EPM : une éducation impossible

Tête de chatVendredi 9 Mars 2007 Pascal Clément, ministre de la justice, était à Meyzieu (région Rhone Alpes) pour inaugurer le premier établissement pénitentiaire pour mineurs (EPM) qui ouvrira le 11 juin 2007.

Cet établissement est le premier d’un programme de 7 EPM qui doivent ouvrir d’ici 2008 avec la création de 420 places dans toute la France. En compagnie de l’ancien ministre de la justice, Dominique Perben à qui on doit la création de ces établissements, Pascal Clément s’est félicité de pouvoir enfin proposer une prison dans laquelle les mineurs ne seraient plus en contact avec les majeurs. Il a aussi réaffirmé sa volonté d’en faire un lieu d’éducation puisqu’il a été pensé « autour de la classe, du sport et de la culture » et que pas moins de 43 éducateurs avec des enseignants et des surveillants encadreront les mineurs de cette prison qui pourra en compter jusqu’à 60.

Alors qu’aujourd’hui les quartiers mineurs ne sont pas remplis, l’Etat décide de créer de nouveaux lieux d’enfermement sans pour autant faire disparaître les anciens – tous les quartiers mineurs ne vont pas fermer- et ainsi augmenter le nombre de place pour enfermer les mineurs. Dans la suite logique du vote de la loi sur la prévention de la délinquance, le gouvernement fait le choix de l’enfermement pour la jeunesse en prétendant faire celui de l’éducation.

La fédération CNT santé social fonction publique territoriale réaffirme son opposition à la construction de tout lieu d’enfermement. Une prison, quelle que soit son architecture et les personnes qui y travaillent ne sera jamais un lieu d’éducation. Lorsque l’Etat décide d’enfermer c’est pour punir. La seule éducation possible dans une prison, c’est une éducation à la soumission.

Fédération CNT santé social, Paris le 10 mars 2007

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