[Besançon-Université] Communiqué de la CNT-FAU: « Contrôle policier dans l’enceinte de la faculté de lettres »

Vendredi 7 octobre 2011, des policiers « patrouilleurs » sont rentrés dans l’enceinte de l’UFR SLHS afin de contrôler « au faciès » deux jeunes qui se dirigeaient vers la cour intérieure.
La question n’est pas de savoir si ces deux jeunes étaient étudiants ou non (la suite prouva que oui) mais de s’insurger contre ce flicage de nos lieux de vie. L’université, censée être un lieu où l’ensemble du personnel universitaire (profs, étudiant.es, personnel d’entretien, personnel administratif) se côtoie, discute, échange, partage des connaissances et du savoir, ne peut et ne doit pas devenir un terrain de traque des sans-papiers.
Les politiques sécuritaires menées par les gouvernements de droite comme de gauche, ne peuvent nous laisser indifférent.e.s et impuissant.e.s. La généralisation des caméras de vidéosurveillance et l’omniprésence policière dans nos rues sont autant de moyens déployés par l’Etat policier afin de surveiller « l’ennemi intérieur », de traquer « le pauvre » (le « délinquant » ou « l’immigré » sans-papier).
D’ordinaire les interventions policières ne sont pas autorisées dans les universités sauf aval du président ou du doyen. En 2009 suite à la mobilisation contre la LRU le président de l’UFC Claude Condé a rendu possibles les interventions de la police sur l’ensemble du domaine universitaire sans le consulter au préalable. Ce passe-droit accordé à la police ouvre la voie à toutes les exactions que celle-ci commet au quotidien.
Rappelons au passage que l’UFC a déjà participé au délire sécuritaire en engageant l’année dernière des vigiles d’une société privée pour limiter l’accès du bâtiment Granvelle à ceux qui cherchaient à s’y réfugier au chaud.
Il s’agit dès à présent d’agir collectivement contre cette oppression policière et institutionnelle partout où elle s’exerce, de désobéir à ces lois liberticides, de résister aux rafles de sans-papiers.

Vigiles, flics, hors de nos facs !

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