[Besançon] Rassemblement pour promouvoir et préparer la « grève générale », le 14 novembre 2012, 11h, place de la révolution.

Rassemblons-nous pour promouvoir et préparer la grève générale, contre le capitalisme, ses crises et son austérité.

 

Encore un appel intersyndical à sortir la tête du trou une journée (le 14 novembre), pour mieux l’y enfouir de nouveau le lendemain. Encore une fois on nous dissuade de faire grève en faisant mine de nous y appeler.

Cette fois, la « mobilisation » se veut européenne, c’est déjà un progrès par rapport aux simulacres de contestation que les bureaucrates syndicaux du monde mettent en scène en ordre dispersé. L’appel émane de la Confédération européenne des syndicats (CES), organisme intégré aux structures de l’Union européenne qui regroupe la plupart de ceux qui ont renoncé à défendre les intérêts des travailleurs pour mieux collaborer à la gestion du système qui nous broie chaque jour un peu plus.
De leur côté, les syndicats espagnols, portugais et grecs appellent à une journée de grève générale sous la pression des travailleurs, dont les conditions de vies se dégradent de jour en jour. En France, l’appel est à peine relayé et promet d’être assez peu suivi, sans doute pour ne pas gêner le gouvernement « socialiste ». Les fossoyeurs de la lutte de classe sabotent eux-même leur démonstration de faiblesse.

Pourtant, les raisons ne manquent pas de retrouver les chemins d’une lutte radicale contre le capital et ses États. Celle invoquée ici, le refus des plans d’austérité, est même excellente : il s’agit d’affirmer que les travailleurs – nous, vous, toi – ne sont pas disposés à payer les dégâts de la crise du capital. Les exemples ne manquent pas non plus, de Madrid à Athènes, de Santiago (Chili) à Rustenburg (Afirque du Sud), etc., de travailleurs résolus à mettre des bâtons dans les roues de l’exploitation, à affronter, physiquement si nécessaire, les classes dominantes. Malgré les hésitations, malgré toutes les trahisons de la gauche politicienne et syndicale, la perspective qu’ils indiquent est la seule à même de nous sortir par nous même de l’impasse capitaliste, ses bases sont :

l’action directe, celle entreprise par les travailleurs eux même, sans intermédiaire en cravate ni délégation de pouvoir ;
la démocratie directe, la souveraineté des assemblées de base, horizontales et librement fédérées ;
la solidarité de classe, par delà les frontières et les corporatismes ;
le refus des fausses solutions réformistes et électoralistes, qui ne sont que renoncements et plans de carrière ;
la grève générale, pour couper les vivres aux puissants, débrancher l’aliénante machine à profit, pour enfin vivre et construire ensemble la société.

En Espagne, durant l’automne dernier, les syndicats autogestionnaires et alternatifs, ainsi que divers mouvements sociaux, ont entamé un regroupement unitaire, dans le but de populariser un moyen d’action radical (grève générale illimitée) et une revendication largement consensuelle (l’arrêt des plans d’austérité et la contestation globale de ce système d’exploitation). Ils n’en sont certes pas encore à faire la révolution, mais du moins leur voix ont plus d’échos qu’en agissant séparément, et ils sont parvenus à organiser à Barcelone, le 31 octobre, une journée de grève générale sans les syndicats majoritaires. Espérons que cela ne soit qu’un début.

Au delà des déclarations de principes, c’est une dynamique similaire que nous devons mettre en place, avec tous ceux qui souhaiteront s’y associer, en veillant toutefois à ne pas faire le jeu de fractions politiciennes ou bureaucrates, quelles qu’elles soient. Le point de départ pourrait être de nous rassembler, en mettant nos « étiquettes » de côté, à chaque fois qu’une grève générale est convoquée dans le monde, pour informer de la situation du pays concerné, promouvoir ce mode d’action ici, et discuter des moyens de le concrétiser.

… C’est sur nos propres efforts qu’il faudra compter pour que la (g)rève devienne réalité.

Syndicat inter-professionnel CNT 25

 

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