[Education] Élections professionnelles dans l’Éducation nationale : la démocratie par les urnes ne fait ni clique, ni claque.

Avec plus de 61 % d’abstention, la cogestion perpétuelle de la bureaucratie syndicale et du ministère paraît avoir pris une grande claque.

Tous les syndicats prêts à cogérer mettent cette faible participation sur le dos du vote électronique (difficultés techniques) voire dénoncent la privatisation du vote (achat et gestion de l’outil informatique à une entreprise privée), pourtant, tous ont accepté ce choix du ministre.

Et donc, ils vont se prévaloir d’être représentatif sur le seul et unique critère électoral comme le voudrait la loi de 2010 sur le « dialogue social dans la Fonction publique ». Au nom de quoi et de qui, certains syndicats, pourraient-ils prétendre signer des accords avec l’employeur ou encore monopoliser les droits syndicaux ? Même avec 36,50% de votes exprimés, les bureaucraties syndicales se réjouissent de pouvoir conserver leurs décharges et autres permanents dits «  syndicaux ».

A l’heure du démantèlement du service public d’éducation, seules les ripostes pied à pied et les convergences des luttes pourront inverser la vapeur. La vision électoraliste est délaissée ? Qu’elle le soit, tant mieux, mais pour enfin se concentrer sur les luttes à mener.

La CNT éducation propose un autre syndicalisme qui ne passe pas par les urnes mais qui reprend le chemin de la lutte, en redonnant la parole aux personnels, dans les AG. Un syndicalisme d’action directechacun s’engage en fonction de ses besoins et de ses moyens. Un syndicalisme sans spécialiste, sans permanent et qui réaffirme que l’essentiel n’est pas de voter mais de lutter !

http://www.cnt-f.org/fte/?Elections-professionnelles-dans-l,4277

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