Crise et relance: la seconde rafale!

Les dégâts du profit et de la spéculation se répandent, comme une traînée de poudre sur la planète. Après la crise financière, voici les crises économiques et sociales… avec la violence de leurs conséquences sur les travailleurs, précaires, chômeurs et les classes les plus défavorisées. Presque 9 000 milliards livrés au système Capitaliste qui s’écroule n’auront pas suffit à apaiser les spasmes du « Dieu Marché », alors que sa « moralisation » n’est déjà plus à l’ordre du jour !

La multitude se fait dépouiller pendant que les classes bourgeoises continuent de rentabiliser leurs affaires…

Une pluie de milliers de milliards aux possédants :

la tempête pour les démunis !

 

Le « plan de sauvetage » (hold-up de 360 milliards d’euros tricolores !) s’empressait de sauver les Banques et la Finance, à l’origine pourtant du désastre. L’excuse affichée était alors de restaurer « la confiance des marchés », de relancer les prêts interbancaires et aux particuliers, de ne pas bloquer les trésoreries des Entreprises comme celles des Collectivités Publiques/Territoriales. Résultats observables à ce jour : la bourse grimpe et dégringole ; les Entreprises « dégraissent » à grande vitesse et les collectivités sont en profondes difficultés ; la défiance se creuse et les prêts sont rares… Très coûteux, mais pas très efficace dans l’urgence sociale !

 

Les Banques n’ont pas respecté ce qu’elles s’étaient engagées à faire sans contraintes. La Finance a investi dans les secteurs bénéficiaires de la crise. Les scandales comme l’escroquerie Madoff (ex-PDG du Nasdaq, 50 milliards « disparus » dans les paradis fiscaux) se multiplient en cascade (HSBC, Natixis, BNP-Paribas, etc.). La Spéculation volatile s’est réfugiée dans les « valeurs sûres » en période de récession. Les Entreprises profitent de « l’effet d’aubaine » pour accélérer la baisse du coût du travail, accentuer ses chantages. L’Etat poursuit sa saignée de fonctionnaires et de moyens financiers, dégradant l’Education, la Santé, les Hôpitaux, la Justice, la Solidarité, pour renforcer son « Complexe Militaro-Sécuritaire ».

 

Si les gros actionnaires et les grandes fortunes sont récompensés, ce sont comme toujours les classes laborieuses, les plus pauvres et les services publics qui payeront la facture. Et Sarkozy n’en continue pas moins de vider nos poches dans son agitation. Après son « plan de sauvetage », vient son « plan de relance 2009 » (discours de Douai). 26 milliards supplémentaires d’argent public, soit plus de 71 millions par jour qui iront là encore pour l’essentiel dans les caisses de ses amis et électeurs.

 

Le coût du Plan Economique : un coup de pompe au social !

 

Le plan est très clair : arroser le Patronat après avoir abreuvé la Finance, en continuant d’oublier les exploités ! Les précaires, chômeurs, licenciés, les travailleurs dans l’angoisse et les contribuables qui déboursent attendront pour leur pouvoir d’achat qui s’effondre : pour eux les caisses du Pouvoir sont toujours vides !

 

En revanche, on peut trouver :

® 11,5 milliards de « remboursements » divers pour les Entreprises ;

® 10,5 milliards pour l’Industrie  polluante. Parmi lesquels : 4 milliards de « Grands Travaux » pour Bouygues(-TF1) et consorts du BTP ; 2 milliards de subventions pour Renault et Peugeot qui n’iront pas aux salariés ; ou encore ces 1,5 milliards pour l’armement militaire et l’équipement des forces de Sécurité Intérieure qui alimenteront Lagardère et les Dassault père et fils, sénateur et député UMP ;

® 1,6 milliards au Logement principalement pour l’accès à la Propriété ;

® 1,2 milliards pour l’emploi/chômage. En fait 700 millions d’exonérations aux PME de la part patronale du salaire différé, qui creuseront les caisses Sécu, Chômage et Retraites… pour seulement 500 millions d’amélioration des conditions d’indemnisation chômage ;

® et puis quelques miettes : 3,8 millions des foyers qui auront le RSA (généralisé en juin 2009) se partageront 760 millions de prime, c’est-à-dire 200 malheureux euros par ménage en avril 2009 !

 

Deux cerises sur le cadeau : Patrick Devedjian, capitaliste forcené, (ex-)Secrétaire Général de l’UMP, hérite du « Ministère du Plan »… qu’il aurait probablement qualifié de « soviétique » durant sa jeunesse au groupuscule fasciste « Occident ». Et la propagande du Service d’Information Gouvernementale, qui diffusera des pubs télé à la gloire du Plan, sera assurée par Bolloré (l’ami de yacht de luxe de Sarko) pour 4 millions d’euros !

 

Qui sème la misère récolte la colère !

 

Un total de 386 milliards pour l’instant, qui devrait cependant déboucher sur un troisième plan d’ici quelques semaines ! 406 milliards juste pour la France, si l’on rajoute les 20 milliards de la création du « Fonds Stratégique d’Investissement », en parallèle d’un Plan de Relance Européen chiffré à 200 milliards d’euros, alors que selon les spécialistes de la FAO 15 milliards suffiraient à abolir la famine dans le monde d’ici 3 ans par répartition… il y a des chiffres qui révoltent !

 

Alors, comment faire pour administrer au Capitalisme moribond la dose qui l’achèvera ? Résistance et solidarité populaires sont essentielles, mais on constate l’urgence d’une réappropriation générale de nos moyens d’existence. Reprenons enfin l’offensive en déployant nos outils de la lutte d’action directe (grève générale, désobéissance, boycott, sabotage, occupation des lieux de vie et de travail, etc.), en nous souvenant des richesses de l’expérience ouvrière. Réquisitionnons, créons et intensifions nos propres outils de productions, d’échanges, de répartitions et de communication (coopératives ouvrières, tissu associatif, médias libres, etc.).

 

Refusons d’attendre un sauveur dans les urnes ! Chaque jour un peu, et plus encore le lendemain : reprenons tout ce qui nous appartient à ceux qui nous l’ont volé. Exproprions les intérêts capitalistes, abolissons la société de classes ! Ne laissons plus faire aucun licenciement, aucune expulsion, aucune régression sociale, aucune atteinte aux droits du travail et à la dignité humaine, aucune atteinte aux libertés syndicales et d’associations… Pour un autre futur qui commence aujourd’hui : reprenons le contrôle de nos vies !

 

Sans Justice sociale, pas de trêve!

 

Pour télécharger l’article: Tract Crise et relance

 

 

 

 

 

 

 

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