Action de solidarité avec les anarcho-syndicalistes serbes à Besançon

L’ambassadeur de Serbie était lundi 3 mai à la fac de lettres de Besançon pour donner une conférence sur «les relations diplomatiques entre la France et la Serbie d’hier à aujourd’hui».

Nous (adhérents des deux CNT et du Resto Trottoir, nous partîmes 2, nous nous vîmes… 5) étions là pour alerter le public et interpeler le représentant de l’État serbe sur la répression en Serbie, plus particulièrement celle frappant nos compagnons de l’Initiative Anarcho-Syndicaliste (ASI, section serbe de l’Association Internationale des Travailleurs) (pour plus d’information sur la situation en Serbie, voir le dernier communiqué de l’ASI ).

Le public se résumait à sept personnes, dont les organisateurs de la dite conférence, notre tract a été globalement bien reçu.

L’ambassadeur, cordial et diplomate (c’est son boulot), a pris le temps de discuter quelques minutes avec nous. Il a tenté de nous expliquer que la Serbie était devenue une démocratie, puis après nos protestations, qu’elle était en train de le devenir, et enfin que c’était pas encore ça mais qu’ils y travaillaient. Quoi qu’il en soit toute démocratie demeure un État policier, répressif, autoritaire, une dictature participative, bref un État.

Il nous a ensuite affirmé qu’il n’y avait pas lieu de parler de répression, mais plutôt d’une procédure judiciaire classique, visant à punir les auteurs d’un délit. En langage courant on appelle ça de la répression, à laquelle s’ajoute dans l’affaire des «six de Belgrade» (auxquels on peut ajouter les cinq personnes arrêtées pour les avoir soutenu), une détention abusivement longue, des tortures et violations de droits, l’absence de preuves, une campagne médiatique calomnieuse, le soutient passif de l’État à des groupes nationalistes agressant nos compagnons, etc.

L’ambassadeur ne s’est, bizarrement, pas exprimé sur les agissements de ces fascistes, et nous a quitté en nous assurant que nos protestations et notre tract seraient transmis à ses supérieurs.

Malgré le faible impact de cette action auprès du public, il est important que partout où est représenté l’État serbe, il soit interpelé, harcelé, au nom de la solidarité internationale, pour que cessent ces intolérables poursuites.

À bas la répression ! À bas tous les États !

Vive la liberté !

CNT AIT Besançon