Au Kurdistan comme ailleurs : non à la charia ! (communiqué de la CNT Besançon)
La constitution proposée à la région kurde d’Irak stipule : “Cette constitution déclare que la majorité des Kurdes s’identifient comme musulmans, aussi les principes fondamentaux de la Charia Islamique seront considérés comme une des sources principales de la législation” (Article 7). En clair, cette nouvelle constitution se base sur la Charia, cette vieille loi religieuse du 7ème siècle. Il n’est pas besoin de faire de longs discours pour démontrer ce que l’application de cette législation moyen-âgeuse impliquerait pour la population kurde, en particulier pour les femmes. Il suffit de voir les atrocités et restrictions des droits fondamentaux des femmes dans des pays comme l’Iran, l’Arabie Saoudite ou le Pakistan pour se rendre compte de ce que peut signifier une telle constitution. Et même dans les pays où la Charia est appliquée de façon plus modérée, elle signifie, comme toutes les lois religieuses d’ailleurs, inscrire l’inégalité des hommes et des femmes dans la constitution. Que ce soit pour des questions d’héritage, de mariage, de divorce, de garde des enfants et tant d’autres aspects de la vie quotidienne, cet article 7 signifiera que les femmes n’auront pas les mêmes droits que les hommes !
Le 10 février prochain marquera l’anniversaire de l’expulsion de Joseph KOLLIE. Aussi, le collectif de soutien à Joseph appelle à un rassemblement samedi 10 février à 15h devant la préfecture du Doubs, rue Charles Nodier à Besançon pour montrer que nous n’oublions pas et pour exiger son retour.