[Besançon] Tract: Nucléaire – Logique de profit, logique de mort !

DANGER ENVIRONNEMENTAL

L’industrie nucléaire dysfonctionne partout en France. Ce n’est pas toujours dit, mais il y a des incidents et des accidents toutes les semaines (que ce soit sur les centrales, les centres de retraitement ou les installations militaires). Le risque d’accident majeur est possible. Ce risque n’est pas écarté par les progrès de l’industrie nucléaire. Il augmente au contraire avec la complexité croissante de techniques mises en oeuvre et avec la course à la productivité.
Le vieillissement des installations nucléaires déjà existantes représente chaque jour un risque plus grand pour les populations ; le dernier exemple en date étant le prolongement de 10 ans de l’exploitation du site de Fessenheim (68) malgré que celle-ci détienne le record français d’incidents par an et que ces installations soient dans un état de vétusté avéré.
Le problème des déchets radioactifs n’est toujours pas résolu, plus de 25 ans après le lancement du programme nucléaire civil en France. L’accumulation de ces déchets et le renvoi de leur gestion aux générations futures sont proprement irresponsables. Malgré la communication faite sur le retraitement des déchets, ceux-ci sont simplement enfouis comme à Bure (55) ou alors envoyés à l’étranger (comme en Allemagne ou en Russie).

DANGER SOCIAL

A propos de l’impact sur les populations, rappelons que si l’extraction de l’uranium nécessaire au fonctionnement des centrales ne se fait plus en France (ce qui discrédite l’argument « d’indépendance énergétique » !), il se fait dans les pays pauvres, pays dans lesquels les multinationales pillent les ressources et entretiennent l’exploitation des populations locales ainsi maintenues dans la pauvreté.
En ce qui concerne les salariés de la filière nucléaire en France, précisons que ce sont les intérimaires d’EDF qui sont particulièrement touchés. La sous-traitance d’une partie des activités (notamment dans les opérations de sécurité) entraine une augmentation du non-respect des normes de sécurité et sanitaires, ce qui implique des travailleurs parfois irradiés, en tout cas jetables après 5 ou 6 ans de travail !

DANGER POLITIQUE

Projet d’essence étatique et technocratique, le nucléaire a été imposé sur la base du secret d’Etat et du mensonge délibéré, sans débat réel au niveau des populations concernées (et, en fait, de l’ensemble de l’humanité… au regard des conséquences planétaires de tout accident majeur).
Dans une société où la production vise moins les réels besoins des individus que la constitution de plus-value pour les riches, le mythe d’une énergie abondante et peu chère (véhiculé par les nucléocrates) a occulté les questions essentielles sur les conséquences sociales et environnementales de l’emploi de cette énergie, faisant passer les besoins de l’industrie capitaliste avant toute autre considération. La décision de favoriser l’énergie nucléaire correspond ainsi à un mode de gestion autoritaire de la société (par le biais de l’Etat et de ses comparses capitalistes) à l’opposé d’un mode de fonctionnement autogestionnaire (tel que le défend la CNT). Imposer le nucléaire nous dépossède un peu plus de nos moyens de décision, confiant la « chose » à des « experts ». Nous, « simples » consommateurs et travailleurs, n’avons pas notre mot à dire.
Le recours au nucléaire s’inscrit dans un modèle économique où le développement à outrance de la production ne répond pas aux besoins ni au bien-être des individus, mais bien à la soif de profits d’une minorité de riches.
Enfin, et ce n’est pas le moindre des dangers, le maintien de la filière nucléaire favorise sa prolifération à des fins militaires.

DANGER ?? ALORS ARRETONS !

Prôner le changement ne suffit pas, le fait que pratiquement 2 français sur 3 sont pour une sortie du nucléaire alors que rien ne change montre une fois de plus que ce n’est pas la rhétorique qui manque mais le rapport de force. Ce n’est ni dans les urnes, ni dans les salons, mais bien dans la lutte que ce rapport de force est à construire. S’organiser localement, relayer les informations de lutte et d’actions antinucléaires, y participer, etc… Comme cela a été fait à Plogoff ou en Allemagne reste actuellement la seule méthode efficace pour freiner et faire reculer le lobby du nucléaire.

D’autre part, promouvoir les énergies renouvelables ne doit pas faire de nous des alliés objectifs des groupes industriels et capitalistes qui contrôlent le secteur : déjà que bon nombre de soit disant alternatives comptent en fait parmi les processus les plus polluants (la conception de panneaux solaire par exemple ou la destruction d’écosystèmes pour implanter des centrales électriques ‘propres’) ce sont les politiques énergétiques globales qu’il faut combattre. Les initiatives personnelles resteront sans effet tant que nous ne changerons pas nos modes de vie et de consommation, ce qui n’implique pas nécessairement un retour à la bougie…
Enfin il s’agit de ne pas nous laisser bercer par le discours gouvernemental d’une sortie du nucléaire. Programmée sur 30 ans elle n’est qu’un effet d’annonce pour contenir l’émotion de l’après Fukushima. Cela n’empêche pas la France de continuer à vendre ses poubelles nucléaires et d’accélérer toujours un peu plus la construction de nouveaux réacteurs (les EPR)
D’une manière générale, la CNT 25 oeuvre à relayer et à participer aux alternatives et luttes concrètes qui s’opposent au nucléaire et à son monde.

CIVIL OU MILITAIRE,
COMBATTONS LE NUCLÉAIRE

Le tract en pdf (4 pages avec affiche pour projection et dates pour Valognes)

Le tract en pdf (recto-verso)

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Du 22 au 24 NOVEMBRE 2011
à VALOGNES (50)
Campement, discussions, actions…

Le 24 NOVEMBRE à 11h
RASSEMBLEMENT-MANIF

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