[International] Soutien à la grève de Roca – Maroc

Communiqué de la CGT-ROCA

NOUS DÉNONÇONS LA RÉPRESSION AINSI QUE LA PERSÉCUTION SYNDICALE À ROCA-MAROC, RALEBOL DU HARCELEMENT ET DES MENACES CONTRE LES CAMARADES TRAVAILLEURS DE L’ENTREPRISE DE ROCA-MAROC À SETTAT.
Les camarades travailleurs de Roca-Maroc subissent la persécution et le harcèlement depuis qu’ils ont décidé de s’organiser comme section syndicale de l’CDT (confédération démocratique du travail) section qui a déjà plus de 300 travailleurs adhérents. Il ya eu des licenciements, des sanctions, des menaces et une très grave agression contre le secrétaire de la section syndicale de l’CDT à Roca, afin qu’il cesse son activité syndicale.
La direction de Roca-Maroc refuse aux travailleurs le droit de constituer un syndicat, en dépit du fait que le gouvernement marocain lui-même l’a déjà fait. Roca bafoue un droit fondamental des travailleurs et les privent, en outre, du droit démocratique de faire des élections syndicales et de former le Comité d’entreprise, ce à quoi ils ont un plein droit.
De plus, nous, les envoyés de la section CGT-Roca, durant notre visite aux camarades de Settat, nous avons pu voir et entendre de la bouche même des travailleurs, les attitudes et les faits suivants de la part de la direction de ROCA-Maroc, comme:
Que les licenciements se produisent sans préavis et sans aucune indemnisation, alors même que la loi marocaine les reconnaît. Qu’en général des pièges sont tendus aux travailleurs afin de présenter le licenciement comme une faute grave. C’est qui a été fait avec un membre de la section syndicale.
Dans le cas où un travailleur de la brigade suivante est absent, on oblige le travailleur de la brigade précédente à faire 8 heures de plus et à continuer le lendemain, soit 16h de travail d’affilée; si le salarié refuse, la sanction ou le licenciement sont la réponse de l’entreprise.
C’est le médecin de l’entreprise qui décide des jours d’arrêt, aucun dans la plupart des cas. Les absences sont sanctionnées comme des fautes très graves ou des causes de licenciement.
Il y a environ 5 mois un camarade est mort. Comme il se sentait très mal sur son poste, il a été transporté au dispensaire sur un charriot pour les caisses; devant la gravité de son état, il a été conduit à l’hôpital, et laissé sans accompagnateur. L’hôpital l’a fait sortir le jour même et il est mort chez lui. L’entreprise ne s’occupe de rien et ne reconnaît pas sa responsabilité.
Si un travailleur a un malaise, on le met dans un coin de l’usine, sur un charriot de déplacement de toilette [production de l’usine], jusqu’à ce qu’il aille mieux, sans aucune assistance médicale (on nous l’a montré sur une photo).
En tant que CGT, avec d’autres organisations et associations, nous allons continuer à dénoncer publiquement et internationalement ces agressions dont sont victimes les travailleurs marocains à ROCA Maroc.

NON AUX ABUS DES ENTREPRISES
NON À LA RÉPRESSION SYNDICALE

Envoyez par mail et par fax le message ci-dessous à :

Non aux licenciements à Roca-Maroc contre les camarades pour avoir exercé
leur droit à s’organiser et à adhérer à un syndicat.
La direction de Roca-Maroc persécute, réprime, menace et licencie les
travailleurs et les syndicalistes.
Assez d’abus et d’atteintes aux droits chez Roca-Maroc.
Leurs abus seront notre raison de continuer la lutte.
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