Entrevue avec Mika, militant des Industrial workers of the world – Québec

*Salut Mika, tu es adhérent au Syndicat industriel des travailleurs et travailleuses, qui est la section québécoise des Industrial workers of the world (IWW), peux tu nous présenter ce groupe, ses principes, ses activités ?*

Le groupe a été fondé officiellement en 2009, à la suite d’une initiative de trois personnes en 2008, deux anciens militants de la CNT-AIT en France et un adhérent isolé des IWW. Il existe des sections à Toronto et Ottawa qui sont des villes assez proches, avec qui on a pris contact en avril 2008 et qu’on a rencontré en mai au salon du livre anarchiste de Montréal. On a ensuite rencontré d’autres personnes intéressées et on a mis environ un an à monter le syndicat (il faut dix membres pour créer une section). On a annoncé dans le milieu militant montréalais que les wobblies *[= membres des IWW]* voulaient revenir à Montréal.

Les IWW étaient présents au Québec quasiment dès la création de l’organisation, surtout dans l’ouest canadien puis ça s’est répandu. Dans les années 1920, à « l’âge d’or » des IWW ils ont été interdits au Canada, donc ils ont créé One big union, mais ça n’a pas duré. C’est resurgi dans les années 1960-70 et il y a eu de nouveau des wobblies à Montréal. Puis il y a eu la crise d’octobre 1971 au Québec, des souverainistes influencés par le marxisme, l’anti-colonialisme et les idées de Franz Fanon, voulaient l’indépendance du Québec. Ils ont fait des prises d’otages de ministres, et tous les militants de gauche ont été arrêtés, dont les wobblies, ça a tué le syndicat. Il y a eu une nouvelle tentative en 2001 mais ça n’a pas fonctionné. Plus tard la North Eastern federation of anarchist communists (NEFAC, qui est devenue en 2008 l’Union communiste libertaire, UCL) a monté le Réseau de solidarité des travailleuses et travailleurs, qui représentait la vague syndicaliste révolutionnaire ou anarcho-syndicaliste dans l’UCL. Ce groupe était un peu moribond et quand on a créé la section IWW ces gens nous ont rejoint.

Notre groupe a atteint la dizaine de personnes entre Montréal et Sherbrooke. On a créé les statuts, fait un gros travail de traduction, car les seuls textes sur les IWW en français étaient des brochures d’anarcho-syndicalistes français. On a donc traduit le texte *One big
union*qui est un peu notre « bible », qui montre les principes et règles du syndicat, et que l’on revote chaque année. Tout ça a été un gros boulot avant de commencer une vraie activité.

Dans l’été 2009 d’autres québécois nous ont contacté pour syndiquer un café Starbucks, car les IWW sont super-connus pour leur travail au sein des Starbucks, un des plus gros marchands de café, une sorte de MacDo du café. Ces jeunes, principalement des étudiants, avaient contacté tous les syndicats classiques, mais aucun ne voulait s’occuper de leur cas, car Starbucks a vraiment une politique anti-syndicale très forte, ils n’hésitent pas à fermer un magasin si un syndicat s’y installe. Les employés ont signé leur cartes, on avait 50% + 1 du personnel membres des IWW, donc on a déposé une demande officielle d’accréditation du syndicat, mais beaucoup sont partis à la fin de l’année scolaire. On a quand même été au tribunal contre Starbucks pour l’accréditation syndicale, et on s’est retrouvé contre le plus gros cabinet d’avocats du Canada, avec deux étudiants en droit qui géraient le dossier de notre côté, donc on s’est pris une grosse claque dans la gueule et on a perdu l’accréditation. Ce qui a été dit au procès, en gros, c’est que les IWW ne pouvaient pas être accrédités comme syndicat car il n’y a pas de chef.

Après ça on s’est remis en question, on s’est demandé si on créait une association avec un faux chef pour avoir les accréditations, ou alors si on refusait les accréditations en considérant que c’est pas important d’avoir une légitimité de l’Etat, qu’on s’en fout. En plus si on est accrédités on le syndicat se retrouve à ne plus pouvoir faire d’action directe, de grève sauvage, on ne peut plus rien faire, juste négocier les conventions collectives et devenir un syndicat comme un autre et on voulait pas ça. Donc on a décidé d’être un syndicat illégal et de ne jamais être accrédités. D’un côté c’était bien que ça soit tombé à ce moment, ça nous a permis de nous mettre en question par rapport aux lois syndicales, à ce qu’on voulait faire : être accrédités ou rester un syndicat « sauvage », et on a décidé d’être illégaux et de continuer l’action directe.

On participe à des événements comme le 1er mai anti-capitaliste, on organise des débats sur des films, sur l’actualité, on a fait intervenir quelqu’un qui avait fait des grèves d’action directe et du sabotage dans des usines, une projection sur LIP, etc.

On organise aussi une campagne « Réclame ta paye » depuis plus d’un an et demi. On a quelques appels de gens qui nous demandent ce qu’on peut faire pour eux, on leur répond qu’ils ont deux choix : aller voir la Commission des normes du travail (CNT, mais c’est pas la même chose qu’en France), et là on les aide à monter leur dossier mais ça peut prendre un an ou deux, ou alors choisir l’action directe, notre technique privilégiée, mais les gens ont souvent peur. C’est surtout dans la restauration qu’on fait ça parce que c’est là que les gens sont le plus précaires et les syndicats conventionnels ne pas là pour les défendre. Donc on débarque avec le salarié à l’heure de pointe, avec nos drapeaux et on réclame la paye devant tous les clients, en criant dans le restaurant. ça marche plus ou moins mais en général ça intimide pas mal les patrons, certains sortent tout de suite l’argent de la caisse, d’autres négocient, d’autre ne veulent rien entendre, et dans ce cas on revient, on met la pression jusqu’à ce qu’ils versent le salaire. En général ça marche.

On a eu aussi le cas d’une compagnie qui s’appelle « Plus que Noël », qui fait de la décoration de Noël pour les entreprises. Le patron ne prend que des saisonniers et il n’en avait payé aucun. On a mis la pression et quasiment tous les employés ont été payés, mais ça a été vraiment une bataille dure. On a tracté dans l’immeuble où était l’entreprise, puis on a trouvé l’adresse du patron, on a prévenu que son patron ne payait pas ses employés, on a fait une manifestation devant chez lui, on l’a menacé d’informer tous ses clients, et là ça a commencé à marcher. Beaucoup des employés étaient en situation non-permanente et étaient repartis à l’étranger mais les autres ont été payés, donc c’était une demi-victoire mais on est plutôt satisfaits. Voilà pour les activités du syndicat.

*Tu as parlé des accréditations syndicales, est-ce que tu peux décrire rapidement le fonctionnement du mouvement ouvrier au Canada et en Amérique du Nord, et la place particulière des IWW ?*

La syndicalisation en Amérique du Nord est complètement différente du syndicalisme de type européen. En France il suffit que deux personnes aillent à la mairie pour créer un syndicat, c’est très facile ; alors qu’au Québec tu peux être syndiqué à titre personnel mais tu n’as aucune représentation dans l’entreprise, il faut que l’entreprise soit syndiquée en tant que telle. En général ça se passe comme ça : une grosse centrale syndicale commence à travailler sur un type de commerce ou d’industrie, et commence à recruter des membres dans une entreprise, discute avec les travailleurs, les incite à signer leur carte. Ils doivent faire adhérer 50% + 1 du personnel pour pouvoir demander une accréditation, et quand ils l’ont l’entreprise est syndiquée, tous les employés sont membres, la
cotisation est obligatoirement prélevée sur le salaire. Après le syndicat n’a le droit de faire grève qu’au moment des négociations des conventions collectives, tous les trois ans, car ces conventions se négocient par établissement, au cas par cas (et pas par secteur d’activité comme en Europe) . Donc ça c’est le syndicalisme légal, ce qu’on appelle la *formule Rand*, qui fonctionne dans toute l’Amérique du Nord, sauf qu’au Etats Unis il faut un nombre plus élevé d’adhérents, donc le taux de syndicalisation est plus bas.

Pour les IWW, il faut être réaliste, on est un syndicat révolutionnaire hyper-marginalisé et minoritaire, on est environ 3 000 membres entre les Etats-Unis et le Canada, donc c’est vraiment une goutte d’eau. Le travail des IWW en Amérique du Nord se passe beaucoup dans les secteurs qui n’intéressent pas les grandes centrales syndicales, des jobs étudiants ou très précaires, avec gros roulement de personnel et petits salaires, ou dans des grosses chaînes aux pratiques anti-syndicales. C’est pourtant là qu’il y a les pires conditions. On travaille beaucoup dans les Starbucks, les MacDo, sans reconnaissance légale, avec des grèves sauvages, etc., mais aussi avec des camionneur.euses, des travailleur.euses du sexe. On est proches des milieux anti-capitalistes, anarchistes ou communistes récolutionnaires. C’est sûr qu’on est plus dans « l’âge d’or » des IWW, avec plusieurs centaines d’adhérents, des grosses grèves dures, etc., on est une poignée de militants mais il y a un regain du syndicalisme révolutionnaire en Amérique du Nord. Beaucoup de gens ont compris, sont très déçus par le syndicalisme classique et regardent vers le syndicalisme révolutionnaire. Le nombre d’adhérents croît, la crise de 2008 a beaucoup joué là dedans, donc la dynamique est plutôt positive.

*J’imagine que vous avez participé à ce qu’on a appelé le « printemps érable », le mouvement étudiant du printemps dernier, peux-tu nous dire quelle analyse tu en faits et quelles sont les traces positives que ça a laissé ?*

Les IWW ont malheureusement peu participé à la grève étudiante, par manque de temps. On a surtout participé en tant qu’individus. Les étudiants des IWW se sont beaucoup impliqués au sein de la CLASSE (Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante). Personnellement je me promenait toujours avec mon drapeau pour montrer qu’on était là mais on n’a pas sorti beaucoup de tracts, on était quand même dans les grosses journées de manifestations. La grève qu’on a appelée en France le « printemps érable » (c’est un nom très français) a commencé en mars et s’est finie officiellement en septembre, donc c’était une grève assez longue, historique pour le mouvement étudiant québécois. C’est sur que pendant l’été il y a eu moins de choses, donc on peut dire que la grosse partie de la grève c’était de mars à juin.

Ça a conscientisé toute une génération d’étudiants et d’étudiantes, c’est ça l’impact positif. Que ce soit au niveau des anarcho-autonomes insurrectionnistes comme des organisations libertaires, on a beaucoup recruté grâce à cette lutte là. Une génération qui pensait que la social-démocratie, l’Etat providence, tout ça, c’était quelque chose de bien, et s’est rendu compte que c’était pas vrai. On a eu aussi eu beaucoup de répression policière, des gens pensaient au début que les policiers étaient nos amis et ce sont rendu compte qu’en fait la police est un ennemi de classe. Il y a eu une prise de conscience à ce niveau là, de ce que sont l’Etat et la police, surtout à partir de la « loi spéciale » qui interdisait les manifestations sans trajet, etc., et là le mouvement s’est élargi à la population. Les gens descendaient dans la rue avec leur casseroles, les manifestations nocturnes sont devenues spontanées tous les soirs. Ça c’était très intéressant, les manifs anti-capitalistes ont été beaucoup plus nombreuses. Des copains ont ouvert un local qu’on a appelé la Maison
de la grève, des non-étudiants solidaires, beaucoup de gens se sont mis à s’impliquer, des anti-capitalistes, beaucoup d’étudiant sont venus nous rencontrer, discuter avec le milieu anti-capitaliste.

Ça a permis aussi de se rendre compte que les grosse centrales étudiantes, la FEQ et la FEUQ, c’est de la cochonnerie, qu’ils ne font que manipuler les mouvements et négocier à la place des gens. Il y a une grosse tendance à la désaffiliation dans ces deux centrales et d’adhésion à l’association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), qui a vraiment porté la grève. Cette association a des principes de syndicalisme révolutionnaire et de démocratie directe, tout le monde n’est pas révolutionnaire mais il y en a beaucoup. Ils ont aussi une volonté de diversité des tactiques, ils sont pour l’action directe et pour toute forme de lutte. C’est vraiment positif au niveau du syndicalisme étudiant, qui prend vraiment une nouvelle tournure. L’ASSÉ a toujours refusé de condamner les violences faites par des black blocs ou autres (casser des vitrines, des voitures de police…), et quand le gouvernement leur a demandé de condamner les violences pour pouvoir participer aux négociations, ils ont dit « on condamne la violence des policiers envers les étudiants », alors que les autres associations condamnaient les black blocs, anarchistes et compagnie.

Une anecdote qui parle : il y avait un gros festival d’humour appelé « Juste pour rire » (le plus gros au monde, on l’appelle « Juste pourri »), et le chef de ce festival était contre la grève et pour l’augmentation des frais de scolarité. Il avait peur que des manifestations de nuit perturbent son festival, et a décidé d’organiser une soirée dont les bénéfices seraient versés aux associations étudiantes, et l’ASSÉ a refusé cet argent, déjà parce que le directeur était contre la grève, mais surtout car les comiques qui ont joué ce soir là ont tenu des propos machistes, homophobes et racistes. Pas par haine mais pour jouer sur des préjugés qui font rire les gens. Ça montre un peu la ligne de pensée de l’ASSÉ, et je trouve ça pertinent, surtout que c’était beaucoup d’argent.

L’ASSÉ n’a pas de permanents, les porte-parole sont juste défrayés. Par exemple, Gabriel Nadeau-Dubois, le principal porte-parole, qui militait vraiment à temps plein, ne pouvait plus payer son loyer pendant le mouvement. Ils sont vraiment dans une perspective de lutte, de démocratie directe, sans permanent. Les porte-parole donnent juste le point de vue de l’association, et quand le gouvernement leur a demandé de condamner les violences, ils ont répondu que ça n’avait pas été discuté à la dernière rencontre, que c’était à l’ordre du jour de la prochaine. Alors que ceux de la FEQ ou de la FEUQ condamnaient la violence sans que ça soit la position
de leur fédération.

Pour moi c’est le plus intéressant, que la CLASSE soit devenue le plus gros syndicat étudiant et que les anti-capitalistes soient plus nombreux. Il y a eu aussi pour la première fois des tentatives d’assemblées populaires dans les quartiers de Montréal. Ça n’a pas tellement fonctionné mais au moins les gens ont commencé à se rassembler de manière autonome et populaire, et c’est vraiment important. Ça ne perdure pas actuellement, mais si une autre crise survient ça sera un nouveau mode de discussion et de lutte. C’était
du jamais vu au Québec, ces assemblées, donc c’est très positif. Ça n’a pas fonctionné mais ça a existé et les gens pourront réutiliser ce mode de fonctionnement.

Voilà mon point de vue sur la lutte étudiante, ça a été dur, beaucoup d’arrestations (3 000), beaucoup de condamnations, de grosses peines de prison pour pas grand chose. L’ASSÉ demande l’amnistie de tous les condamnés, sans distinction, étudiants ou non, quelque soient les actes, mais le PQ (Parti québécois social-démocrate souverainiste au pouvoir) ne voudra jamais.

 *Tu es aussi français, tu as milité en France, avec le recul comment analyses-tu le mouvement syndicaliste et anarcho-syndicaliste en France ?*

Qu’on soit aux IWW ou dans les diverses CNT ou autre, je vois que malheureusement on n’est pas nombreux. Il y a vraiment deux histoires différentes : au niveau du syndicalisme de combat (révolutionnaire et anarcho-syndicalisme, je met les deux dans le même panier même s’il y a des nuances) les références européennes sont beaucoup moins présentes en Amérique du Nord. On parle plus de gens comme Emma Goldman et Joe Hill, et beaucoup moins de la révolution espagnole et de la CNT, par exemple. Je pense qu’il faudrait une plus grande ouverture, que les Européens connaissent mieux ce qu’il se passe et s’est passé en Amérique du Nord et vice-versa, car c’est complémentaire.

On est moins nombreux en Amérique, mais il y a moins de tiraillements, de scissions, les gens ont plus la volonté du consensus. J’ai l’impression qu’en France les gens sont hyper-sanguins, ne veulent jamais lâcher le morceau, et que du coup il y a des scissions dans tous les sens, alors qu’en Amérique du Nord les gens vont plus comprendre les arguments des autres et essayer d’arriver à un consensus pour pouvoir continuer à travailler ensemble. Il y a du pour et du contre, des fois on pile un peu nos idées pour travailler avec les autres, mais on arrive à avoir une plus grande cohésion de groupe, alors qu’ici il y a plein d’organisations qui ne s’entendent pas alors qu’elles pourraient peut-être travailler ensemble. Je suis un peu mitigé sur ces questions. Il y a aussi un côté très anglophone, de consensus, ne pas froisser les personnes, un peu moins macho (genre « je gueule, je prend des positions fortes et je m’engueule avec tout le monde ») et c’est quelque chose que j’apprécie.

Sinon, pour parler du mouvement anarchiste ou anti-capitaliste, en Amérique du Nord il y a beaucoup moins d’organisations généralistes, et plus de groupes spécifiques locaux qui travaillent sur une lutte en particulier (queer, soutien aux sans papiers, groupes de quartier, contre la répression, organisation du salon du livre anarchiste…). Il n’y a qu’une organisation généraliste, l’UCL, et les IWW mais c’est aussi un groupe spécifique, autour du travail et du syndicalisme. Et tous ces gens là, à Montréal, se regroupent au sein d’une organisation qui vit de manière un peu spontanée, la Convergence des luttes anti-capitalistes (CLAC), où on retrouve des marxistes léninistes (maoïstes, mais avec une perspective révolutionnaire anti-électorale), des communistes libertaires, des anarcho-primitivistes, des anarcha-féministes, des municipalistes libertaires. Tout le monde se retrouve là dedans et on organise deux ou trois événements par an ensemble. Et c’est un peu une tendance qu’on voit partout en Amérique du Nord, la NEFAC est très peu présente mais il y a beaucoup de groupes spécifiques.

*Est-ce que tu veux ajouter quelque chose pour conclure ?*

Je crois que j’ai pas mal fait le tour, le mouvement au Québec est vraiment sympathique. Si, un côté très positif au Québec, c’est que le
féminisme est vraiment plus présent qu’en France. Le milieu militant français, avec le recul je le trouve un peu trop macho, et ça fait vraiment du bien d’avoir une présence féministe. On fait attention à ce qu’on dit, la féminisation des textes est très importante, et même l’attitude des gens en général. Il y a eu un gros travail fait sur le féminisme en Amérique du Nord, sur les queers et les questions de genre. Ça fait du bien, surtout pour moi qui viens du Sud de la France, où ces questions là sont peu voire pas du tout abordées, même au sein de la CNT. Beaucoup, derrières des discours libertaires, ont un comportement macho. Au Québec on voit la présence et la force des groupes féministes, ça n’a rien à voir avec la France, c’est vraiment considéré comme une lutte importante. Pour moi c’est une grosse victoire de la gauche, de l’extrême gauche et des anars au Québec, il y a toujours du machisme et du patriarcat, mais c’est moins fort qu’en Europe. Le revers de la médaille c’est qu’il y a beaucoup de « masculinisme », dont des partisans d’Eric Zemour.

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