[Répression – G20] LIBÉRATION IMMEDIATE pour les 3 anarchistes espagnols détenus à Nice lors des manifestation contre le sommet du G20

LIBÉRATION IMMEDIATE POUR LES TROIS ANARCHISTES ESPAGNOLS DÉTENUS À NICE LORS DES MANIFESTATIONS CONTRE LE SOMMET DU G20

D’après un tract de l’Union locale CNT-AIT des Hautes-Alpes

Mardi dernier, le 1er novembre à 7h du matin, les camarades Xabier U., Adrián A. et Miguel A. (de Pampelune-Iruña, Madrid et Logroño, deux d’entre eux sont membres de la confédération anarcho-syndicaliste espagnole CNT-AIT) ont été arrêtés avant les mobilisations qui devaient avoir lieu le même jour à Nice en relation avec le G20 à Cannes.
Leur voiture a été fouillée et leurs affaires saisies. Parmi leurs affaires : gants de travail, lunettes de protection, un piolet, deux crampons, deux bâtons pliables de randonnée et un couteau multifonction.
Mercredi, ils sont passés en comparution immédiate et ont été condamnés à 4 mois de prison dont 3 avec sursis chacun et à une interdiction de la région des Alpes-
Maritimes pour les 3 prochaines années pour “possession et transport d’armes de sixième catégorie et tentative d’organisation d’actes violents contre les
personnes”. Est considérée comme arme de sixième catégorie tout objet susceptible d’être utilisé comme arme à un moment donné (y compris une tarte à la crème, véridique).
Le procès a été partial, et on leur a demandé s’ils appartenaient à des mouvements sociaux, et s’ils participaient à des manifestations. On leur a demandé de justifier la façon dont ils avaient financé leur voyage et les motifs pour le faire. Ce procès a été une farce, et l’engagement libertaire des accusés a été déterminant pour leur condamnation.
Plusieurs médias espagnols ont rendu publique leur arrestation. Selon eux elle a eu lieu avant d’arriver sur le lieu de la manifestation pour détentions d’armes.
Nous voulons déclarer que les prétendues armes ayant servi de prétexte à la détention et l’incarcération ultérieure sont en réalité du matériel d’escalade, un piolet plus précisément, appartenant à l’un des détenus qui fait de l’alpinisme de façon régulière comme le prouve son adhésion à la Société de Montagne SHERPA.
Certains médias sont même parvenus à affirmer que nos compagnons portaient des pistolets (ABC, 20 Minutos, Intereconomía), ce qui est absolument faux. Nous dénonçons le manque de déontologie et de rigueur professionnelles de ces médias qui en plus ont transcrit les prénoms et noms de nos camarades, leur causant un préjudice irréparable.
Aucun de nos compagnons n’a pu communiquer par téléphone avec l’extérieur.
Nous sommes profondément inquiets/ètes à cause de ce manque d’information et indignés/ées face à ce que nous considérons comme une violation des droits les plus fondamentaux ainsi qu’un jugement politique visant à limiter et criminaliser les actions politiques hostiles au système en vigueur.

Pour tous cela, NOUS EXIGEONS :

-La liberté immédiate de nos camarades.
-Que les autorités policières assument les responsabilités relatives à la violation de droits fondamentaux subie par nos camarades ; aux dégâts psychologiques et au grave préjudice à leur image et à eux-mêmes.

Le but de cette arrestation est uniquement de justifier le dispositif démesuré mis en place contre une manifestation pacifique.

FACE AUX ABUS DU CAPITAL,
SOLIDARITÉ INTERNATIONALE