des oppresseurs.
Nous, militants de la CNT-AIT, soutiendrons notre compagnon, Damian KAWE, le jour de l’audience.

Communiqué du 15/04/14 suite au procès :

La justice bourgeoise a condamné M.Damian KAWE, militant de la CNT-AIT, le jeudi 10 avril à 38€ d’amende pour diffamation non publique envers le syndicat CFDT du ministère du travail, à 500€ de dommages et intérêts, et 300€ pour les frais de leur avocat.

L’Union Locale de la CNT-AIT conteste ce jugement. Nous constatons que la CFDT fait les poches des travailleurs, à défaut de les défendre. Nous sommes surpris qu’à la polémique syndicale, la CFDT ait répondu par la violence du fric. Toutefois, nous voulons la rassurer, les travailleurs ne fermeront jamais leur gueule contre l’injustice.

Nous observons depuis plusieurs années, la criminalisation du mouvement social non seulement au niveau national comme par exemple les syndicalistes de Good-Year ou de Conti, mais également à Bordeaux dans le cas du DAL la semaine dernière. La CFDT participe à cette politique de criminalisation. Après avoir poursuivi la compagnie de théâtre Jolie Môme sans succès, elle s’en prend à notre adhérent.

L’union locale de la CNT-AIT soutiendra son adhérent en appel.

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(le 26 mars à Paris une cinquantaine de personnes se sont rassemblées pour protester contre le comportement de la CFDT, dans ce cas précis et en général)

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