Archive pour juillet 2009

Soutien à Pascal suite aux violences policières du 1er Mai à Nimes et ailleurs

OPERATION COUP DE POING DU 1er MAI CONTRE FIN DE CORTEGE

Suite aux violentes arrestations du 1er Mai à Paris, Grenoble, et Nîmes.
Solidarité avec l’inculpé et militant nîmois de la CNT, libérons-le de son procès du 21 septembre.

A Nîmes, le 1er Mai 2009 « historique » tant vanté, fut plutôt « hystérique » au vue de la violence policière sur les manifestants : rien ne vaut une bonne bastonnade, à la bonne franquette, en plein jour, sous l’oeil vigilant de leurs caméras.
La seule musique qu’on retiendra de ce 1er mai, qui devait défiler dans la rue, bon enfant, fut lourde et militaire.

Les forces de l’ordre en sont venues à forcer le cortège syndical formé de Solidaires et de la CNT, se soldant par une arrestation caricaturale et incompréhensible d’un manifestant vite relâché, puisque qu’aucune charge sérieuse ne pouvait lui être imputée.

Le manège policier devant les jardins de la Fontaine n’avait déjà rien de bon enfant et ne présageait rien de sage. Puis, après une course poursuite semant pour rien la panique ou la colère dans le cortège, c’est au tour d’un militant pacifiste, syndicaliste de la CNT de se prendre un coup de poing policier en pleine figure. Il sera soigné par la Croix-Rouge le nez en sang. A peine rétabli, il est interpellé de façon musclée au milieu de ses camarades qui plient bagages et drapeaux.

Comble de la tartufferie, il se retrouve en garde à vue, accusé par une policière de l’avoir frappée, avec un procès sur le dos. Le motif d’inculpation est étrangement similaire au dépôt de plainte du militant CNT pour « coups et blessures ». Aurait-il pour but de prendre les devants et par là même de justifier a posteriori la gesticulation policière ?

Notre camarade clame son innocence. La supercherie ne devrait pas manquer d’être démasquée puisque cette méthode est employée sur un camarade syndicaliste et ce, devant autant de témoins…

Loin de constituer une interpellation anodine, cette affaire relève d’une véritable provocation envers un syndicalisme toujours solidaire du mouvement social et envers l’esprit du 1er Mai qui a su vaincre en 1890 la réaction « boulangiste ».

Faire taire le remue-ménage social, tel était probablement le but escompté, à quatre jours notamment, de la visite du démagogique Tsar Cosy surfant sur le tout sécuritaire dans ses « réunions publiques » à Nîmes.

Ne laissons pas le champ libre à une nouvelle mode lancée par les forces de l’ordre et leurs « compagnies de sécurisation », instigateurs de désordres pour mieux justifier leurs interventions musclées. Ne laissons pas s’installer sans réagir une chasse aux sorcières syndicales ou politiques. Montrons ce qu’il en coûte de vouloir museler le combat syndicaliste.

Sans se laisser intimider par l’outrecuidance de la police et sa légendaire impunité, nous constituons un comité de soutien aux inculpés du 1er mai tant pour leurs plaintes que pour leurs défenses face à la violence policière.
Devant un procès destinée à nous vider les poches, devant des accusations aussi loufoques utilisées pour engager des poursuites pénales envers un camarade apprécié au delà même de son syndicat, la CNT demande de ne pas laisser cet affront impuni et appelle à faire front par un

Rassemblement de solidarité sur les marches du Palais de Justice de Nîmes
Lundi 21 septembre 2009 à 13h30

Nous condamnons la situation de tension créée volontairement par les forces de l’ordre et exigeons l’abandon immédiat des poursuites à l’encontre des personnes interpellées.

Signataires de l’appel : CNT, Union syndicale Solidaires, FSU, CGT Exapaq, CGT Conseil Général 30, Confédération paysanne, No Pasaran, FA, NPA, ATTAC Nîmes, Les Alternatifs, les Verts, Parti Communiste Français

Document au format .pdf Format .pdf du tract

http://www.cnt-f.org/fedeptt/

Pôl(ic)e Emploi : traque le chômeur et livre l’étranger !

Voici le genre de situations que les juristes de la CIMADE rencontrent :

Dans un Centre de Rétention Administratif (CRA), à quelques dizaines de kilomètres de Besançon :

« Un mec tunisien qui vient d’arriver. Un gars sérieux, en France depuis 10 ans, des études super poussées, DESS, DEA, Doctorat… OQTF (obligation de quitter le territoire français) contestée, TA (tribunal administratif) pas encore audiencé.

Ce matin, l’ANPE l’appelle pour “un suivi”. Tiens, c’est gentil, ça, de s’inquiéter pour lui, de savoir s’il a trouvé du travail, tout ça. La gentille dame lui pose plein de questions sur son parcours, sa famille… Qu’est-ce qu’elle est gentille cette dame, elle écoute toute son histoire sur sa famille, elle s’intéresse vraiment à lui. A la fin de l’entretien, la gentille dame l’accompagne jusque dehors. Qu’est-ce qu’elle est gentille, dites donc. Elle l’accompagne… jusque dans les bras des policiers qui l’arrêtent et l’emmènent au CRA. Ils sont vraiment gentils à l’ANPE. »

Ou encore dans un autre CRA, un homme « arrêté au pôle emploi, sur rdv ; mais j’ai pu avoir plus d’infos sur les conditions d’arrestation, ce qui est sur c’est que les flics ont débarqué en civil quelques secondes après son entrée dans le bureau du pôle emploi. Ce gars a été licencié (il venait au pôle emploi pour le chômage) car il a piqué 3 bonbons dans un paquet qui traînait sur un bureau (il fait des ménages) et un des salariés de la boite l’a vu … et l’a dénoncé. Il devait avoir une audience aux prud’hommes lundi ; audience reportée pour cause de rétention … et le sort s’acharne un peu car son OQTF lui a été notifiée en GAV (garde à vue) mais il a quand même été placé en rétention. Ah et j’allais oublier : il a fui la Mauritanie car il était esclave, depuis plus de 9 ans… »

Et voici ce qu’on apprend de source interne :

« Je travaille au Pôle Emploi (conseillère ex-Anpe) et je suis au courant de ce genre de pratiques (dénoncé d’ailleurs par les syndicats internes). En gros, voilà comment cela se passe : ce sont toujours les forces de l’ordre qui demandent à ce que Monsieur ou Madame Untel soit convoqué au Pôle Emploi pour un entretien de suivi. Si la personne se pointe au rdv, elle sera donc interpellée après l’entretien. Le ou la conseillère qui a en charge le dossier du demandeur en question a donc l’obligation de le convoquer.

De plus en plus les conseillers du Pôle Emploi sont “mandatés” pour surveiller les “fraudeurs” (une note interne nous demande d’ailleurs depuis peu de vérifier les pièces d’identité – pour pouvoir s’inscrire, le demandeur doit prouver son identité…c’est pas nouveau…mais depuis la fusion Anpe-Assedic, on nous demande maintenant de passer la carte dans une machine, à l’abri du regard du demandeur bien sûr, et en cas de doute, une fiche doit être envoyée à la préfecture). Certains conseillers sont pour cette pratique, mais beaucoup la jugent excessive. »

Voici donc les méthodes employées de nos jours dans la France-UMP. Et voici l’un des secteurs d’application d’une politique xénophobe d’Etat, entre zèle et obéissance aux directives hiérarchiques.

Pour rappel, l’objectif chiffré 2009 est de 26 000 expulsions d’humains (3 000 de plus qu’en 2008) : au rythme des 6 premiers mois de l’année, le quota pourrait être encore dépassé. Le culte du résultat ne s’encombre pas de principes : après les rafles devant les centres Croix-Rouge ou à la sortie des Resto du Cœur, après l’appel à la délation et la criminalisation de la Solidarité, l’Etat-Policier organise la collaboration institutionnelle des services publics (qu’il démantèle et détourne).

Malgré la propagande du régime, l’injustifiable reste injustifiable. Et la première réponse aux donneurs d’ordre dans un tel contexte est la désobéissance.

® Aux agents du Pôle Emploi et d’ailleurs : utilisez votre droit de grève, usez de votre devoir de solidarité et refusez le déshonneur ; discutez et positionnez-vous clairement en AG de travailleurs sur les missions qu’on vous impose, leur instrumentalisation politique et leurs conséquences.

® Aux usagers avec ou sans papiers : méfiez-vous des agents qui se présentent en aides et en conseils, car derrière le costume se cache l’uniforme !

Tract

Ni flics Ni délateurs

avec les travailleur(se)s sans papiers

Seul la lutte paie

pol(ic)e emploi

CNT25


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